‹ L'Italie confortable manuel du touristeChapitre 28 sur 125 · ARQUA · texte numérisé non relu

ARQUA

Figues excellentes.

Bains de Recoaro.

Ces eaux acidulés , fraîches , limpides , à la mode, attirent, de la fin de mai au mois de septembre, jusqu'à 1,500 étrangers. Elles sont efficaces contre les gastrites, les maladies du poumon, les maladies intestinales, l'hystérie, et, selon l'habile docteur Valeriano Brera , elles peuvent même dissoudre les calculs, lorsqu'ils ont pour base l'acide urique.

Il y a un établissement bien tenu et un beau café, où se réunissent le soir joyeusement les riches buveurs d'eau.

l'A DOUE. 69

Baiu» de Battaslia.

\a's monts Euganéens , célébrés depuis Claii- (licn , Pétrarque, jusqu'à Cesarotti, Foscolo. César Arici et Shelley , al)(>ndcnt en excellentes eaux thermales, dont la chaleur varie de 24 à 80 degrés. Des maisons de bains sont établies à Abano et aux sources de Monte- Ortone , de Saint - Pierre - Montagnone , de Montegrotto , de Saint-Barthélémy , de Sainte- Hélène , près Battaglia. L'élévation de la température est telle, que non seulement les œufs cuisent en peu de minutes dans le petit lac d'Abano, à côté de la source, mais que les aubergistes y plongent les volailles afin de les plumer plus vite, et qu'on peut y dépiler les

porcs.

Ces eaux produisent de merveilleux effets

contre les débilités et les paralysies des bras

<'t des jambes. L'efficacité de la boue extraite

du fond des bassins, est surtout prodigieuse.

Cette fange bridante , et qui garde long-temps

sa chaleur, se transporte dans des seaux bien

fermés à Padoue, Vicence, Venise, et rend à

la vie les membres sur lesquels on l'applique.

A Montegrotto. corruption de Mons JEgro-

70 MONSELICE. ROVIGO.

torwrij étaient les anciens thermes où les Romains cnvovai«^nt leurs soldats invalides. L'antique et superbe vasque s'admire encore. Telle est la grâce , la poésie du sol italien , qu'une jolie petite plante croît et fleurit au milieu des 58 df^grés de la fange sulfureuse de Montegrotlo. Cette plante, reconnue pour le samuhis ralcrandi parle docte médecin des eaux, Jean-Marie Zeccliinelli, f)it présentée par lui à l'Académie de Padoue dans la séance du 12 janvier 1826.

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