‹ L'Italie confortable manuel du touristeChapitre 49 sur 125 · PESARO · texte numérisé non relu

PESARO

Assez bon vin tle la république de Saint- Marin . déjà loué par Addisson.

A liber ses. — La Poste. — La Fontana.

Air devenu très sain depuis le dessèchement des marais.

Petites truffes noires de l'Apennin , d'un arôme ag:réable. sans goût d'ail, ni retour.

Les figues, petites, d'une fine écorce, d'une chair délicate, succulente, et revêtues d'un duvet blanc et sucré, ont de la réputation. J'en ai vu beaucoup dans le potager historique où se trouve le fameux casin du BarchettOj aujourd'hui maison de jardinier. Le Barclietto fut habité par Bernardo Tasso et son glorieux fils ; le premier y composa le beau et long poème d'Àmadis^ qui serait plus connu sans la Jérusalem, et que mettait au net le jeune Torquato. Les figues de Pesaro , dont s'étaient aussi régalés Bembo et Castiglione, durent être un des doux souvenirs de l'enfance du Tasse ; il a commencé par le figuier, sa description des arbres du jardin d'Armide.

1!2Û PESAHO.

« Sur le même tronc et parmi les mêmes feuilles, le (iguier vieillit sui' le figuier naissant. »

JSel tronco istesso e tra l'istessa foglia Sovra il nascente [ko , invecchia il fico ' ;

et peut-être ce souvenir vint-il alléger quelque peu les gênes de la captivité de Ferrare. Cette conjecture semble tout aussi raisonnable que bien d'autres , risquées par les commentateurs d'Homère et du Dante.

Les meilleures ligues viennent de S. Angelo, village de la montagne, distant de huit milles, et sur le point d'acquérir une vaste célébrité , comme patrie de Jean Branca , qui , le premier, aurait, dans le XYIP siècle, appliqué la vapeur au mouvement des machines, ainsi que le constate la pierre posée p;ir les habitants, afm d'avertir de leur gloire, les rares voyageurs qui les visitent. L'ouvrage dans lequel Branca traite de la vapeur comme force motrice, imprimé en 1629, olï're une

' Cant. XVI, st. il.

SIMGAGLIA. ANCÔNE. 125

planche sur bois donnant le dessin de son appareil. La gloire de la découverte, et presque de la création de ce cinquième élément, reviendrait ainsi à l'Italie, et M. Libri doit la revendiquer pour sa patrie dans le dernier volume de sa belle Histoire des Sciences Matiiémutiques en Italie.

Les intelligents propriétaires de Pesaro ont ]icrt"ectionné la manière de faire leur vin : Yalbanella et le San-Gioveso s'expédient jusqu'en Egypte et au Caire.

Auberge. — La Poste.

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