Horloge de la matinée
A l'aube, le cri des vendeurs d'eau-de-vie, coiffés d'une casquette de loutre par-dessus un mouchoir, noué autour de la tête, criant, et l'eau-de-vie et le restant des vieux sorbets de tous les cafés de la ville, mélangés aune dose de cannelle, sous le nom de stomatica ou ammennola amava.
A 6 heures du matin, les caldalesse (châtaignes bouillies) et les succiole, et le cri des vendeurs de petits pains aux raisins secs.
À 7 heures, le cri du vacher remplissant le verre de la servante, du lait de sa vache, qu'il trait devant la porte, et le chia chia du chevrier rassemblant ses chèvres dans la rue.
À 8 heures, le cri des vendeurs de viande, d'herbages, de fruits.
A 9 heures, le cri des vendeuses d'oeufs.
A 10 heures, le cri rauque du marinier de Portici, qui apporte le beurre de Sorrente.
A 11 heures, les vendeurs de ricolta (fromages de brebis).
A midi, vocifération, à toute gueule, de tous ces vendeurs criant le restant de leurs marchandises.
10. Les autochtones pas assez riches, pour substituer un nez $ argent à un nez absent, et remplaçant le nez tV argent par un morceau de journal, par V imprimé d'un fait divers.