Discours sur la Convention du 15 septembre
PRÉFACE. xxxv
complète du célèbre programme : F Italie libre jusqu'à l'Adriatique. «Je compte bien vivre assez, s'il plaît à Dieu, écrivait-il en 1861, pour assister à la délivrance de Venise. » Si cette joie lui fut refusée, il vit du moins triompher les idées dont il s'était fait, dans les dernières années de sa vie, l'infatigable champion. 11 n'avait cessé de réclamer, dans la question romaine, une entente diplomatique entre la France et l'Italie : la convention du 15 septembre répondit à ses vœux. Il avait combattu de toute son énergie la théorie de « Rome capitale : » le siège du gouvernement italien fut installé à Florence.
Il eût été naturel, à ce moment, ce semble, que le dévouement de l'ancien président du conseil fût mis, une fois de plus, à l'épreuve, et que, sa pensée venant à prendre possession des faits, il fût appelé de nouveau à la personnifier dans le gouvernement de son pays et à la représenter devant l'Europe. Mais, depuis longtemps, M. d'Azeglio ne voulait plus d'autre rôle que celui de «moraliste politique 1 , » conseillant son pays envers et contre tous. « Ministre ! disait-il, je n'ai plus la force matérielle pour cette vie de