Discussion de la loi sur la presse
qui, désobéi par sa troupe, se met pourtant à sa iêi& pour cacher à Tennemi la sédition. Mais vous comprenez que la situation ne pouvait pas se prolonger bien longtemps.
Je n'avais jamais, moi, pactisé avec le centre gauche; j'entendais qu*il vint à nous, et non pas nous k lui; grande différence entre Cavour et moi !
Donc, quand l'autre jour Rattazzi s'est trouvé porté à la présidence de la chambre par la grâce du cher auteur du Connuhio, la mesure a été comble; et, l'humilité chrétienne n'étant malheureusement pas de mise en politique, je ne pouvais accepter ce soufflet. D'ailleurs, il s'agit bien de questions de personnes I (1 s'agissait de savoir si le ministère et sa politique s'en allaient à la dérive.
Le jour de l'élection ^ j'étais encore au lit: (pauvre président du conseil \ comme vous voyez; — Circonstance atténuante : j'ai gagné ma blessure en me battant pour le pays.) J'apprends la nomination de Rattazzi; j'écris au roi que, forcé de garder trop souvent et la chambre et le lit, je suis dans l'impossibilité de me défendre contre l'intrigue, et que je lui remets ma démission.
Le roi l'accepta avec celle du cabinet tout entier, me chargeant de constituer une administration nouvelle, ce que je viens de faire en excluant Cavour et Farini. Ils me souffletaient çn faisant nommer Rattazzi; je les ai mis à la porte.
Il y allait de ma dignité personnelle, en même temps que du maintien de notre programme politique. J'ai dû agir ainsi, et rester ministre. Mais, grand Dieu ! quand pourrai-je me tirer du tourbillon? Je ne puis pas faire longtemps encore ce métier; mes forces s'y refusent; et