‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 53 sur 85 · Ultimi casi di Romagna · texte numérisé non relu

Ultimi casi di Romagna

i»4 CORRESPONDANCE POLITIQUE

étant président du Conseil des ministres, violé la foi jurée, en abrogeant le concordat piémontais. » Ce qui est fort, c'est qu'il prend texte de l'accusation dans un chapitre où, précisément, je m'élève contre la violation des traités, et où je dis, à rencontre de quelques-uns de mes compatriotes : « S'il faut bien admettre que les « traités ne sont ni ne peuvent être éternels, ce serait « une curieuse théorie d'affirmer que les traités sont « faits seulement pour être violés^ 1 » Alors, dans ma bonne foi, je me fais une objection à moi-même de ma propre conduite; et non joowr me vanter, comme le dit le saint homme, mais pour me justifier, j'écris : « Mais la « Civiltà cattolîca me dira, qu'étant président du Conseil, « j'ai rompu un traité. — C'est vrai : le concordat. » — Je réponds au reproche, et je donne les raisons, et, si l'on veut, les excuses ^. Cela s'appelle se vanter d'avoir violé la foi jurée. Comment nomme-t-on ce procédé là en français? Si, en Italie, on attachait et si personnellement j'attachais de l'importance à ce qu'écrit M. de Montalenibert, je dirais au public, en le développant, ce que je vous écris là. Mais je ne me sens guère en disposition de griffonner une brochure pour un fait personnel. Je vous dis à vous ce que je pense, mon cher ami, et cela me suffit; faites-en ce que vous voudrez. Je passe la main sur mon front, et je ne me sens pas blessé,

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