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Hors de la porte du Peuple

La * villa Borghèse ou villa Umberto I (pi. DEl), qui a son entrée principale immédiatement à dr. hors de la porte du Peuple (p. 240), a été fondée par le cardinal Scipion Borghèse, au xvii^ s., et resta propriété des Borghèse jusqu'en 1902. Elle fui alors achetée par l'Etat, avec toutes les collections artistiques qu'elle renferu;ait, et ses jardins transformés en un parc public, qui est ouvert de 9 h. du matin au coucher du soleil. Autres entrées : sur le Pincio (pl.Dl; p. 241), hors de la porte du Pincio (Porta Pinciana, pi. El ; p. 244) et au viale dei Parioli (p. 340).

De l'entrée du côté de la porte du Peuple, on prend à dr. pour arriver, au bout de 8 min., à une porte égyptienne où l'on tourne à dr. A g., l'anc. jardin du prince (Giardino del Logo); à dr., une statue de Victor Hugo (1905) offerte à la ville de Rome par la ligue franco -italienne. Plus loin, le 'monument de Gœthe, par Eberlein (1904), don de l'empereur Guillaume IL Puis après être passé à la

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yHld Ritrghèse.

RNVIK. I)K ROME.

place de Sienne (piazza di SienaJ, on ont lieu des eourses et des jeux, et à la fontaine des Chevaux marins (Cavalli Afarini), on arrive au

*Casino, qui contient au rez-de-chaussée une collection de sculptures et au 1''' étage la célèbre yalerie de peinture qui, après celle du Vatican, est la plus importante de Rome et renferme d'excellentes œuvres de Raphaël, du Titien, du Sodoma et du Corrège. — Visite, V. p. 233.

Rez- do -chaussée. Qalerie de sculptvire. — I" salle (vestibule, «Atrio»): à g., à dr. et en face de l'entrée, trois bas -reliefs d'un arc de triomphe de Claude qui étiiit près du palais Sciarra (p. 268). — II» salle (salon). Plafond peiut par Sfario lioasi. Sur le sol, une mosaïque antique représentant des combats do gladiateurs et d'animaux. Plusieurs bustes plus grands que nature. Au mur principal, dans le haut, cavalier tombant, naut-relief (le cheval seul est antique). — III« salle (à dr.). Au milieu, CUnova, Pauline Borghèse , sœur de Napoléon l", en Vénus (1805). Aux murs, bas-reliefs romains. — IV» salle. Au milieu, David avec la fronde, œuvre de jeunesse du Bernin. — V» salle. Au milieu , Apollon et Daphné, œuvre du Bernin. A g.: cxv, statuette d'enfant jouant avec nn oiseau; cxiii, statuette d'enfant enchaîné. — VI» salle (galerie), dont les parois sont magnitiqucment décorées de marbre. Bustes modernes d'empereurs. Au milieu: une baignoire en porphyre, provenant, dit -on, du mausolée d'Adrien. A la porte du côté du salon, uu beau vase antique en ophite, minéral

d'origine volcanique et de couleur sombre provenant des Pyrénées. — VII» SALLE. A l'entrée, buste archaïque de femme. — VIII» salle. Au milieu, Enée et Ajichise, œuvre du Bernin. — IX» salle. Au milieu: f;c. Satyre sur un dauptiin, décoration de fontaine qui a servi de modèle pour le Jonas à Ste-Marie-du-Peuple (p. 241), ébauché par Raphaël. Ensuite, ccxvi, statue de femme archaïque. — X» salle. Beau plafond. Au milieu: ccxxv, Satyre dansant, mal restauré, car il jouait de la double flûte. En face de l'entrée, ccxxxvii, Philosophe assis, prétendu Périandre.

On retourne à la VI» salle (galerie) et monte au l»"' étage où est la

**galerie de peinture, dont les salles sont numérotées en chiffres arabes sur le plan ci -dessus (plusieurs salles sont fermées le dim.). — 1"> SALLE (Florentins et Lombards). Côté dr.: 433, Lor. di Oredi. Vierge avec un vase de fleurs; 435, Marco da Oggiono, le Christ bénissant; 439, école de Verrocchio, Ste Famille: 444, Bronzino , St Jean-Baptiste. — Côte g.: *459, le Sodoma, Ste Famille; 461, Andr. Solario, Portement de croix; 4<î2, le Sodoma, Pietà.

2» BALLE. Curiosités. A l'entrée, 519, Vue du Casino Borghèse au xvii» s.; à dr. de la porte, 514, école de Léonard de Vinci, étude de tête de femme à la mine d'argent.

3» SALLE (Florentins). Côté de l'entrée: 310. Albertinelti. Ste Famille. — Côté dr.: 352, éc. florentine, Ste Famille; 348, éc. de Bottirelli. Vierge; 346, Sassoferrato , d'après le Titien, les Trois Ages de la vie (original à Londres); 343, Piero di C'osimo, Vierge. — Côté de la sortie: 340, C. Dolci, Mater Dolorosa; 331, A. del Sarto, Vierge.

4» SALLE. Côté de l'entrée: au milieu, *3fi9, Rapfiaël, Mise'au tombeau, peinte en 1507 peu avant d'aller à Rome; 37ii, Andréa Sacchi, portr. d'homme; à g., 355, d'après Ruptiaël, la Fornarina (p. 244), bonne copie

340 Itt- «■ 2^- ENVIR. DK ROME. "^"'t Voit*.

par SasHoferrnto. — Côté dr. : d'après Raphaël, 420, St Jean- Baptiste, 413, Jules II (p. 169); 411, van Dyck. Mise au tombeau; 408, le Pontormo, le cardinal Cervini. — A dr. de la tenêtre voisine: 401, le Périigin, Vierge; à g., 39!l, Timoteo Viti, portr. d'enfant. A dr. de la fenôtre suiv.: 396, Atttonello da Mes8ina, portr. d'homme ; 397, le Pérugtn (?), portr. d'homme. — Dernier côté: 390, Ortolano, Pietà; 382, Sussoferrato, Vierge.

5« SALLE (galerie), de l'autre côté du vestibule. Au milieu, un groupe de marbre antique, une Amazone foulant deux ennemis sous les sabots de son cheval. — Côté de l'entrée: 68, le Baroche, Enée fuyant de Troie. — A la l" fenêtre: *65, le Eh-ancia, St Etienne revêtu de l'habit rouge des diacres, œuvre de jeunesse. — Au fond: 35, 40, 44, 49, l'Albane, les Quatre Eléments, paysages avec scènes my tliologiqnes ; 42, le Cfiierchin, Retour do l'enfant prodigue. — Côté de la sortie: *53, 55, le Dominiquin, Diane et ses nymphes s'oxerçant au tir, la Sibylle de Cumes.

6» SALLE. Sm-tout des portraits, eu particulier par Moroni (97), Bronsino (94) et le Pontormo (74). — 7» salle (école de Ferrare). Côté g.: 217, Dosso Dossi, Circé; 218, Massolino, Adoration des Mages. — 8» salle: Flamands et Hollandais sans importance. — 9» salle. Trois fresques sous verre exécutées par des élèves de Raphaël, de l'anc. villa dite de Raphaël ("Casa Raff.», pi. Dl): 303, Mariage d'Alexandre et de Roxane, d'après un dessin de Raphaël; 294, Mariage de Vertumne et de Pomone, de valeur secondaire; 300, Perin del Vaga, les Dieux tirant à la cible, le «Bersaglio degli Dei», d'après uu dessin de Michel- Ange, composition em pruntée à Liicien , qui compare les divers résultats de l'enseignement philosophique à des traits décochés avec plus ou moins d'habileté.

10= SALLE. Côté de l'entrie: 137, éc. de Paul Véronèse, Prédication de St Jean-Baptiste; 133, copie de la Flagellation do J.-C. de Seb. del Piombo (p. 336). — Côté g.: 101, éc. de P. Véronèse, St Antoine prêchant aux poissons; 106, Palma le V., Lucrèce; 115. Bern. Licinîo, portrait d'une famille; 119, Paris Bordone, Satyre et Venus. — Côté de la sortie: '*125, le Corrège, Danaé, un de ses meilleurs tableaux de chevalet.

11» SALLE (Vénitiens). Côté g.: **147, le Titien, l'Amour sacré et l'Amour profane, une des oeuvres capitales du maître, peinte dans sa jeunesse, et dont la signification est contestée; l'appellation actuelle ne date que de la fin du xviii^ s. — Entre les fenêtres: 110, le Oaravage, Ste Famille avec le serpent. — Côté dr. : 163, Palma le V., Vierge; 170, le Titien, Education de l'Amour, peinte vers 1565. — Côté de l'entrée: 176, Biasolo (et non G-iov. Bellini), Vierge; 185, Lor. Lotto, portr. d'homme; 186, Bonifazio, Retour de l'enfant prodigue; 188, le Titien, St Dominique; 192, l'Espagnolet, Délivrance de St Pierre; 193, L. Lotto, Vierge.

La route qui part de la porte du Peuple (tramway, v. p. 228, n° 15; 15 c.) est l'anc. voie Flaminienne. Elle passe d'abord entre des murs qui bordent des jardins. Le «vicolo dell' Arco Oscuro» qui s'en détache à dr., à 10 min. de la porte, mène à la villa du pape Jules (Palazzo di Papa Giulio, sur la carte), construite de 1550 à 1555 pour Jules III, et transformée maintenant en un musée des antiquités de la province romaine (Paieries y est particulièrement bien représentée). Entrée, v. p. 233.

Plus loin, également à dr. de la route, le large viole dei Parioli, qui traverse les jardins nouvellement créés sur les monts Parioli. Un peu en deçà du pont Molle, à dr., une chapelle de Si- André, duxvs.

Le pont Molle, officiellement dénommé maintenant Ponte Milvio, s'élève sur les fondements à\\ pont Milvins ou Mulvius, qui fut reconstruit en pierre dès l'an 109 av. J.-C. Les quatre arches du milieu sont antiques. L'espèce d'arc de triomphe et les autres ornements ont été ajoutés lors d'une restauration, en 1805.

Ste-Affnèsh.-l-M. ENVIR. DE ROME. rrr. R. 2 s. 341

Une fois sur la rive dr. du Tibre, on croise la voie du tramway de Civita Castellana, qui sort de Rome par la via Angelica (v. pi. C-Al) et continue, après être passé devant le pont, par le «viale del Lazio», alh'e qui mène au N.-E. à l'hippodrome et dont la première partie correspond encore à la voie Flaminienne (p. 340). — Le tramway partant de la porte du Peuple a sa station terminus près de quelques «osterie» très fréquentées. Au delà de ces dernières se détache, à dr., la nouvelle route de Civita Castellana, qui rejoint plus loin l'ancienne voie Flaminienne. La route qui continue tout droit, au N., est l'ancienne voie Cassiemie.

C'est aux S(u-a Hiibra, sur la voie Fliirainienne, à euv. 8 kil. au N.-E. du pont Milvio, que Constantin vaiiKiuit en .312 l'empereur Maxeuce, qui, on s'enfnyant, tomba prés du pont Molle dans le Tibre, où il so noya. La léfîond'' prétend que Constantin vit apparaître dans le ciel une croix enflammée avec l'insoription IHS (in hoc sijjno vinces), qu'il fit mettre

&ar la suite sur son étendard ou «labarum». L'année suivante il rendit de [ilan (p. 38, 237) l'édit qui octroyait la liberté religieuse aux chrétiens.

Si l'on vent revenir à pied ;i Rome, on prendra soit la via Angelica (v. ci-dessus), qui du pont Molle longe la rive dr. du Tibre dans la direction du S.-O. et passe non loin de la villa Madame (25 min. ; onv. seulement le sani.), ou plutôt le chemin qui, sur la rive g., se détache à l'E. de la voie Flaminienne, tout près du pont, et mène à VAcqua Acetosa (25 min.), construction du Bernin (1661) abritant une source d'eau ferrugineuse acidulée fort appréciée à Rome, où on la vend dans les rues. — On peut retourner de cet endroit à la porte dn Peuple, en passant à la villa du pape Jules (p. 3-40), ou bien se diriger au S.-E. vers la. porte Salaria (pi. Gl). En prenant cette dernière direction, on passe à la célèbre villa Alhani, fondée vers 1760 par le cardinal Al. Albani (p. 245) et renfermant une importante collection d'antiques; elle est maintenant la propriété des princes Torlonia et il est presque impossible d'obtenir l'autorisation de la visiter.

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