Tarin
Gares: 1° Stazioiie Centrale ou di Varia Xuova (pi. D4; bou buflfot, fréquente aussi par les Turiuois), tête de ligne pour toutes les directions. Omnibus des hôtels et fiacres. — 2'^ Stazione di Porta Siisa (pi. B 2), et 3" Stazione Torino Dora, au N. de la ville, toutes deux sans importance pour les étrangers. — Bureau des chem. de fer (p. xin): Carpaneto, Galleria Subalpina. Pour les ■wagons-lits, s'adresser au contrôleur de la gare.
Hôtels (v. p. xviii): * Grand -Hôtel & II. d'Europe (pi. a, E 3), piazza Castello, 19 (100 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et (i, omn. 1.50), *Gr.-H. de Turin (pi. b, D4), via Sacchi, 10, en face de la gare centrale (ch. 4 à 10 fr., rep. 1.50, 3.50 à 4 et 5 à 6, omn. 1.50), tons deux do l"^ ordre, avec aseens. et chautl'. central. — Gr.-II. de la Ville <k de Bologne (pi. 1. D4), corso Vittorio Emanuele II, 60 (52 ch. dep. 3 fr. 50, rep. 1.50, 3.50 et 4,50); //. Bonne-Femme & Métropole (pi. d, E 3), via Pietro Micca, 3; Gr.-H. Suisse-Terminus (pi. h, D 4), via Sacchi. 2, près de la garo centrale (ch. 3 fr. 50 à 7, rep. 1.50. 3.50 et 5, omn. 50 c); H. Central & Continental (pi. e, E 3), via dello Finanze, 2, avec restaur. (90 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 4.50, omn. 1); H. Fiorina (pi. f, D3), via Pietro Micca, 22, hôtel garni et bien organisé (ch. 3 à 4 fr., ehauff. central 50 à 80 c, omn. 1 fr.). — De 2° ordre, à l'italienne: Alb. Tre Corone & V'ittoria (pi. g, D 3), via Venti Settembre, 41 (ch. dep. 2 fr. 50, omu. 60 c); U. du Nord (pi. n, D 4), via Roma, 34, bon (ch. dep. 2 fr. 50) ; Alb. Borna <f- Rocca Cavoiir (pi. i, D 4), l)iazza Carlo Felicc, dans un joli .site, préféré par les Français ; H. de France ifc de to Concorde (pi. k, F 3), via di Pc, 20, recomm. (40 ch. dep. 2 fr. 50 omn. 1). — Dogana Vecchia (pi. m, D2), via Corte d'Appello, 4 (ch. 2 fr. 5f omu. 60 c), Àih.-Ristor. Savoia, corso Vitt. Emanuele, 66 (ch. dep. 1 fr. b' tous deux sans prétentions.
Restaurants (v. p. xx): *Cambio, piazza Carignano, 2, de l"' orr' Ligure, corso Vitt. Emanuele II (p. 4); MUano, au coin de la p- Castello et de la via Barbaroui; Molinari, via S. Tcresa, au coin
4 /. B. 2. TURIN. Benseignementa.
piazza Solferino. — Brasseries: Ristor. Fiorina, via Pietro Micca, 22, à l'hôt. Fiorina (p. 3), bière de Turin; Ristor. del Teatro Alfleri, jpiazza Solferino, Cnffè riemonte, prés de la gare centrale, ces deux avec bière de Munich; nisener Urqtiell, via Genova, au coin de la via Monte di Pietà.
Cafés (v. p. xxi): 0. Alfleri, via di Po, 9; C degli Specchi, via Pietro Micca; O. San Carlo, piazza S. Carlo, C. Ligure, corso Vitt. Emanuele II, près de la gare centrale (dans ces deux derniers, concert le soir). — Vermout de Turin (renommé), entre autres chez Carpano, piazza Castello, 18.
Fiacres, vetture ou cittadine: à 1 chev., la course (corsa), 1 fr. ; de nuit (minuit à I3 h.), 1 fr. 20; la 1" 1/2 h-i 1 fi"-; la 1'° h-» 1 f""- ôO, chaque '/a h. en sus, 75 c. Gros bagages, 20 c. par colis.
Tramways électriques (course, 10 c, 15 avec correspond.), v. le plan. Les principaux points d'intersection sont les places: Castello (pi. E 2-3), Emanuele Filiberto («Porta Palazzo», pi. DE 1-2), dello Statuto (pi. C2), S. Martino (pi. B 2), Solferino (pi. D 3) et Carlo Felice (pi. D 4).
Poste, bureau central (pi. 46, E 3), via Principe Amedeo, 10, près de la piazza Carlo Alberto (nouveau bâtiment en construction, via dell'Arseuale). — Télégraphe (pi. E 3), piazza Carlo Alberto.
Théâtres (v. p. xxiii): Teatro Régie (pi. E 3), piazza Castello, ouvert seulement pendant le carnaval et le carême ; — T. Vittorio Emanuele {^\.b2, PS), via Rossini, 13. — Spectacles divers: Caffè Romauo, galerie Subalpine (p. 7), avec scène spéciale pour l'été, sur la piazza Castello.
Librairie: Rosenberg & Sellier, via Maria Vittoria, 18.
Consulats: France, M. Pralon, via Ponza, 3; Belgique, M. Bormans, via Parini, 10; Suisse, M. Bosio, corso Siccardi, 26.
Jours et heures d'admission aux musées, etc. (pour les jours fériés, V. p. xxiii):
Académie des Sciences (musée d'antiquités et galerie de peinture; p. 5), dans la sem., de 10 h. à 4 h. (9 h. à 4 h. de mai à oct.), moyennant 1 fr. pour chaque collection, gratuitement les dim. et jours de fête de 1 h. à 4 h. (et aussi le matin à certains jouis fériés).
Jardin royal, de juillet à sept., les dim. et fêtes, de 11 h. à 5 h.; musique militaire.
Mole Antonelliana (p. 8), t. les j. de 9 h. à 5 ou 6 h., 50 c.
Mont des Capucins (p. 9), de nov. à févr., de 8 h. à 11 h. '/a et de 1 h. à 5 h. ; de mai à août, de 5 h. à 11 h. '/a et de 2 h. à 6 h. ; les autres mois, de G h. 1/2 à 11 h. Va ^^ de 1 h. à 6 h. Entrée 40 c., les dim. 25 c.
Musée civique des Arts et Métiers (M. civico d'Aite applicata all'Industria; pi. F3), viaGaudenzio Ferrari, 1, avec collectiou d'art industriel, et
Musée civique des Beaux-Arts (M. civico di Belle Arti ; pi. BC4), corso Siccardi, 30, avec collectiou artistique moderne, dans la sem. de 9 h. à 4 h. moyennant 1 fr. pour chaque musée; outrée libre les mardi, jeudi, dim. et fêtes de 10 h. à 4 h., fermés le lundi.
Musée des Armures (Aimeria Reale; p. 7), tous les j. de 11 h. à 3 h., entrée libre le dim. ; dans la sem., avec des cartes [gratuites qui se délivrent à l'Ufficio délia Direzione, sur le palier du lo^ étage.
Musée d'hist. naturelle (p. 6), public t. les j., sauf le lundi, de 1 h. à 4 h.
Musée national d' artillerie (pi. D 3-4), collection d'armes fondée en 1659, public les dim. et j. de fête de 10 h. à midi, en sem. de 10 h. à midi et de 1 h. à 4 h., avec l'autorisation de la direction de l'Arsenal, via dell'Arsenale, 24.
Palais roi/al (p. 7), les dim., mardi, jeudi et sam., de 10 h. à midi et de 2 h. à 4 h.; s'adresser au conservateur.
Principales curiosités (1 jour): musée des Armures (p. 7), galerie de peinture (p. 6), musée d'antiquités (p. 5), cathédrale (p. 7) et vue du mont des Capucins (p. 9) ou de la Superga (p. 9).
Tarin (240 m.), en ital. Torino, ville de 360 000 hab., y compris les faubourgs, est située sur la rive g. du Pô, qui reçoit plus bas la Duire liijyaire. Elle est le siège d'une université, d'un arche-
Acad. des Sciences. TURIN. I- H- 2. 5
vêché, d'nne académie militaire et du commandement du i" corps d'armée. C'est l'anc. Aurjusta Tanrinorum des Romains, qui devint au moyen âge la capitale du comté de Piémont, dep. 1418 la résidence temporaire des ducs de Savoie, puis la capitale du royaume de Sardaignc de 1720 à 1860 et enfin celle du royaume d'Italie jusqu'en 1865. Le plan régulier sur lequel Turin est construite et par lequel elle se distingue de toutes les autres villes de l'Italie, remonte an temps de la colonisation romaine (v. p. 7 et 8). La ville à cette époque formait un rectangle de 710 m. de long sur 670 m. de large; lors des agrandissements qui eurent lieu dès le xvii* s., on se conforma an plan ju-imitif. Ses rues, longues et larges, sont souvent bordées d'arcades. Sur les places et dans les jardins publics, il y a une profusion de monuments élevés aux princes de la mai.son de Savoie, ainsi qu'aux hommes d'Etat et patriotes qui, soit en paroles soit en actions, aidèrent à la création de l'unité de l'Italie; nous ne pouvons nommer ici que les plus importants.
La gare centrale (pi. D4; p. 3) se trouve au cours Yictor- Emmanuel II, qui est très large et sur lequel se dresse au loin, à g., le monument de Victor - Emmanuel II (pi. 38), de 38 m. de haut, œn\Te de P. Costa (1899); en face de la gare, la place Charles- Félix (pi. D 4), ornée de jolis jardins et d'une statue en bronze du poètH Massimo iVAzeglio Cpl. 22; 1798-1866).
Au X. de là débouche la via Roma, où se trouve à g. la galerie Nationale construite en 1889, et qui conduit tout droit à la place St-Charles et plus loin à celle du Château (p. 7). Sur la place St-Chakles (pi. DES), s'élève la *statiie éque-itre d' Emmanuel- Philibert (pi. 27), en bronze, par C. Marocchetti (1838): le duc, qui fut général an service de Philippe II d'Espagne, est représenté mettant l'épée au fourreau après la victoire de St-Quentin sur les Français (1.557) et après la paix du Cateau-Cambrésis (1559), qui rendit aux ducs de Savoie leurs anciennes possessions.
En prenant la via Maria Vittoria, à l'E. de la place St-Charles, puis la première rue transversale à g., on parvient à
l'Académie des Sciences (pi. E 3), ancien collège des jésuites, bâti en 1679 par Gwar/ni, et où se trouvent, an rez-dechaussée et au \" étage, le musée d'antiquités; au 2« (98 marches d'escalier), la galerie de peinture. Visite, v. p. 4; la cais.se est à l'entrée. En hiver, les salles sont très froides.
Musée d'antiquités (R. Muse<3 délie Antichità). — Rez-de-chacsséi: (clef au 1"). — l™ et 2« salles: antiquités é^ptiennes, entre autres grands sphinx, statues de di»'inité8 et de rois, surtout une magnifique statue de Ramsès II, en dioritc. — Galerie à g.: sculptures grcco-romaines ; antiquités étrusques, inscriptions du Piémont; débris d'architecture romaine de Turin.
I«f étage, suite de la collection égyptienne. — 1" salle: momies scarabées, amulettes, papyrus. — 2<î salle: statuettes des diverses époques de la royauté; dans une table-vitrine, la fameuse liste des rois jusqu'à la 19» dynastie. — 1" galerie (à g. de la 1" salle): statues de dieux, objets de culte, ustensiles de ménage, etc.; au milieu, une belle statuette de jeune
6 /. P.. 2. TURIN. Acad. des Sciences.
fille; à g., antiquités égyptiennes des époques hellénique, romaine, arabe et des premiers temps de la chrétienté. 2° galerie: antiquités préhistoriques égyptiennes; collections ethnographiques. — 3« salle (b. dr.): antiquités préhistoriques du Piémont. — 4"! salle: antiquités romaines et celtiques provenant du Piémont; au nombre des premières on remarque de beaux bronzes (Silène; Minerve qui rappelle l'Athéné Parthénos de Phidias) et des verres. — 5° salle (à g. de la 2* galerie) : étoffes égyptiennes; bronzes grecs et romains; collections ethnographiques.
Au II« ÉTAGE, la *galerie de peinture (Pinacoteca ; catalogue, 4fr.). I™ SALLE : portraits de princes de la maison de Savoie, entre autres *17, A. van Dyck, le prince Tliomas à cheval (1634). — II« (-IVe) salle: en grande partie, artistes picmontais des siv^-xv!* s. 2(3, Macrino d'Alba, la Vierge et quatre saints (1498); 35, Defendente de Ferrari, Mariage mystique de Ste Catherine. — III» salle. Gaiid. Ferrari: *46, volet de retable avec St Pien-e et le donateur; 50, le Crucifîment, peinture en détrempe; 51, Pietà. — IV« salle: *63, le Sodoma, la Vierge sur un trône avec quatre saints. — V» salle: Piémontais des xvii» et xviue s.
W" salle: 103, 104, l'Angélico, Auges en adoration; 115, 116, Ljr. di C'redi, Vierges; 117, Piero Pollaiuolo, Tobie et l'archange Raphaël. — VII» salle: 146, Baphaël, la Vierge dite «délia Tenda», belle copie d'atelier d'après l'original de Munich; 155, le Francia, Mise au tombeau; 157, 6iov. Béllini, Vierge (repeinte); 161, le Titien, St Jérôme, œuvre de vieillesse (endommagée); 164, Mantegna, Vierge et saints (repeinte). — VIII» salle: 167, Desiderio da Settignano, la Vierge, bas-relief en marbre.
— On traverse la IX» salle pour arriver à la
X» salle: 189, 190, Roger van der Weyden, Visitation, et portr. du donateur (repeint); 202, H. Memling, la Passion; 218, 231, D. Teniers le J., portr. de sa femme. Auberge de village. — XI» salle: 264, van Dyck, les Enfants de Charles I»"' d'Angleterre (vers 1635); 274, Rubens, Esquisse de l'Apothéose de Henri IV, de la galerie du Louvre; 279, van Dyck, l'Infante Isabelle ; Jan Fgt, Fr. Snyders, natures mortes.
XII» salle: 303, H. Holbein le J., portrait d'Erasme (l'original est à Parme); 320, Velazquez, Philippe IV d'Espagne. — XIII» salle: 338, P. Mignard, portr. équestre de Louis XIV; 343, 346, Claude Lorrain, paysages; 360, Mme Vigée- Lebrun, portrait de jeune fille.
XIV» salle: 377, G. Don, Jeune fille à la fenêtre; 393, Rembrandt, Vieillard endormi (le père de l'artiste), oeuvre de jeunesse; 406, Paul Potier, les Quatre taureaux (1049); 412, P. Saenredam, Prêche dans une synagogue, les figures par Adr. van Ostade; J. D. de Heem, Fruits et fieurs. — XV» salle: paysages de l'école des Pays-Bas pour la plupart; 444, Jac. van Riiisdaél, Sur la dune.
XVI» salle: 465, le Caravage, Joueur de luth; 482, Sassoferrato, Vierge; dans le haut, 477, 483, G. Poussin, paysages. -— XVII» salle: 491, 497, le Guerchin, Ste Françoise Romaine, Retour de l'enfant prodigue. Dans les coins: 489, 495, 500, 509, VAlbane, les quatre Eléments. — XVÎII» salle: 534, le Guerchin, Ecco homo; 548, Ribera (Bern. Strozsi^), Homère.
XIX» salle: Paul Véronése: 564, Danaé; 572, la Reine de Saba devant Salomon. — XX» salle: 580, P. Véronése, le Repas chez Simon; 582, 585, Bern. Belotto, Vues de Turin.
Sur la PLACE Carignan (pi. E 3), le palais Carignan (pi. 41, E3), construit en 1680 par Guariui, se t'ait remarquer par sa façade en briques du style baroque; le parlement sarde y a sié<;é de 18-18 à 1859 et le parlement italien de 1861 à 1864; ce palais renferme maintenant le musée d'histoire naturelle (visite, v. p. 4). Devant cet édifice, le monument du philosophe Vinc. Grioherti (pi. 30; 1801-1852).
— La magnifique façade E. du palais, construite de 1864 à 1872, donne sur la place Charles-Albert, où s'élève un monument en bronze du roi Charles-Albert (pi. 23), par C. Marocchetti, dont le socle est orné
Cathédrale. TURIN. '• ^- 2- 7
de figures allégoriques et de soldats. Au N.-E. du palais, Carignan Isi galerie de l'Industrie Subalpine (pi. 19) conduit ii la grande
PLACE DU Châtkai-, OU piazza Cantello (pi. E2-3), dont le centre est occupé par le palais Madame, vieux château fort construit du xiii<= au XV* s. sur l'emplacement de l'ancienne porte orientale («porta decumana») de la ville; il subit des remaniements sous Charles-Emmanuel II (1638-1(>75), devint pliLS tard la résidence de sa veuve, la régeute Marie («Madama Keale Maria»), fut embelli, en 1718, de sa magnifique façade 0., œuvre de Juvara, et renferme aujourd'hui les archives nationales. Devant ce palais, le monument de V Armée sarde (pi. 28), élevé en 1859, sur l'initiative de citoyens milanais. — Le côté N. de la place est borné par une aile latérale du château royal, qui sert de préfecture («R. Prefettura, pi. E 2-3). Dans la galerie (jui conduit au jardin royal {Giardino Reale; V. p. 4), la dernière porte à g. forme l'entrée du
*musée royal des Armures {Armeria Reale, pi. E 2; visite, V. p. 4), qui compte parmi les plus belles collections de ce genre, après celles de ^Madrid et de Vienne. Dans la salle ronde par laquelle on entre: souvenirs de Napoléon P"", cadeaux d'honneur otterts à Victor-Emmanuel II et à Humbert I^"", armes japonaises, turques et persanes. Dans la grande galerie: superbes cuirasses, casques et boucliers des xv^-xvii* s., l'armure du prince Eugène, vainqueur de Belgrade (m. 1736), etc. On a, des fenêtres de dr., une belle vue sur la Superga (p. 9).
Le palais royal (Palazzo Reale, pi. E 2), qui limite an X. la piazza Reale, est un édifice simple en briques, élevé de 1646 à 1658. A la grille de la cour, qui sert de passage public, des groupes en bronze représentant Castor et PoUux (1842). Le vestibule, toujours ouvert au public, renferme à g., près de la rampe, une statue équestre du duc Victor-Amédée P"" (m. 1637); sur le bel escalier se voient entre autres les statues d'Emmanuel-Philibert et de Charles-Albert. Visite des appartements royaux, v. p. 4.
La cathédrale, St - Jean - Baptiate (pi. E2), attenaute an palais Royal du côté N. -0., a été construite de 1492 à 1498, par 'Meo del Caprina de Florence. Elle est dans le style de la Renaissance et a une façade en marbre.
Derrière le maître- autel est la chapelle du Saist-Suaire (CappeUn del SS. Sndario ou delta SS. Stndone), construite en 1694 par Gitarhii. Elle est ouverte durant la messe du matin (jusqu'après 9 h.); entrée à dr. II y a quatre monuments que le roi Charles-Albert lit ériger à ses aïeux en 1842. Une urne en forme de sarcophage placée au-dessus de l'autel renferme une partie du Saint-Suaire dans lequel fut enseveli, dit-on, le corps du Sauveur; cette relique fut apportée de Chypre à Chambéry en 1452, à Turin en 1578.
An N. -0. de la cathédrale, dans la via Porta Palatina qui correspond à la «via principalis» de l'Angusta Taurinornm (p. 5), se trouve la Porta Palatina (pi. E 2) ou Palazzo délie Torri,
8 /. if. 2. TURIN. iJ/ciie AntoneUiana.
l'anc. porte romaine du N. avec deux tours en briques, qu'on est en train de dégager et de restaurer dep. 1905.
L'étroite via Garibaldi (pi. E-C2), qui correspond à la plus importante voie transversale de la ville antique, part au N.-O. de la place du Château. Non loin de là, au N., se trouve l'hôtel de ville (Palazzo di Città ; pi. D 2), construit en 1669 par C. Em. Lan franchi. Sur la place qui le précède, un monument A''Amédée VI (m. 1383; pi. 21), surnommé le Comte Vert, le vainqueur des Turcs et le restaurateur de l'empire grec. La via Garibaldi aboutit plus à l'O. à la place du Statut (pi. C2), où se dresse, depuis 1879, le grand 7nonument du Movt-Cenis: le Génie de la science planant au-dessus d'un amas de rocbers, auquel sont adossés les Géants vaincus de la montagne. — On remarquera dans le quartier au S. de la via Garibaldi: le^ jardin de la citadelle (pi. CD 2), décoré de quelques statues; la statue du brave soldat Pietro Micca (pi. 35, C 3), qui, en 1706, sauva la citadelle en mettant le feu à une mine lors de l'assaut des grenadiers français; derrière, l'entrée de la citadelle (pi. 20) rasée en 1857 ; sur la place Solférino (pi. D 3), une statue équestre du duc Ferdinand de Gênes (pi. 26), œuvre d'Alf. Balzico (1877), représentant ce prince à la bataille de Novare (1849) sur un cheval qui s'abat, tandis qu'il exhorte les troupes.
Dans la rue nu Pô (pi. E F 3), qui se détache du S.-E. de la place du Château, qu'elle relie à la place Victor-Emmanuel !'='■ et au pont en pierre du Pô (Ponte Vitt. Emanuele I), se trouve immédiatement à g., au n» 17, V Université (pi. E 3), qui a une belle cour et renferme un musée lapidaire (inscriptions romaines). — La troi.sième rue transversale à g., la rue Montebello , mène à la Mole AntoneUiana (pi. F 3; V. p. 4), édifice à dôme, en forme de tour, haut de 163 m. 50, le plus élevé d'Europe après la tour Eiffel. Commencé en 1863 par Al. Antonelli, il était destiné à servir de .synagogue; on y a installé depuis un musée dit Museo del Bisorgimento (souvenirs patriotiques). De la galerie supérieure (1024 marches), vue splendide sur la ville et les Alpes.
On va par la via dell' Accademia Albertina, à dr. de celle du Pô, à la PLACE Charles -Emmanuel II (pi. E 3-4), où s'élève dep. 1873 le monument de Cavour (pi. 24; 1810-1861), haut de 24 m., par Giov. Dupré: l'Italie reconnaissante offre la couronne civique au comte, créateur de l'unité italienne, qui tient à la main gauche un papier sur lequel se lisent les célèbres paroles: «l'Eglise libre dans l'Etat libre». Sur le piédestal, des figures allégoriques.
Sur le quai qui longe la rive g. du Pô entre les ponts Victor- Emmanuel I^r et Humbert !'='■, un monument de Garibaldi (pi. 29; F 4), dû à Tabacchi (1887): statue en bronze dn héros et figures allégoriques en marbre.
Le jardin public (pi. E5-7; cafés), très fréquenté, renferme le jardin botanique et le beau château du Valentino, construction
Mont des Capucins. TURIN. ^- K. 2. 9
à quatre tours, dans le style français, commencée en 1650 et occupée depuis 1860 par l'école polytechnique. Dans la partie S. du jardin, la grande statue ('questre du duc Amédée d'Aoste (pi. 21a; I) 6), deuxième fils de A'ictor-Enimannel II, qui prit part aux campagnes contre l'Autriche en 1<SÔ9 et istJG et fut roi d'Espagne de 1870 à 1873; ce monument, dû à Davide Calandra (1902), a sur le piédestal des hauts-reliefs rappelant des scènes de l'histoire de la maison de Savoie. Non loin à l'E. , près du Pô, est le Castello medioevale (visite de 9 h. à midi et de 2 h. à G h., 50 c), reproduction (1884) d'un château du moyen âge, avec restaurant.
Sur la RIVE DKoiTK m: Pu, en passant par la via Moncalieri, on arrive au mont des Capucins (pi. F G 5) , colline boisée qui s'élève à 50 m. au-dessus du fleuve, à mi-distance entre les ponts mentionnés p. 8. Un funiculaire (15 c. aller et retour) monte au sommet où se trouvent une anc. église de capucins et ime «station» du Club Alpin Italien avec collections alpines et un *belvédère (entrée, v. p. 4), qui offre une belle vue (surtout le matin) sur lu Tille, la plaine environnante et la chaîne des Alpes.
Par un temps clair, très belle excursion à la Superga (672 m.), qu'on aperçoit de loin, à l'E. Tramway à vap. de la place du Château à Sassi (5 kil.; 30 min.) et de là, un funiculaire (20 min.; trains directs). Prix: aller et retour, 4 fr. 60 et 3 fr. 40 (les dim. et fêtes, 2 fr. 15 et 1 fr. 55). L'église de la Superga, vaste construction centrale à dôme élevé, a été bâtie de 1717 à 1731 par Juvara, pour commémorer la victoire de l'armée impériale du prince Eugène, qui délivra Turin des Français (1706); depuis 1778, elle remplace l'église de Hautecombe en Savoie comme caveau royal. On entre par le portail à g. du portique (fermé de midi à 2 h.). La crypte renferme les tombeaux des rois depuis Victor- Amédée II (m. 1730) à Charles-Albert (p. 10; ses deux successeurs sont à Rome, p. 264). De la coupole (311 marches), on jouit d'une *vue magnifique sur la chaîne des Alpes, du mont Viso au groupe de l'Adamello, sur les Apennins, la vallée du Pô et les collines dites Colli Torinesi. — H.-Rest. du Funiculaire, bon (déj. 2 fr., dîn. 3 à 4).
De Tiu'in à Milan.
150 kil. Chemin de fer. Tr.ajet en 3 h. env. par l'express, prix 19 fr. 15 et 13 fr. 40 ; en 5 h. à 7 h. '/4 par les trains omn.. 17 fr. 40, 12 fr. 20 et 7 fr. 85.
TuHn (Stazione Centrale), v. p. 3. 6 kil. Torino P(/rta Susa (p. 3). On traverse bientôt la Doive Ripaire. — 8 kil. Torino Dora. Puis un pont sur la Stura. — 17 kil. Settimo ToHnese. — Pont sur VOrco.
10 /. B- 2. NOVARE. De Turin à Milan.
29 kil. Chivasso (183 m.), non loin de l'embouchure de l'Orco dans le Pô. On traverse la Doire Baltée au cours impétueux, qui descend du Mont-Blanc. — 40 kil. Sahujgia. — 47 kil. Livorno Vercellese.
.59 kil. Santhià (183 m.; buffet). Embrancb. sur Borgomanero- Aroua (p. 14) et sur Biella.
79 kil. Verceil, en ital. Vercelli (131m.), ville de 17900 hab. On voit de la gare la grande église St-André, fondée en 1219, qui a un dôme et deux tours à l'O. Au S. de cette ville se trouvait le Bctudms campus, où Marins défit les Cimbres en 101 av. J.-C. — Embranch. sur Alexandrie (p. .52) et sur Mortara-Pavie (p. 52).
A g., le magnifique groupe du Mont -Rose. — 84 kil. Borgo VereeUi.
100 kil. Novare (loO m.; buffet), ville de 17 600 hab., où il y a une église S. Gaudenzio, construite par Pellegrino Tibaldi, dont le dôme, haut de 121 m., domine la ville. C'est à Novare que les Autrichiens, sous les ordres de Radctzky, ont remporté sur les Piémontais, le 23 mars 1849, une bataille décisive, à la suite de laquelle le roi Charles- Albert abdiqua la nuit suivante au profit de son fils Victor-Emmanuel II; il mourut quelques mois plus tard en Portugal. — NoYiire est point de jonction des lignes de Bellinzona et d'Arona à Gênes (p. 14).
110 kil. Trecate. Bientôt après, on traverse le Tessiii et le Naviglio Grande, canal qui relie Milan au Tessin et au lac Majeur.
122 kil. Magenta, connu par la victoire que l'armée francosarde y remporta, le 4 juin 1859, sur les Autrichiens, et qui força ces derniers à évacuer la Lombardie; le général de Mac-Mahon y gagna le titre de duc de Magenta. L'église, qu'on y a élevée en 1903, est une église d'actions de grâces. En deçà de la stat., à dr., un monument commémoratif érigé eu 1862; en face de la stat., nombreux tombeaux des soldats tués dans la bataille. Sur une colline , ime chapelle avec un ossuaire et à côté, une statue en bronze de Mac- Mahon, par L. Secchi (1895).
136 kil. Blià (p. 13), où cette ligne rejoint celle du Simplon (p. 13-11). — Large plaine dont les rizières doivent rester inondées pendant des mois.
150 kil. Milan (p. 35).
De Turin à Gênes.
166 kil. Chemin de fer en .', h. 10 à 8 h. Prix: 20 fr. 75, 14 fr. 55 et 9 fr. 40.
Turin, v. p. 3. La ligne franchit le Pô en deçà de (8 kil.) Moncalierî, petite ville dominée par son château royal.