‹ L'Italie des alpes à NaplesChapitre 26 sur 127 · Milan · texte numérisé non relu

Milan

Gares, l" La gare centrale (pl.FG 1 ; *buffet tarifé), construite en 1804, est pour toutes les lignes de l'Etat. Omnibus des hôtels, .oc. a 1 ij"- ^O. Fiacres, 1 fr. la course, même la nuit, plus 25 c. par colis place en dehors. Tramways électr., n»' 1, 2 et 7 (p. 37), 10 c, seulement avec de petits colis. — 2» La Stasioue Ferrovie Nord-Milano (pi. C4). gare pour les lignes de Saronno-Côme (p. 20), d'Erba et de Varese-Laveuo (p. 24), est reliée par les tramways électr. no» 3 et 7 (p. 37) à la place du Dôme et aux deux autres gares. — S" La Stazione di Porta Ge7iova ou di Porta Ttcmese (pi. B 8), pour la ligne de Mortara et Gênes (p. 51), est sans importance pour les étrangers. — Agences (bureaux de ville, p. xiii) des chem de fer de l'Etat: Ageyizîa InteniazionaXe di Viaggi (Gondrand frères), galerie Victor-Emmanuel, 24. et Thom. Oook & Son, via Al. Mauzoui, 7 (pour les wagons-lits, il y a en outre une agence au Gr.-H. de Milan et on peut aussi s'adresser au contrôleur de la gare). Pour les lignes du Nord: Agemia Ferrovie Nord-MUano, galerie Victor-Emmanuel, 26. — CoMiussiossAiBKS pour le transport des bagages des gares en ville: 1 à 50 kilos, oO c.

Hôtelfl (v. p. xvin), la plupart dans des quartiers bruyants ; ceux de 1" ordre et les meilleurs de 2o ordre avec ascens., chauff. central, etc. Dass la ville: *H. de la VtUe (pi. a, F 5), corso Vittorio Emannele, 34, avec restanr., bureau de poste et des chem. de fer (125 ch. de o ou 6 a 9 ou 10 fr. rep. 1.50 à 2, 4 et 6, omn. 1.50); *Gr.-U. de Milan (pi. mi, 1 3-4), via Àl Manzoni, 29, avec bureau des chem. de fer (160 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50 4 et 6, omn. 1); *Gr.-H. Continental (pi. e, E4), via Al. Manzoni, avec bureau des chem. de fer (ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 4 et 6, omn. 1.2p); *H Cavoiir (pi. b, F 3), place Cavonr, dans un joli site, en face des Jardins Publics, préféré par les Italiens (ch. 6 à 12 fr., rep. 1.50, 4 et 6, omn. 1.2o). —

36 I- R- 6. MILAN. Re^iseignements

Egalement de l»' ordre, mais uu peu moins prétentieux: H. Métropole (]^1. q, E 5), place du Dôme (ch. dej). 4 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, omn. 1); *Regina Hôtel & Rebecchino (pi. p, E 5), via S. Margherita, 16, avec restaur. fréquenté (80 ch. de 4 fr. 50 à 8, rep. 1.50, 3.50 et 5, omn. 1.50; beaucoup d'Anglais). — *n. de l'Europe (Bertolini; pi. f, J" 5), corso Vittorio Emanuelc, 11 (ch. 4.50 à 7 fr. , rep. 1.50, 3.50 et 5, omn. 1); H. Grande- Bretagne & Beichmann (pi. d, DEC), via Toriuo, 45 (ch. 3 fr. 50 à 0, rep. 1.50, 3.50 et 4, omn. 1); H. Martin (pi. k, F 2), via Manin, près des Jardins Publics, dans un joli site (52 ch. de 4 fr. 50 à G, rep. 1.50 à 1.75, 3.50 et 5, omn. 1 ; beaucoup d'Anglais); Bella Venezia (pi. i, E F 5), piazza S. Fedele, 1 (ch. 4 à 5 fr., rep. 1.50, 3 et 4, omn. 1); Victoria (pi. o, G 4-5), corso Vitt. Emanuele, 40 (ch. 3 à 4 fr. 50, rep. 1.50, 3 et 4, omn. 75 c); *Ro}na (pi. g, F 5), corso Vitt. Emanuele, 7, avec ascens. (ch. dep. 4 fr. 50, rep. 1.50, 3.50 et 5, omn. 1); Splendide Cor.so Hôtel (pi. c, F 5), corso Vitt. Emanuele, 15, avec restaur., bon (120 ch. dep. 4 fr. 50, rep. 1.50, 3. .50 et 5, v. c, omn. 1.25); Rayai, place Curdusio (pi. DE 5; 120 ch. de 4 à 8 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4.50, omn. 1.50). — Bonnes maisons italiennes de 2« ordre: Poszo-Central (pi. 1, E 6), via Torino (ch. 3 à 4 fr. 50, rep. 1.26, 3 et 4, omn. 1) : *de France (pi. m, F 5), corso Vitt. Em., 19 (80 ch. dep. 4 fr., déj. 3, dîn. 4.50, v. C, omn. 75 c. à 1 fr.) ; Agnelle & du Dôme (pi. h, F 5), via Agnello, 2, au coin du corso Vitt. Em. (eh. 3.50 à 0 fr., rep. 1.50 à 2, 3 à 3.50 et 4 à 4.50); Ancora & Genève (pi. n, F 5), via Agnello, 1, au coin du corso Vitt. Em., avec ascens. (60 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 1.25, 3 et 4, omn. 75 c.) ; Angioli & Sevipione, via S. Protasio (ch. 2 fr. 50, déj. 3, dîn. 4, omn. 75 e.); Biscione & Belleviie (pi. t, F 5), piazza lontana (ch.

2 fr. 50 à 3.50, déj. 2.50 à 3, dîn. 3.50 à 4, omn. 75 c). — Simples: H. du Covimerce, place Foutana, 5, avec restaur. (eh. 3 à 4 fr. 50, rep. 1, 3 et 4, omn. 1), très fréquenté; Spluga & Popolo (pi. r, E 5), via S. Protasio, au coin de la via S. Margherita, avec ascens. et restaur. (ch. 2 fr. 50); Alb. Passarella, via délia Passarella, 24 (pi. F G 5; ch. dep. 2 fr.); H. St- Michel & Stadthof, via Pattari, 5 (pi. F 5; ch. 2 fr. 25, omn. 75 c.) ; Agnellino, via Agnello, 4 (pi. F 5; ch. 2fr.); H. Excelsior (Suisse), via Rastrelli (pi. E5-6; ch. 3 fr., rep. 1.25, 2.50 et 3.50); Alb. dd Falcom, via del Falcone, avec bon rest. (ch. 2 fr. 50, rep. 1.25, 2.50 et 4, v. c.).

Près de la gakb centrale: *Palace Hôtel (pi. y, G 1), de l^^ ordre, avec restaur. et bureau des chcm. de fer (150 lits, ch. dep. 6 fr., rep. 1.50 à 2, 4.50 et 6, omn. sans bagages 50 c.), H. du N'ord (pi. u, F 1), avec ascens., et sa dépendance H. des Anglais (ch. 3.50 à 7 fr., 2.50 à 5 à la dépend., rep. 1.50, 3 et 4.50), H. Terminus (Bellini; pi. v, G 1), avec ascens., recomm. (70 ch. de 3 fr. 50- à 6, rep. 1.50, 3 et 4.50, omn. 1), H. d'Italie (pi. z, F 1 ; 60 eh. de 3 à 4 fr., rep. 1.25, 3 et 4), H. Concordia (pi. w, F 1; ch. 2.50 à

3 fr., rep. 1.25, 3 et 4), H. Conio, à côté de l'hôt. Terminus (ch. 3 à 5 fr., rep. 1.25, 2.60 et 4), tous sur la place de la gare. — H. du Parc (pi. x, F 2), via Principe Umberto, 29, avec ascens. (ch. 2 fr. 50 à 6, rep. 1.25, 2.50 et 3.50); H. Schmid (pi. s, F 1), via Marco Polo, 16, avec ascens. et chauff. ceutrar(ch. 3 fr., rep. 1.25, 2.50 et 3.50). — Alb. Nizza, vialc Principe Umberto, 6 (ch. 2 à 3 fr. 50, 1«- déj. 1, dîn. 2), H.-Rest. du Cerf, même rue, 14 (ch. 2 à 2 fr. 50, rep. 80 c, 2.50 et 3, v. c).

Hôtels garnis: Gr.-H. Marina & National (pi. ma, E4), piazza dclla Scala (ch. 4 à 6 fr., 1»' déj. 1.50); H. Moderne (pi. mo, E 5), via Carlo Alberto (ch. 3 à 5 fr., 1«- déj. 1.50); H. Excelsior, via Rasti-elli (pi. E F 5-6; ch. dep. 3 fr.), etc.

Restaurants et cafés (v. p. xx, xxi): *Café Cava, via G. Verdi, près de la Scala, avec jardin (concert le soir, de mai à sept.); Rebecchino, via S. Margherita, 16, de même près de la Scala (hôt., v. ci-dessus); C. Biffi (concert le soir), C. Campari, *Ristorante Savini, *GambrinushaUe (p. 37), ces quatre dans la galerie Vict.-Emra.; *Eden (théâtre, v. p. 37), via Cairoli; Fiaschetteria Toscana, près du bras E. de la galerie Vict.- Emm.; plusieurs cafés dans les Jardins Publics (p. 48) et au Nouveau Parc (p. 46). — Kursaal Diana, viale Monforte, hors de la porte de Venise (pi. H 2-3), grand et nouvel ctablisscm., avec restaur., bains (v. p. 37), etc.

diverg. MILAN. I- R- 6. 37

Brasseries {birrerie; v. p. xxii): *Gambrimishalle (p. 36), galerie Viot.-Emm. (bière de Munich); Spafenhrxu, via Ugo Foscolo, 2, à côté de la galerie Vict.Emm.; /)//•;•. Ùaxaiiova, ;\ l'O. de la place du Dôme, *Orologio, à l'E. du Dôme, Histor. delta Borsa, place Cordusio: dans les trois derniers, bièie de Muiiieli et de Pilseu.

Bains: Terme, Foro Bonaparte, tJS, avec piscine, bains turcs et médicaux; Biigiii Ceiitrali, corso Vitt. Km., 17. — Bagno di Diana (pi. H 2), à la porte de Venise, ouvert seulement eu été, avec grande piscine (1 fr.).

Taximètres: taxe initiale pour le !•' kil. 70 c., par 500 m. en plus ou 4 min. d'attente 10 c. en sus; bagages, 25 c. par gi'os colis. Taximètres automobiles, 70 c. pour 400 m., et 10 c. en sus par 200 m. suivants.

Tramways électriques (v. p. xv). De la vlace nu Dômk (pi. E5): 1, à la gare centrale (pi. F G 1), par les rues Al. Manzoni et Principe Umberto; — 2, à la gare, centrale, par la porte de Venise (pi. H 2); —

3, au corso Sempione (pi. .\ B 1-2), par la via Dante, la gare des Ferrovic Nord-Milano (pi. C 4), la via Vino. Monti et la porte Sempione (pi. B 2) ; —

4, au cimetière Monumental (v. pi. C 1), par la via Dante, la porte Tena-

flia (pi. C 2) et la via Bramante; — 5, au cimetière, par la place de la cala, la via di Brera (pi. E 4-3) et la porte Volta (pi. CD 1); — 6, à la via Filangeri (pi. A 6), par la piazza S. Ambrogio (pi. C 5-6). — En outre, de la place du Dôme à la plupart des antres portes de la ville. — De plus: 7, tramvia interstazionale: de la gare centrale à la Staz. di Porta Genova ou P. Ticinese (pi. B8), par la porte Neuve (pi. EFl), la via Pontaecio (pi. D E 3) et la gare des Ferrovie Nord-Milano (pi. 0 4); — 8, tnimiin di circonvallazione, faisant le tour de la vieille ville.

Poste et télégraphe (pi. D 5), via Bocchetto, 2; la poste est ouverte de 8 11. du matin à 9 b. du soir, le télégraphe j. et nuit. Bureaux auxiliaires à la gare centrale, etc.

Théâtres (v. p. xxiii): *Th. de la Scala (pi. E 4), place de la Scala, construit en 1778 et un des plus grands théâtres de l'Europe (3600 places), pour opéras, ballets. Ou n'y joue qu'en hiver. — Teatro Lirico Internasionale (pi. EF 6), au coin des rues Larga et Rastrelli. — T. Manzoni (pi. E 5), place

5, Fedele, élégant, surtout pour la comédie. — T. Dal Verme (pi. C D 4), Foro Bonaparte, pour opéras et ballets, parfois transformé en cirque. — Spectacles divers: Eden (pi. D 4), via Cairoli, entrée 1 fr.

Banques: Rinca Commerciale Italiana, place de la Scala, 3; Credito Italiano, piazza Cordusio (pi. DE f>). — Changeurs: Ponti, place du Dôme (côté N.); Ra-sini & C'», piazza Mcrcanti (pi. E5); Terzaghi & Cagnoni, via Al. Manzoni, 3.

Consulats: France, M.Pascal d'Aix, via Ariosto, 29; Belgique, M. G. de Vleeschauwer, via Quadronno, 41-43; Suisse, M. M. Nœrbel, piazza S. Alessandro, 2.

Médecins: les Drs Grepjn, via Pantano, 17 (pi. F 6); Grassi, via Gioberti. 8 (pi. B 4). — Pharmacie.s: entre autres, la Cooperativa Farmaceutica, place du Dôme (via Carlo Alberto).

Magasins. Dans le genre des grands magasins de Paris: Aile Città d'Ifalia (Bocconi frères), place du Dôme; Unione Cooperativa, via Meravigli, 911 (pi. D5; moins cher). — Soieries: liajetta, Giovannoli <C C'», corso Vitt. Emanuele, 31; Besozzi, Monghisoni <fe C'", id., 28; Haimann, via Dante, 2 (pi. D5). — Librairies: UcepU, Galleria de Cristoforis et corso Vitt. Em., 37; Sacchi <t flls, corso Venezia, 13 (cartes géogr.); etc. — Cigares: galerie Victor-Emmanuel, 90.

Jours et heures de visite des musées, etc. — Jours de fêtes légales, V. p. xxiii; les salles sont très froides en hiver.

Bibliothèque Amhrosienne (p. 44) et pinacothèque: t. les j., dans la

sem. de 10 h. à 4 h. (10 à 3 de nov. à fin février), 1 fr. ; les dim.

et fêtes de 1 h. à 4 h. (1 à 3 de nov. à fin févr.), 20 c.

Brera (p. 41): pinacothèque, en semaine de 9 h. à 4 h. (10 à 4 de nov.

à fin févr.), 1 fr.; publ. les dim. et fêtes de 9 ou 10 h. à midi.

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Cène de Léonard de Vinci (p. 46) : dans la sem., de 9 h. à midi et de

2 h. à 1 h. V2 (10 à 4 de nov. à févr.), 1 fr.; fermée les dim. et fêtes. Exposition des Beaux- Arts, via Principe Umberto, 32 (pi. F 2), t. les

j. de 9 h. à 6 h. (10 à 4 en hiver), 50 c.; 25 c. le dim. Musée Borromée, au palais Borromée (pi. D 5), renfermant de bons

tableaux et sculptures anc., en particulier de l'école lombarde;

les mardi et vundr. de 1 h. à 4 h.; 50 c. à 1 fr. de pourboire. Musée civique d'histoire naturelle (p. 48): les mardi, mercr., vendr.

et sani. de 10 h. à 5 h. (10 à 4 de nov. à févr.), le lundi de 1 h. à 5 h.

(1 à 4 de nov. à févr.), 50 c.; public les dim. et fêtes de 9 h. à

11 h. '/a et de 1 h. à 5 (ou 4) h. Musées du château des Sforsa (p. 45, 46): de mardi à samedi, de

10 h. à 5 h. (10 à 4 de nov. à févr.); le lundi de 1 h. à 5 ou

4 h. ; les dim. et fêtes de 11 h. à 4 h.; «biglietto cumulative»

pour les trois musées, 1 fr. (Museo del Risorgimeuto seul, 20 c.);

publics les dim. et fêtes.

Musée Poldi-Pezzoli (p. 41) : en semaine de 9 h. à 4 h. (10 à 4 de nov.

à fin févr.), 1 fr. ; les dim. et fêtes de 9 h. à midi (10 à midi

de nov. à tin févr.), 20 c.

Principales curiosités (2 jours). — l»'' joui-; le matin, Dôme (p. 39; monter siu- le toit pour la vue, p. 40), Brera (p. 41 ; galerie de peinture), musées du château des Sforsa (p. 45, 46) ; le soii-, promenade sur le cours Victor- Emmayiuel (p. 48), en été, aux Jardins Publics (p. 48). — 2» jour: le matin, -S'. Maria délie Grasie (p. 40) et Cène de Léonard de Vinci (p. 46), S. Ambrogio (p. 47), S. Lorenzo (p. 47), Ospedale Maggiore (p. 48); cimetière Monumental (p. 49). — Excursion à la chartreuse de Pavie (p. 49).

Milan (123 m.), en ital. Milano, le Mediolanum des Romains, capitale de la Lombardie , siège d'un archevêché et du commandement du II'' corps d'armée , est la ville la plus peuplée de l'Italie après Naples, comptant 580000 habitants. Elle s'étend an centre de la fertile plaine lombarde, non loin du débouché de plusieurs passages alpestres et communique par des canaux navigables avec le Tessin, le Pô et le lac Majeur. C'est le premier marché monétaire de l'Italie et le plus important centre du monde pour le commerce de la soie, fabriquant également des tissus de laine et de coton, des machines, des meubles de luxe, etc. Elle occupe à côté de Venise et de Rome une des premières places dans le domaine de la peinture italienne moderne. La sculpture sur marbre y a pris une telle extension qu'elle est presque devenue une industrie.

La position favorable de Milan lui assura dès l'antiquité une grande prospérité. Fondée par les Celtes, elle était déjà sous les Romains nue des plus grandes villes de l'Italie septentrionale. Au iv<= s., les empereurs y résidèrent à maintes reprises, notamment Constantin le (ïrand (324-337) et ïhéodose (379-395), qui y rendirent les fameux édits de Milan en faveur des adeptes du christianisme. Charlemagne mit lin à la domination lombarde (p. 51) et ses successeurs régnèrent sur le pays par l'intermédiaire de gouverneurs. La puissance des Hohenstaufen se brisa enfin contre les murs des villes lombardes alliées. Détruite par Frédéric Barheromse en 1162, Milan fut rapidement reconstruite et, dès 1167, elle était à la tête de l'union des villes lombardes. Les divisions intestines entre la

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noblesse et le peuple amenèrent en 1277 la domination des Viscoiiti qui, à la suite de guerres heureuses et d'habiles négociations diplomatiques, devinrent maîtres d'une grande partie du Nord de l'Italie et se rendirent aussi fameux comme protecteurs des arts et des sciences. C'est Jeaii-GaUns Viscnnti (1378-1402) qui fonda la cathédrale de Milan et la chartreuse de l'avie. En 1450, le célèbre condottiere François S forza prit le titre de duc; il reconstruisit le château, créa l'Ospedale Maggiore et tît venir à sa cour des savants italiens et byzantins. Un luxe encore plus éblouissant régna à la cour de Ludovic Sforza, dit le J\fiy)-e, qui s'empara en 1477 de la tutelle du jeune Jean-Galéas Sforza, petit-lils de François. C'est sons son règne que Bramante et Léonard de Vinci vinrent à Milan pour porter l'art milanais à son apogée. Le mariage de l'empereur Maximilien I" avec Blanche, lille de Jean-Galéas, en 1494 et les pourparlers diplomatiques entre Ludovic et Charles VIII, roi de France, déchaînèrent entre les puissances eui'opéennes la guerre dont l'Italie était le prix. Ludovic lui-même, chassé en 1499 par Louis XII, mourut dans une prison française, mais la victoire de Pavie, en 1525, fit de Charles-Qutnt l'arbitre de l'Italie. Celui-ci donna en 1540 le duché de Milan à son fils Philippe II d'Espagne. Puis, après la guerre de succession, le duché échut à l'Autriche (1714). Plus tard, les Français s'emparèrent du Milanais, qui fut compris dans la rëjjiihli<jue Cisidpine (1797) créée par Napoléon I" et ensuite, dans le royaume d'Italie (1805; v. p. xxxiv). Enfin, la domination autrichienne, rétablie en 1815, s'y maintint jusqu'en 1859, malgré de nombreux soulèvements (v. p. xxxv).

Le centre du mouvement et le point le plus brillant de la ville est la PLACE uu Dôme (pi. E 5), agrandie dep. 1876 et entourée au N. et au S. de palais, sur les plans de Mengoni (p. 41). C'est aussi le point de départ de la plupart des lignes de tramways électriques. — Dans le jardin eu face du Dôme, une statue équestre de Victor- Emmanuel II, en bronze, par Ercole Rosa (1896).

Le *Dôme (pi. EF5), sous le vocable de la Nativité de la Vierge, est un édifice gothique, entièrement en marbre blanc, et une des plus vastes églises du monde (v. p. 310). Il a 148 m. de long, 88 m. de large au transept , et 67 m. 50 à la façade. La coupole s'élève à 68 m. et la tour qui la surmonte à 108 m. du sol. Le toit est garni de 98 pinacles gothiques et l'extérieur de l'église d'env. 2000 statues de marbre, dont l'une, à l'E., représente Napoléon I" en costume antique. L'ensemble produit, surtout au clair de lune, une impression féerique. Les travaux, commencés en 1386 (v. cidessus), marchèrent lentement, au milieu de querelles continuelles entre les architectes d'Italie et les maîtres allemands et français appelés à leur aide; ils furent conduits vers 1500 par Franc, di Giorgio de Sienne et Giov. Ant, Amadeo, plus tard par Giov. Dolce-

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buono, Crist. Solari et d'antres, puis enfin, depuis 1560, par Pellegrino Tibaldi. La façade construite d'après les plans de ce dernier, dans le style de la Renaissance expirante, n'a été achevée qu'en 1805 ; on l'a restaurée en partie dep. 1903. La porte monumentale, en bronze, ornée de bas-reliefs représentant des scènes de la vie de la Vierge, est due à Lod. Pogliaghi (1906).

L'intérieur, qui a 52 piliers de 16 pas de circonférence, fait une impression saisissante. — Bas côté de droite: sarcophage de l'archevêque Aribert (m. 1045); au-dessus, un crucifix doré du xi" s.; sur deux colonnes, un monument de deux Visconti, les archevêques Othon (m. 1295) et Jean (m. 1354); monument goth. de 1394; monument du chanoine Vimercati, par le Bambaia. — Bras dr. du transept (mur de l'O. ou de. dr.): monument de deux Médicis. érigé par Pie IV, leur frère (p. xxxii), avec statues en bronze par Leone Leoni (1564). C'est à côté de ce monument qu'on prend les billets pour le toit (v. ci-dessous). — Au mur de l'E. du transept, une statue de St Barthélémy écorché, par Marco Agrate (1562).

Déambulatoire. La sacristie du sud, dont la porte est décorée de sculptiu-es goth. de 1393, renferme l'intéressant trésor (1 fr. de poiu-b.).

— Plus loin dans le déambulatoire, la statue assise de Martin V, par Jacopiuo da Tradate (1421); puis le monument du cardinal Marino Caracciolo (m. 1538), par le Bambaia. Les vitraux modernes des trois énormes fenêtres du chœur, représentant des sujets de l'Ancien et du Nouveau Testament, sont poiu- la plupart des copies d'après des tableaux anciens.

— La porte de la sacristie du nord date de la fin du xiv s.

Devant le choeur, sous la coupole, la chapelle souterraine de St- Charles-Borromée, décorée d'une profusion de dorures et de joyaux et renfermant le tombeau de ce saint (v. p. 28). L'entrée (gratuite jusqu'à 10 h. du matin; plus tard, 1 fr.) est dans le déambulatoire, en face de la sacristie.

Bras g. du transept. Au milieu, précieux candélgibre de bronze, à sept branches, en forme d'arbre, du xiii» s. — Bas côté de gauche: tableau d'autel par le Baroche, St Ambroise donnant l'absolution à l'empereur Théodose. Dans la 3« chapelle, le crucifix de bois que St Cliarles Borrbmée (p. 28) portait dans les processions, pendant la peste de 1576. Ensuite, le monument des trois archevêques Areimboldi (vers 1550), et, au mur, huit statues d'apôtres du xiii" s. Non loin de la porte latérale du N., sous un baldaquin par Pellegrino Tibaldi, les fonts baptismaux, bassin antique en porphyre.

Personne ne devrait négliger de faire l'ascensiou du *toit et de la tour. L'escalier (v. ci-dessus; fermeture, 1 h. avant le coucher du soleil) est dans l'angle du bras dr. du transept où l'on prend sou billet: prix 25 c; jusqu'à la dernière galerie, 25 c. en sus. Panorama des Alpes, 75 c. On ne laisse monter les visiteurs que deux par deux, à moins qu'il n'y en ait déjà en haut. Monter directement jusqu'à la dernière galerie de la tour; il y a 194 degrés à l'intériexir et 300 à l'extérieur, dont 150 pour la tour. On trouve généralement au sommet un gardien muni d'une lunette.

Au S. de la cathédrale, le palais royal (Palazzo Reale; pi. EF5-6), construit en 1772 sur l'emplacement d'un château des Visconti et des Sforza, et orné de fresques par Appiani, Bern. Luini et Hayez. De cet anc. palais faisait partie S. Gottardo, église à demi romane, dont la tour bâtie vers 1330 et l'abside sont visibles de la rue à g. derrière le palais. — A côté, à l'E., est le palais archiéjnscopal {Pal. Arcivescovile ; pi. F 5), transformé par Tibaldi à partir de 1570; belle avant-cour à deux rangs d'arcades.

Du côté N. s'ouvre la ^galerie Victor-Emmanuel (pi. E 5), qui relie la place du Dôme à celle de la Scala. C'est le plus beau et

Brera. MILAN. '■ «■ ff- 41

le pins grandiose des passages coaverts de l'Enrope, construit de 186Ô à 1867 par 6r/"s. Mengoui. Cette galerie, en forme de croix latine, a, au-dessus de la croisée des deux bras, une construction octogone haute de 50 m. jusqu'à la coupole vitrée.

Sur la PLACE DE LA ScALA (pi. E 4), s'élèvc le movument de Léonard de Vinci (1452-1519), par P. Magni. Autour du piédestal, les statues des élèves de l'artiste: Marco d'Oggiono,Cesare daSesto, Salaino et BoltrafRo. — Au N.-O. de cette place, le théâtre de la ScaJa (p. 37); au S.-E., le palais Mariiio^ aujourd'hui Municipio ou hôtel de ville, construit de 1558 à 1560 par Gai. Alessi. La cour de l'édifice mérite une visite.

Au N.-E., an n» 1 de la r?/e du même nom, le Palazzo degli Omenoni (atlantes), bâti par Leone Leoni. — Le musée Poldi- Pezzoli (pi. EF4), dans le voisinage, via Morone, 10, a été légué à la ville par G. G. Poldi-Pezzoli (m. 1879). Il renferme une précieuse galerie de tableaux d'écoles italiennes, des bijoux et ustensiles d'or et d'argent, ainsi que des tapis flamands anciens, persans et des armes. Ce musée tire un intérêt particulier de ce qu'il est installé dans le bel et riche hôtel de l'ancien propriétaire. Entrée, v. p. 38.

La via Giuseppe Verdi (pi. E 4), qui part de la place de la Scala dans l'angle N.-O., puis la via di Brera, toutes deux parcourues par le tramway de la porte Volta (n° 5, p. 37), mènent à

la Brera, nommée auj. Pal. di Scie»ze, Lettere ed Arti (pi. E3), an n° 28 de la rue de son nom. Ane. collège des jésuites, bâti à partir de 16;)1 par Franc. Richini, elle est depuis 1776 siège de l'académie des BeaiLx-Arts (Accademia di Belle Arti) et contient une riche galerie de peinture (v. ci-dessous), une bibliothèque fondée en 1770 (300000 vol.) et Vnb?iervatoire.

La COUR est magnifique. Au milieu, une statue en bronze de Napoléon I"' en empereur romain, par Canova (1810), érigée en 1859. Parmi les autres statues, sur le palier de l'escalier, à g., celle de Cesare Beccaria (1738-1794), le premier jurisconsulte qui se déclara contre la peine de mort.

La *GALERiE PE PEINTURE (Pinacoteco) est au 1<"^ étage. Entrée, V. p. 37. — Outre l'école lombarde du xvi<" s., les élèves et m . successeurs de Léonard de Vinci comme Boltraffio, Andréa Solario, 9 Gaud. Ferrari, qui y sont très dignement représentés, on y remarque B aussi quelques bonnes toiles vénitiennes ainsi que diverses œuvres

■ de Mantegna, du Corrège et surtout le célèbre Sposalizio ou Mariage

■ de la Vierge de Raphaël.

■ De la SALLE I, où se trouve la cais.se, on pa.sse à dr. dans la H SALLE II, longue galerie contenant des fresques de l'école lombarde. H A g.: 20, Vinc. Foppa, Martyre de St Sébastien; 25, Bf>rgngnone, ^■f Vierge avec des anges; à dr., 33, Gandenzio Ferrari, Adoration des

^^ft^ Mages; à g., 66, Bern. Lnini, Vierge avec St Antoine l'Abbé et Ste ^^B Barbe (1521). — De là, on pa.sse en face dans les neuf salles des

MILAN

Brera.

Ecoles VÉNITIENNES (maîtres brescians, bergamasques et vénitiens des xv^-xviii« s.). Salle III. A g.: 91, le Moretto, Vierge et saints; 100, G. B. Muroni, Navagiero, podestat de Bergame (1565); 104, 105, Paris Bordcme, Ste Famille, les Amants vénitiens; 114, Girol. Savoldo, Vierge et saints. — Salle IV (à g. de la précédente). A g. :

139, 140, Paul Véroiièse, Trois y^^ fi-^^r ^-^j^",^^ ., saints et un page, le Repas

chez Simon ; *143, le Tintoret, Invention du corps de St Marc ; 144, Bonifazio, Moïse sauvé des eaux ; 148, Paul Véronèse, Adoration des Mages. — Salle V: 164, Gentile Bellini, Prédication de St Marc à Alexandrie; 165, Bart. Montagna, la Vierge, des saints et des anges (1499); *174,175, Cima da Conegliano, St Pierre, St Jean-Baptiste et St Paul ; Vierge trônant et des saints (œuvre de jeunesse); 177, iyi'fterale da Verona, St Sébastien; 176, Cima da Coneglianu, groupe de saints. — Adr.,la .SALLE VI: *180, *182, le Titien,

portr. du comte Ant. Porcia (vers 1537), St Jérôme dans une belle forêt (vers 1560). — Salle VU: *183, *184, *185, Lor. Lotfo, portraits. — On traverse la salle VIII pour se rendre dans la salle IX. A dr., Mantegna: *198, la Vierge en gloire avec des chérubins; 199, Pietà, étude d'un réali.sme repoussant, mais pleine de vie; 200, polyptyque: en haut Pietà, en bas St Lnc et d'autres saints (1454). Carlo CriveUi: *201, Vierge trônant et saints (1482); 202, 203, Couronnement de la Vierge, au-dessus, Pietà (1493); 206, Christ en croix; *207, Vierge trônant. Giov. Bellini: *214, Pietà; 215, 216, Vierges. — Salle X: 228, A7it. da Murano et Giov. Alemanno, Vierge et saints. — Au delà de la salle XI, suivent les sept salles des

Ecoles LOMBARDES. Salle XII: 248, Vinc. Civerchio, Adoration de l'Enfant. — Salle XIII: 258, Ambr. Bm-gognone, groupe de saints et Pietà. — Salle XIV: 262, Gianpietrino, Ste Madeleine. — Salle XV: 276, Ces. da Sesto, la Vierge sous le laurier; 277, Gavd. Ferrari, Vierge; 280, Léonard de Vinci (?), tête de Christ, dessin endommagé; 281, Boltrafpo, Deux donateurs à genoux; 282, Andr.

Brera. MILAN. J^- R- 6. 43

Soîaj-io, portr. d'homme; 28G, h Sodoma, Vierge. ^ Salle XVI: Bem. Luini, Vierges (n" 2«9) et fresques (*288, Ste Catherine mise au tombeau). — A dr., la salle XVII: 307, Vitic. Foppa, Vierge trônant et six tableaux représentant des saints; 310, Bem. Zenale (?), la Vierge trônant, les quatre pères de l'Eglise et les donateurs Ludovic le More, sa femme Béatrice d'Esté et deux enfants. — Salle XVIII: tableaux des xvri"= et xviii'' s. — De là, on passe dans les trois salles des

Ecoles de l'Emilie et de la Romagxe. Salle XIX: 417, Fil. Mazzola, portr. d'homme. — Salle XX. A dr. : 428, ErcnJe de' Roberti, Vierge trônant et saints; 431, Dosno Dosai, St Georges, St Jean-Baptiste et St Sébastien; 448, le Franciu, Annonciation; 449, Frauc. Cossa, deux volets d'autel, 8t Pierre et St Jean-Baptiste (le panneau du milieu esta Londres; pour la prédelle, v. p. 324). Sur un chevalet: *427, le Corrège, l'Adoration des Mages, œuvre de jeunesse. — Salle XXI. A dr.: 452, Nice. Bo?idinelli, Vierge trônant et saints. — De là, dans les quatre salles des

Ecoles de l'Italie Centrale. Salle XXII: * il 2, Raphaël, le célèbre «Sposalizio» ou Mariage de la Vierge, peint par l'artiste en 1.504, a l'âge de 21 ans, d'après un tableau (maintenant à Caen) de son maître le Pérugin, mais admirablement ennobli et animé. L'action se passe sur le purs-is, devant le temple : le grand prêtre tient les poignets de Marie et de Joseph ; ce dernier, que la baguette fleurie désigne comme prétendant accepté, passe l'anneau au doigt de la Vierge, derrière laquelle se tiennent ses jolies compagnes; à dr., les prétendants éconduits, avec leurs baguettes sèches. L'ensemble d'un ton chaud et doré est «réjouissant dans sa douce harmonie comme une belle journée de printemps». — Salle XXIII. A dr. : 477, 476, Liica Signorelli, Vierge, Flagellation du Christ, œuvres de jeunesse; entre les deux, 475, Benozzo Gozzoli, Miracle de St Dominique. — Salle XXIV: *489-496, Bramante, Heraclite et Démocrite, six figures de héros et de chanteurs (fresques). — Salle XXV. A dr. : 497, Gentile da Fahriano, Couronnement de la Vierge et quatre saints; 503, Giov. Santi (père de Raphaël), l'Annonciation ; 505, Luca Signorelli, Vierge trônant et quatre saints (1508); *510, Piei-o délia Francesca, Vierge trônant, des saints et le duc Frédéric de Montefeltro en prière.

Ecole de Bologne (xvi«-xvn« s.). Salle XXVI: 513, V Albane, hi Danse des Amours. — Salle XXVII: 556, le Guerchin, Abraham répudie Agar.

Ecole komaine. Salle XXVIII: 565, Ang. Bronziiw, portr. d'André Doria (p. 141) en Neptune.

Ecole napolitaine. Salle XXIX: tableaiLv àcLttca Giordano, Salvator Rasa; 613, Rihéra, St Jérôme.

Ecoles des Pays-Bas. Salle XXX: *614, Rembrandt, portr. de sa soeur (1632). — Salle XXXI. A dr. : 679, Rubens, la Cène

44 /• R- 6. MILAN. Château.

(vers 1615-1620); 701, A. van Drjcl; la Vierge et St Antoine. Sur chevalet: *700, van Dyck, portr. de la princesse Amélie de Solms. Les dernières salles renferment des tableaux du xix* s.

A rO. de la place du Dôme, de l'autre côté de la via Carlo Alberto (p. 48), se trouve la piazza de' Mercanti (pi. E5), centre de la ville au moyen âge et jadis fermée par cinq portes. Au milieu de cette place, l'anc. Palazzo délia Ragione ou palais de justice, grand hall construit de 1228 à 1233, sous le podestat Tresseno, dont on voit la statue équestre en relief du côté S. — Au N. de la même place, le Pal. dei Giureconsulti, de 1564, avec une vieille tour. Au S., la belle Loggia degli Osii, de 1316, restaurée de 1902 à 1904, et le Collegio dei NohiU, de 1625.

De l'angle S.-O. de la piazza de' Mercanti, la via Cesare Cantù mène à la piazza délia Rosa, où se trouve, an n" 2, l'entrée de la Bibliothèque Ambrosienne {Bihlioteca Âmbrosiana; pi. DE 5), qui comprend, outre la bibliothèque elle-même comptant 175000 volumes et 8400 manuscrits, une précieuse galerie de peinture ou *pinacothèqve. Visite, v. p. 37. On passe par la cour, 2« porte à dr., et monte au l*""" étage.

A remarquer surtout: dans la salle D, des Vierges de Sandro Botticelli (no 15) et de Borgognone {w 23); dans la salle E, le carton do Raphaël pour son Ecole d'Athènes (p. 319), un portrait d'homme et un portr. de femme (n"» 8 et 19) attribués à Léon, de Vinci, quelques tableaux An Titien (n" 41, portr. de l'artiste; n" 42, Adoration des Mages), un portrait d'homme (n" 44) par G. B. Moroni; — dans le cabiket G, des dessins de Léon, de Vinci et de ses élèves, notamment le Codex Atlanticus (on peut voir des reproductions photographiques de certaines pages).

On revient par la via Ces. Cantù jusqu'à la via Orefici qu'on prend à g. pour arriver à la place Cordusio (pi. DE5) où se trouve la bourse et la statue du poète Gins. Parini (1729-1799). — En continuant dans la même direction, on passe par la via Dante (pi. D5-4; tramw. n»" 3 et 4, p. 37), qui aboutit au Ford Bonaparte en face d'une statue équestre de Garibaldi, en bronze, par Ettore Ximenes. Le prolongement de la via Dante au delà du Foro Bonaparte est formé par la via Cairoli (pi. D 4), qui conduit à l'ancien château, sur la place du même nom (piazza Castello).

Le *ehâteau Sforza ou Castello Sforzesco (pi. C 3-4), constraction flanquée de grosses tours, qui fut la résidence des Visconti et des Sforza, a été fondé en 1368 par Galéas II Visconti (1355-1378), rebâti et agrandi par les Sforza à partir de 1450 et transformé en caserne sous la domination autrichienne; il a été restauré dep. 1893 dans le style du xv« s. La façade principale est sur la piazza Castello. La tour Humbert P"" (Torre Umberto I), de 70 m. de haut, est une reproduction moderne d'une tour de la première Renaissance, construite -ça.! Filarete, de Florence, et détruite en 1521. Les deux tours rondes, aux extrémités de la façade, servent de réservoirs d'eau potable, après avoir été restaurées à cet effet. On traverse

Musées du chat.

MILAN

la grande uvaut-cour au fond de laquelle se trouvent à dr. la cour Ducale (Carte Ducale), le palais proprement dit des Sforza, et à g. la Rucclittla un peu plus ancienne, avec la tour de Bonne de Savoie, haute de 43 m. On a installé dans ces bâtiments les collections artistiques de la ville. Visite, v. p. 38.

Musée archéologique, hu roz-de-chaussée de la cour Ducale. Salle I : aatiquitÙB iiréhistoriiiiies ot prcromaiiies, trouvailles antiques de provenance lombarde. — Salle II : sculptures du commcneument du moyen fige. — SallkIH: sculptures lombardo-pisancs; au milieu, le monument funéraire de Bernalio Visconti (xiv« s.). — Sallk IV (portique): sculptures lombardes. Dans la cour (A côté, à g.), un portail de style baroque et un portail renaissance du palais Medici construit par MicheLozzo, tous deux ornes des armes des Visconti et des Sforza. — La salle V, anc. chapelle du chiiteau, a des peintures détériorées à la voûte. — C'est surtout dans

Siœvo l'arco

Torre ilclTcsoro

les deux salles suivantes que l'on pourra se faire une idée exacte de la décoration jadis luxurieuse de toutes ces salles. La salle VI (Torre délie Asse), à laquelle on accède par la salle VII, a une belle décoration de voiite, due à Léonard de Vinci (1198;, mais fortement restaurée; ou y voit, au milieu d'épais feuillages, les armes de Ludovic le Mure et dos tablettes recouvertes d'inscriptions. A la voûte de la sall»; VII, les armes et initiales de Galéas- Marie Sforza sur fond d'azur. On remarquera auâsi les fresques Bur fond rouge à la voûte de la salle VIII, qui contient des œuvres de la sculpture lombarde à son apogée (vers 1500), entre autres de Giov. Ant. Amadeo. — Salle IX: sculptures des xvio-xviii» s. ; au milieu, des fragments du monument de Gaston de Foix (m. à Kavenue en 1512), avec sa statue couchée, par le Baïubaia; bon buste eu bronze de Michel-Ange, par un de ses élèves. — Par la salle X, on parvient à la LOOETTE, et par l'escalier au \" étage, où est installé

le musée artistique municipal. — Salle 1: majoliques, porcelaines, ivoires, verres et costumes. — Salle II: ouvrages italiens en fer et en bronze, orfèvrerie, bronzes et armures du Japon. — Salles III-IV: meubles des xvi«-xviii« 8. — Salle V: costumes. — Salle VI: souvenirs historiques de Milan, entre autres fresques de Bem. Luini, comprenant quatorze portraits-médaillons des Sforza et de l'empereur Maximilien I»'. — Les salles VII et VIII contiennent la galerie de peinture avec de bonnes toiles

^g ^.^.,. MILAN. S.Mariad.GTozie.

11» VTT lin tableau du Moretto représentant des anciennes. Dans la salle V"'^,^° /*!;'; ''^o Lotto, G. B. MoToni, van saints; dans la salle ^ni; po^^aits par .^^ ^^^ ^.^^^^^ ^^ ^.^^^r

Dyck, AntoneUo da f^%f"'f.'''sMrafPo, le Sodoma ^t Bor^ogiione. La iS^d^ ;:HÎ\rbout'rif saïVfli; mène à une entrée secondaue

de la galerie moderne. installée dans la Roccbetta; l'entrée

La galerie d'art ^«de'^ne est mstall^ .ez-de-chaussée des

principale est sous les g^^f f \f ? ^^^^3 fa salle III), les restes d'une sculptures italiennes du xixe s. puis (dans » «^'"^ ' ^^ ^^e collection

fresque de Bramante T.? représentant Meicme ou A ^.^^

de pièces et de médailles - La grande sa ^^^ ^^ ^^ ^^

délia Balla», ainsi que Pl'i^^^^f^t'^gf'ia galerie de peinture moderne, contiennent, outre quelques scuptres la gaie ^^^^ ^^ 1- école milacomprenant surtout des œuvres italiennes e p. ^^ ^^^.^ ^^^Museo del «t%tS la^iotale]\oSZ de souvenirs patriotiques de la fin du

^^1:p™ rirTir^cour Ducale et la Rocchetta débouche sur le Le passage enire i g^g ^ jggy g^^ remplace-

. -i icAf; voiir <sprvir à des courses, la i oî ) e >3«(/ie# , ua

le dim. 25 ''■)'/ .^"^^-Pit. ^.-0. du parc, deux monuments rapperestanrant. — A l exiremue i>i. r i ^.. nnrip du Simvlon

lant la construction de la route ^^ ^^n^P^"^' l'^ f J,;j7^^^^"^«i^ (Porta del Sempione; tramway n» 3, v. ^■J^l'\lZ,uT.um&,

*S. Maria délie Grazie (pl.B5), église en briques du x^.^ Le tra;sept et le ^ ^^^ ^r^e ^^^^^^

ntu^îslssiït^^fïï^^

''"Sr peinture, exécutée ^ V^ ^ ^^J^^^^^^^^ fortement endommagée à la ^^ .«^ ^^^XukLn on été exécutés en 1908. des travaux de nettoyage et f^; resta nation onx ^^^^ ^.^^ ^

Bien qu'étant toujours dans un ét^* fe dcfradat.on av , ^.^^. ^^^^ j^ à comprendre la date importante -au^^^^«. abattus, l'artiste ne représente développement de l'art Q"i"ant les cnemiu à' l'action une ampleur

plus nnstituiion de ^ -^Z -/.^^^^Iguation céle^e les trist.

plus l'institution de la commuuiuu,^ -= -^ ^j^^^g l,,^ tnstes

s. Ambrogio. MILAN. I -R- «• 47

l'œuvre. Admirables aussi l'exactitude physiogiiomonique des plus petits détails et la précision de la caractéristique. Il n'existe peut-être pas de peinture plus populaire que cette fresque. Plusieurs copies ducs à des élèves de Léonard et des reproductions photographiques sont disposées alentour pour faciliter l'étude de l'original. — La fresque peinte par Montorfauo sur la paroi en face de la Cène date de la même époque, mais est mieux couscrvée.

Le tramway électr. venant de la porte Magenta va de cet endroit à la place du Dôme, en passant à l'église S. Maurizio (f>l. C 5) qui a de belles fresques de Beni. Luini. — • On prend au S. la via Bern. Zenale, puis à g. la via S. Vittore, qui mène à lapiAZZA S. Ambrogio (pi. C Ô-6: tramway n" 6, p. 37), place paisible où est l'église

*S. Ambrogio (pi. C 6), fondée au iv« s. par St Ambroise qui y baptisa St Augustin en 387, et qui, après le massacre de Thessa- Ionique,en refusa l'entrée à l'empereur Théodose (p. 38), qui dut faire pénitence. L'édifice actuel, du style roman et avec de curieuses tribunes, date probablement du xii^ s. Le beau parvis renfermant des restes de vieux tombeaux, des inscriptions et des fresques a conservé, de même que la façade, les formes du plan primitif. La porte en bois de l'édifice date encore du temps de St Ambroise.

Iktérieur. — Bas côté de g., l" chap.: Ecce Lomo. fi-esque de Borgognone. — Bas côté de dr. Dans l'entrée latérale: fresques de Gaud. Ferrari, Portemeut de croix, les Saintes femmes et Descente de croix. 2« chap. à dr. : statue agenouillée de Ste Marcelline, par Pacetti (1812). 5« chap. à dr.: fresques de Beni. Layiini, la Légende de St Georges. — La 2* porte à g. dans la 6" chap. donne entrée dans une chap. S. Satiro, qui a une coupole avec des mosaïques restaurées du v» s. (?). — Le maîtreautel, remanié vers l'an 1200, a encore son revêtement ancien de la première moitié du ix« s., le seul complètement conservé: bas-reliefs en lamelles d'argent et d'or (devant), avec émaux et pierres fines, travail allemand (5 fr. pour le voir). Cet autel est sous un baldaquin orné de bas-reliefs et reposant sur quatre colonnes de porphyre, qui faisaient partie de l'autel primitif. Dans l'abside, un ancien trône épiscopal et au-dessus, des mosaïques du ix» s.: au milieu, le Christ; sur les côtés, l'histoire de St Ambroise. — A g. du chœur, la pierre tombale de Pépin, fils de Charlemagne. En face, à l'entrée N. de la crvptk, le Christ an milieu des docteurs, fresque de Borgogitone. — La crypte modernisée renferme un reliquaire en argent (de 1898; on ne peut pas le voir) contenant les ossements de St Ambroise, St Protais et St Gervais. — Du collatéral de g., on passe dans un cloître inachevé, œuvre de Bramante (1492), mais modifié après lui.

La via Lanzone conduit au S.-E. , par la piazza Carrobbio , au CORSO Di Porta Ticiîjese (pi. D6-8; tramway électr., n" 7, v. p. 37), à g. duquel se trouve le reste le plus important de la ville du temps des Romains, un grand portique de seize colonnes corinthiennes. — Derrière, l'entrée de

*S. Lorenzo (pi. D7), la plus ancienne église de Milan. Bâtie vers 560 sur le modèle de St- Vital de Ravenne (p. 122), elle a été transformée après l'incendie de 1071 et restaurée vers 1573 par Martino Bassi. La chapelle St-Hippolyte, derrière le maître-autel, et la chapelle St-Aquilin, à dr. de l'église, sont des chapelles funéraires des v<=-vi«s.; la dernière (fermée) a des mosaïques des \^* et vn« s. et un vieux sarcophage chrétien.

48 I- -R- 6*. MILAN. Ospedale Maggiore.

Plus au S., près de la Porta Ticinese, l'église S. Eustorgio (pi. D8), où il y a derrière le chœur une chapelle construite par Michelozzo de 14C2 à 1466, avec une charmante frise d'anges et des fresques, par Vinc. Foppa. On y voit aussi le tombeau en marbre (1339) de St Pierre Martyr, moine dominicain assassiné en 1252.

On revient à la piazza Carrobbio, où l'on prend à dr. l'importante VIA ToRiNo ou rue de Turin (pi. D E6-5), qui mène à la place du Dôme. Dans cette rue, à g., l'église S. Giorgio al Palazzo (pi. D 6), avec des peintures par Bern. Luini, et plus loin, à dr., la petite église S. Satiro (pi. E 5-6 ; fermée de midi à 3 h. ou à 4 h. en été), reconstruite vers 1480 par Bramante et dont le *baptistère octogone (à dr. ; anc. sacristie) a une jolie frise, des têtes en médaillons et des enfants ; à l'extrémité du bras g. du transept, une petite construction à coupole datant du ix« s., comme le campanile.

De la via Carlo Alberto (pi. E5-6; p. 44), qui passe à quelques pas à l'E. de S. Satiro, on tourne au S.-E. dans le corso di Porta Romana (traniw., v. p. 37), puis à g. près de l'église S. Nazaro (pi. F 6-7) pour arriver au grand hôpital municipal dit

Ospedale Maggiore (pi. F 6), très bel édifice en briques, commencé en 1456, dans le style de la Renaissance, par Filarete, continué en 1465, dans le style gothique, par des architectes lombards et achevé seulement après 1624 par Franc. Richini. Il a neuf cours dont la plus grande est de Richini. — Un peu au N., au delà de la piazza S. Stefano, le palais de justice (pi. F 5). Il y a à la porte une inscription en souvenir des patriotes italiens (Silvio Pellico) condamnés en 1821 à être enfermés dans la forteresse du Spielbei'g. A côté de ce palais, la piazza Beccaria, avec uue statue du jurisconsulte Beccaria (p. 41). Près de cette place, au N., passe

le COURS Victor-Emmanuel (pi. F 5; tramw. n° 2, v. p. 37), principale artère de Milan, qui commence au N.-E. du chœur de la cathédrale et où se voient les plus brillants magasins. Dans son prolongement, le corso Venezia (pi. GH4-2), se trouve le séminaire archiépiscopal (pi. F G 4), édifice de 1570 avec une belle cour, et de grands palais modernes (à g., le palais Ciani; à dr., le pal. Saporiti). — Dans la via del Senato, à g. au delà du canal, est le palais du Sénat (pi. G 3), dont la cour est ornée d'une statue équestre en bronze de Napoléon III.

On passe ensuite devant le musée civique d'histoire naturelle (pi. G 3; entrée, v. p. 38) et parvient, à g., aux *Jardins Publics (pi. F G 2-3), qui s'étendent du corso Venezia à la via Manin. Leurs jolies pièces d'eau et leurs massifs pittoresques de vieux arbres en font un des plus beaux parcs de ce genre en Italie (concert l'aprèsmidi et le soir en été). L'allée de châtaigniers des Basiioni di Porta Venezia (pi. G F 2-1) passe devant le Montemerlo, la partie haute, au N., où se trouve un petit café-restaurant. — Devant l'entrée

A Jbebes . Legjit

C Ç R T 0 S A D ! FA ¥ ï A

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