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V. Quartier de l'O.: S. Trinità et S. Maria Novella

De la place Victor-Emmanuel (p. 176), la \aA degli Strozzi (pi. E 4) mène à la place oblougne du même nom où se trouve, à l'O., le *palais Strozzi (pi. DE 4), le plus beau spécimeu des palais florentins. Commencé en 1489 par Ben. cla Maiano (?; m. 1497), et continué par le Cronaca (m. 1508), il n'a été toutefois terminé qu'en 1553. La belle corniche, restée inachevée, et les constructions de la cour sont dn Cronaca. Les lanterues des coins, les porteflambeaux et les anneaux comptent parmi les meilleurs ouvrages forgés. — Presque en face, au S.-E. de la place, on remarque le palais Strozzino (pi. E5), plus petit et construit dans un style analogue an précédent vers 1460; la cour est très belle.

Derrière le pal. Strozzi passe la via Tornabcoxi (pi. D 4-5), la plus distinguée de la cité, bordée de palais imposants et de brillants magasins. Citons entre autres à dr., au n** 20, le pal. Corsi-Salviati (pi. DE4), anciennement Tornabuoni ; à g., au n" 19, le beau^a/. Larderel (pi. D4), dans le style du milieu de la Eeuaissance (1558- 1580); puis à g., au n° 3, sur la place Antinori (pL E4), le pal. Antinori, qui a une délicieuse façade de la première Renaissance.

La via Tornabuoni débouche au S. sur la longue place S. Trinità (pi. D5), d'où part au S. -0. le pont S. Trinità qui mène aux quartiers de la rive g. de l'Amo (p. 191). Au N. de la même place est une antique colonne de çranit. couronnée dep. 1581 d'une statue de la Justice. A g., le pal. Barïblini-Salimbeni, et près de l'Amo, le palais Spini (pLD5), du commenc. du xiv" s., qui a encore le caractère sévère d'un château fort.

S. Trinità (pL D 5), en face, est une des plus anc. églises goth. d'Italie; sa façade de style baroque date de 1593. iTînlêiTeur, ré-~ cemment restauré dans le style du xiv* s., renferme des fresques du Ghirlatidaio (liSô), qui, bien que fort endommagées, donnent encore une juste idée de l'importance de cet artiste dans ce genre de peinture.

Ces fresques sont dans la 2» ehap., à dr. du maître-autel, appelée CHAP. DES Sassetti; elle» représentent l'histoire de St François d'Assise (comme celles de S. Croce, p. 188). Dans le haut: 1, St François, chassé de la maison paternelle ; 2, le Pape Honorius approuvant la règle de son

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ordre; 3, St François devant le sultan. Dans le bas: 1, St François recevant les stigmates ; 2, la Résurrection d'un enfant de la maison Spini ; 3, les Funérailles du saint; les donateurs, à l'autel, et les Sibylles, au plafond, sont également du Ghirlandaio; des deux côtés, tombeaux des Sassetti, par Giul. da Sang allô. — A mentionner encore: dans la 2"> chap. à g. du maître-autel, le tombeau de l'évêque Benozzo Federighi par Luca délia Rûbbia (1457); dans la 5« chap. du collatéral de g., Ste Madeleine, statue eu bois par Desid. da Settignano ; dans la 5« chap. du collatéral de dr., bel autel en marbre par Ben. da Boveszano (1552).

Le large quai du Lungarno longe le fleuve sous diiféreuts noms. Sur ce quai, au N.-O. du pont S. Trinità (p. 191), le palais Corsini (pi. D4), du xvii« s.; il a un magnifique escalier et une galerie de tableaux, qui comprend entre autres, dans la 4« salle, de belles Vierges par Filippino Lippi et Luca Signorelli. Visite, les mardi, jeudi, sam. de 10 h. à 3 h.; 50 c. de pourb. — Plus loin, la piazza del Ponte alla Carraia (pi. C D 4), d'où la via de' Fos.si, bordée de magasins, mène à S. Maria Novella (v. ci-dessous). Plus à l'O., la place Manin (pi. C 3-4), où se voient une statue de Daniel Manin (p. 83) et l'église Oynissanti. Le réfectoire de l'anc. couvent dont dépendait cette église renferme une belle Cène, fresque du Ghirlandaio (1480). Encore plus loin, une statue de Garibaldi (pi. B 3). Le Lungarno aboutit aux Caséines (p. 198).

Deux rues commencent en face du palais Strozzi (p. 189), à l'O.: dans celle de g., la via délia Vigna Nuova, au n» 20, est le palais Rucellai (pi. D 4), construit de 1446 à 1451 par Bern. Rossellino sur les plans de Léon Batt. Alberti, qui y réunit pour la première fois le style rustique et les pilastres; — dans la rue de dr., la via délia Spada, on prend immédiatement à dr. la via del Sole qui aboutit à la place S. Maria-Novella (pi. D 3-4). La galerie à g., la Loggia di S. Paolo, construite de 1489 à 149G, a un joli basrelief d'un délia Robbia. Les deux obélisques qui se dressent sur la place, servaient de buts lors des courses de chars, qui avaient lieu jadis pour la St- Jean. Au N. de la place, s'élève l'église; les arcades goth. en marbre blanc et noir, coutiguës à l'église, à l'E., sont d'anc. enfeus («avelli»).

*S. Maria Novella (pi. D 3), anc. église des dominicains, a été construite de 1279 à 1350, dans le style^gath. Sa façade incrustée de marbre a un magnifique portail construit de 1456 à 1470, dans le style de la Renaissance, sur les dessins de Léon Batt. Alberti, qui se servit ici le premier de volutes pour réunir les bas côtés à la nef majeure. Ce motif décor:itif a été souvent répété depuis. — L'intérieur, très spacieux, se distingue par ses nobles proportions. Les voûtes élancées reposent sur douze solides piliers. Le chœur et les chapelles contiguës, deux à dr. et deux à g., se terminent en ligne droite. Les fresques du chœui', dues au Ghirlandaio (1486- 1490), passent pour le chef-d'œuvre de ce peintre.

Daus la nef, on remarque aussitôt que les distances entre les piliers ne sont pas les mêmes daue le devant et dans le fond (plus ancien) de

s. Maria NovéOa. FLORENCE. I^- ^- *^- 191

la nef; cette particularité s'explique par le besoin de place qui "e ût sen ir dans les^ derniers temps âe la construction. Au mur d'entrée une f^sque de Mamccio, la Trinité, avec la Vierge. St Jean l'Ev. et deux Steurs dans une "niche rcuaissanee. - Dans le bkxs de «u TK..e^EPT à dr le monument gothique de l'eveque Aliotti (m. 133b). - L. escalier mèue ; la c..apk..lk Kuckli.a. qui renferme une grande Vierge trônant A^Oimahué (1285). prédécesseur de Giotto; a dr. le monument de Beata Viuârpar ierri>o...//,»o (1451); à g-, un tableau le Martyre de Me Catherine Par un élève de Michel- Ange. - A dr. du chœur, la crap. de Piu-

^PPK rrKo"", avec son tombeauVr Ben. ./« ^«'{'"^ (f,^.^)' -*,,'>^,'^^£ fresaues àe mippino Lippi (1502 : la Vie de bt Jean 1 Ev. et de ht ^mlinne - Dans kCHŒURT les *fresque8 du Ghirlandcuo (en partie tros Smmagées) lu mur de l'autel, 'dans le haut le Couronnemeu de la Vieree- 7ur les côtés de la fenêtre, St François et St Pierre Martyr. 1 Annoncfatiou et sVjean-Baptiste, et dans le bas, Jean Tornabuoni, le donateur avec son épouse Francesca Pitti (p. 186). Le mur de gauche présente sept suiets tirés de l'histoire de la Vierge; ce sont, de bas en haut: Joachim expulsé du ternple, la Nativité de la Vierge, sa Présentation au temp e et son Mariage, l'Adoration des Mages et le Massacre des Innocents, a Mort et l'\^omption de la Vierge. Le mur de droite est consacre a la Îie de S JeanB^aptiste: en commençant par en bas Zacharie au temple rùombrei^ portraits), la Visitation, la Nativité de St Jean «a Cxrconcision, sa Prédication le Baptême de J.-C. et la Danse de la hlle d Herodiade. - Les sta les du chœur sont du xvi» s. - La CHAPEia^E Cio^^>I, a g. du chœur, renfeme Te céKbVe crucifix en bois de BrunellescM, fait en concurrence avecmuatelîo (p 188™-- La chapem-k Strozzi, dans le bras g du transept, où l'on monte par un escalier, est ornée de resques à'^'freaj^t Bern Orcagna: à g., le Paradis; au mur du fond, le Jugement dernier; à dr rE^er. - La porte suivante, dans le coin, donne sur la sacristie qui possède une belle fontaine de Giov. ddla Robbia. ,,„„„,„

^ A dr. do l'escalier qui mène à la chap. Strozzi, une porte (li 0^"^ un Mrdien- 30 à 50 c.) conduit au Sepolcreto, espace voûte avec une galerie ouverte et des fresques du xiv s. - De là, on va à g. au vieux ^oit^er Chiostro Verde) qui a, du côté E., de vieilles fresques fort endomSées des >^v.-xv. 8.,%ntr'e autres le Déluge, etc., par Paolo Uccdlo. - A df côté du N., la CHAPEU^E DES ESPAGNOLS (meilleure lumierc de 10 h. à midi), l'anc. salle du chapitre, construite vers 13oo. Elle est décorée de fresques datant de la même époque : au ^Wj^l^^f^^^'^^'^ll de la Passion; au plafond, la Résurrection. l'Ascension, etc. ; au mur de dr.,rEgli8è triomphante; au mur de g., le Triomphe de St Thomas d'Aquin. De la piazza dell' Unità ItaUana, ainsi que de la piazza délia Stazione (pi. ED3), contiguë, au X.-O., à la première, on a un bon coup d'œil sur les parties de S. Maria Novella datant du moyen âge et sur le joU campanile. — De la place S. Maria XoveUa la t-ia de Banchi conduit à la place du DÔme (p. 173) et la via del Giglw à St-Laurent (p. 177).

VL Quartier de la rive gauche de l'Arno.

Pour aller de la place du Dôme ou de la place de la Seigneurie à la place Pitti, on peut prendre l'omnibus de la Porta Romana (10 e.).

En traversant le pont 8. Trinità (v. p. 189), construit de lofaT à 1570, on arrive tout droit dans la via Maggio (pi. DC o-6). La via Michelozzi, seconde rue latérale à dr. de la via Maggio, conduit à la place et à l'église S. Spirito.

*S Spirito (pi. C 5), basilique commencée vers 14db sur les plans de Brunelleschi, n'a été achevée qu'en 1482. L'extérieur est

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encore inachevé. Le campanile est de Baccio d'Agnolo. L'intérieur, qui a trois nefs, même au transept, montre un plafond dans la nef majeure et une certaine analogie avec St-Laurent (p. 177), mais dépasse ce vieil édifice par la beauté de ses proportions. Dans le bras dr. du transept, au 5« autel: Vierge et saints pa,r Fillppino Lippi. — Du bas côté de g., on entre par un beau vestibule à voûtes, dû à Andréa Sansovino, dans la sacristie, construction octogone à coupole des plus nobles proportions, bâtie de 1489 à 1492 par Giid. da Sangallo et le Cronaca.

Sur la place S. Spirito se trouve, àg. , le palais Guadagni (pi. C 6), maintenant pal. Dufour-Berte, édifice du commenc. de la Eenaissance (xv<= s.). — De là, la via Mazzetta conduit, à g., au palais Pitti (p. 193), tandis qu'à dr. la via S. Agostino et, plus loin, la via S. Monaca aboutissent à la piazza del Carminé et à

S. Maria del Carminé (pi. B 5) , église consacrée en 1422, presque entièrement incendiée en 1771 et reconstruite en 1782. Parmi les parties sauvées des flammes se trouve, dans le bras dr. du transept, la chapelle Brancacci, qui a des ^fresques célèbres, exécutées vers 1423 par Masaccio, et dont les sujets sont tirés des vies des apôtres. Ces fresques exercèrent la plus grande influence sur les peintres postérieurs: elles ont commencé la Renaissance de la peinture. La beauté des formes, la majesté imposante de l'ensemble, la vérité et la vie de la représentation ont provoqué un grand enthousiasme chez les contemporains de 31asaccio et servirent encore de modèle à la génération de peintres qui vint après ce maître. La série des peintures, restée inachevée, fut très bien complétée, vers 1484, par Filippino Lippi. Meilleure lumière de 11 h. à midi, ou l' après midi de 2 h. à 4 ou 5 h.; l'église est fermée de midi à 2 h.

Aux piliers de I'entuée: daus le haut, à dr., la Chute de l'homme; à g., Adam et Eve chassés du paradis terrestre. — Au muk de g. : en haut, St Pierre prenant, sur l'ordre de Jésus, la pièce de monnaie dans la gueule du poisson pour la remettre au publicain; eu bas, la Késurrectiou du fils du roi et St Pierre sur un trône (par Filippino Lippi). — Au mur de l'autel: eu haut, St Pierre prêchant et St Pierre baptisant; en bas, St Pierre guérissant les malades et distribuant des aumônes. — Au mur DE DR.: eu haut, la Guérison de l'estropié et la Résurrection de Tabithe. — Autres fresques do Filippino Lippi: au mur de dr., en bas, le Crucifîmeut de St Pierre; St Pierre et St Paul devant le proco)isul ; sur les piliers de l'entrée, en bas, à g., St Pierre eu prison et console par Paul; à dr., sa délivrance.

Le Ponte Veechio (pi. D G), sur lequel passe aussi la galerie couverte mentionnée p. 172, relie directement la place de la Seigneurie (p. 163) à la rive g. de l'Aruo. Ce pont, le plus ancien de la ville, fut détruit plusieurs fois; sa dernière reconstruction date de 1345; il est bordé de chaque côté de boutiques d'orfèvres et orné, à dr., dcp. 1901, d'un buste en bronze de Benv. Cellini.

Le pont aboutit à la via de' Guicciardini (pi. DG), où l'on voit

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une colonne du xiv* s., à g., devant l'église S. Fdic'dà. Plus loin du même côté, n" 17, le 'pal. Guichardin (Pal. Guicciardinij, jadis la demeure du célèbre historien de ce nom (14»2-lô40). En l'ace, n" IG, la Casa Cainpiyli, du xV s., nouvellement restaurée; c'est là ou mourut Jladiiavel en 1527.

Le *palai8 Pitti (pi. C G), situé sur le versant de la colline Boboli (p. lUG) et visible de beaucoup d'endroits, a été commencé vers 1440 par Bru/ielleschi, sur les ordres de Luca Pitti, le fameux antagoniste des Médicis, qui espérait les éclipser aussi par le palais le plus grandiose qu'ait jamais construit un simple bourgeois. Vendu eu 1549, ce palais vint en possession de Cosme I*'' (v. p. 163) et est resté depuis propriété des princes régnants, qui l'agrandirent et l'achevèrent. Bart. Ammanati mit, vers 15G8, les frontons Renaissance aux maguitiqnes fenêtres du rez-de-chaussée. 11 construisit aussi, de 1058 à 1070, sur les derrières la grande cour à piliers, à la suite de laquelle viennent une grotte avec des niches et des fontaines, et plus loin le jardin Boboli. On ajouta en 1620 les deux ailes, qui portèrent la longueur de la façade de 107 à 205 m. Les annexes en saillie des deux côtés datçnt de 1763.

La célèbre **galerie Pitti, appelée aussi Galleria Palatinu, occupe l'étage supérieur de l'aile g. C'est l'anc. collection particulière des grands-ducs, qui fut fondée par les Médicis aux xv!** et xvii« s. et comprend actuellement env. 500 numéros. Dans cette quantité d'œnvres magnifiques, Raphaël est représenté par six originaux ; son ami Fra Bartolomeo et Andréa del Sarto y ont chacun quatre, le Titien cinq et Rubens quatre toiles excellentes. Il n'y a que fort peu de tableaux de valeui' secondaire. Heures de visite, etc., V. p. 159.

L'entrée est à l'angle oriental de la place Pitti, dans le passage qui mène au jardin Boboli. (Pour la galerie venant des Offices, V. p. 172.) La caisse est immédiatement à dr. — L'escalier, la Scala del Be, construit en 1895 et 1896 dans le style de Brunelleschi, monte à un vestibule qui a un riche plafond à caissons et auquel est contiguë, à dr., la l""*^ salle, dite de l'Iliade. Les salles ont ime riche décoration baroque de 1640, et tirent leurs noms des fresques peintes aux plafonds. Le mobilier lui aussi est somptueux (tables de mosaïque, vases, armoires). Nous ne mentionnons ici que les [irincipaux tableaux, en commençant toujours du côté de l'entrée.

Sali.e de l'Iliade. Au-dessus de la porte: 230, le Parmesan, Vierge et anges; 229, Eaphaël (?), portr. de femme, la «Donna gravida»; 228, le Titien, le Christ (buste); *225, Andréa del Sarto, l'Assomption. — 215, le Titien, portr. d'homme; 208, Fra Bartolomeo, la Vierge, des saints et des anges musiciens (1512). — 191, A. del Sarto, l'Assomption, inachevée; 190, Sustermans, portr. d'un priuce danois; 188, Salvator Bosa, portr. du peintre; 184, A. del Sarto, portr. d'homme; **185, le Giorgione, le Concert: un moine

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augustin donne le ton à un autre ecclésiastique tenant un luth et à un jeune homme avec un chapeau à plume ; 219, le Pérugin, Ste Famille. Salle de Saturne. Au-dessus de la porte: 179, Séb. del Piomho, Martyre de Ste Agathe; **178, Baphaël, la Vierge du Grand-Duc, une des plus charmantes créations du maître, du temps où il travaillait à Florence (vers 1506); *172, A. del Sarto, la Dispute de la Trinité (1517); 171, Raphaël, Fedra Inghirami, humaniste et secrétaire du pape (copie); *61, 59, Raphaël, Angelo Doni et sa femme Madeleine Strozzi-Doni, peints à Florence (vers 1505); entre les deux, *174, Raphaël, la Vision d'Ezéchiel: Dieu le Père assis sur les animaux symboliques des évangélistes et adoré par l'ange de St Mathieu; 165, Raphaël, la Vierge au baldaquin, dont une partie n'est pas de la main de l'artiste; 164, le Pérugiv, la Mise au tombeau; *159, Fra Bartolomeo, le Christ ressuscité au milieu des évangélistes (1516). — 158, Raphaël, le cardinal Dovizi da Bibbiena''(copie) ; **151, Raphaël, la Vierge à la chaise, du temps où l'artiste travaillait à Rome (vers 1512), œuvre saisissante par la beauté accomplie des formes et l'expression de la joie maternelle la pins profonde.

Salle de .Jupiter. *18, le Titien, portr. d'une grande dame, dit la Belle du Titien, peint vers 1536 et représentant probablement la duchesse Eléonore d'Urbin (p. 167) ; *64, Fra Bartolomeo, Pietà; 131, le Tintoret, Vinc. Zeno. — 125, Fra Bartolomeo, St Marc l'évangéliste; 124, A. del Sarto, l'Annonciation, dans un paysage architectural. — 243, Velazquez, portr. équestre de Philippe IV, roi d'Espagne, ébauche ou petite réplique du tableau de Madrid; 118, 272, A. del Sarto, le peintre lui-même et sa femme Lucrezia del Fede, St Jean-Baptiste (1523), tous deux gâtés ; *245, Raphaël, la Velata ou la Dame voilée, portr. de la maîtresse de l'artiste, peint vers 1515; 110, Le»'. Lotto (f), les Trois Ages; 109, Pans Bordone, portr. de femme, la prétendue Nourrice des Médicis.

Salle de Mars. 16, Rembraiwit, portr. d'un vieillard (vers 1658); 85, Rubens, les «Quatre philosophes», portr. du peintre avec son frère et deux inconnus (vers 1612); 83, le Tintœ-et, portr. de Louis Cornaro. — *86, Rubens, Mars partant pour la guerre (1638), composition merveilleuse, comme le frontispice de la guerre de Trente Ans; 94, Raphaël, Ste Famille, la «Madone dell' Impannata», c.-à-d. la Vierge à la fenêtre (tableau d'atelier); 93, Riéens St François, œuvre de jeunesse. — *81, A. del Sarto, Ste Famille; *82 A. van Dyck, le cardinal Guido Bentivoglio.

Salle d'Apollon. *67, le Titien, Ste Madeleine (1532). Andréa del Sarto: 66, son portrait (?); 62, Ste Famille (1521); 58, Pietà. 63 (entre les n»» 66 et 62), Murillo, la Vierge; 60 (entre les no»62 et 58), Rembrandt, portr. du peintre (1635); 57, Jules Romain (?), copie de la Vierge au lézard de Raphaël, qui est à Madrid. — * 40, Raphaël, Léon X et les cardinaux Jules de Médicis et Louis de Rossi

Galerie Pitti. FLORENCE. "• ^- -'■ 1^5

(1518); 150, Corn. Janssem, Charles I", roi d'Angleterre, et Henriette - Marie de France, sa femme.

Salle de Vénus. 20, Alh. Diirer, Adam, avec l'Eve (u" 1 ; v. ci-dessons), vieilles copies d'après les tableaux de KW qui se trouvent à Madrid; lô, Salv. Bn.a, n.annc. - -14,-^9, Rubens la Fenaison aux environs de Malines, Ulysse chez les Pheaciens, deux magnifiques paysages. - 4, Salv. Rosa, Tort au lever du soleil; *19Raphal le pape Jules II, vieille copie du tableau de la Iribune (y 0 169)- 17, le Titien, Fiançailles de Ste Catherine. Au-dessus de la porte': 1, A. Durer, Eve, pendant du n» 20 (v. ci-dessus). Sur an chevalet: *92, le Titien, le «jeune Anglais», chef-d œuvre de l'art du portrait. . , , ,

On revient à la saUe de l'Iliade (p. 193) et entre, a dr., dans la Sallk de l'Education de .Iupher. *96, Cristof. Allori, Judith (1610) • 248 le Tintoret, Descente de croix. — A g. de cette salle est la SALA DELLA Stufa, entièrement recouverte de fresques; a dr., un corridor, où se voit à g. une élégante salle de bain mené dans la SALLE d'Ulysse: 201, le Titien, portr. du cardinal Hippolyte de Médicis en costume hongrois (1532); *216 Pau/ Feronese^^Daniee Barharo, savant vénitien ; 806, 312, Salv. Rosa, paysages; 320, Aug. Carrache, paysage à la gouache, avec un château et des baigneurs Salle de Prométiiée: ^343, Fra Fd. Lippi, la Vierge et, a l'arrière -plan, St Joachim, Ste Anne et la Nativité de la Vierge (toile ronde) ; 355, L. Signorelli, Ste Famille et Ste Catherine ; 36o, Mariotto Alherlinelli, Ste Famille; 379, le Poidoi'mo Adoration des Mages- 384, P. Pollaiuolo, St Sébastien; 140, école de Florence, portr. de 'femme, la .Monaca». — Tout droit, dans la galerie PoccETTi, un buste de Napoléon I", par Canova.

On retourne dans la saUe de Prométhée et passe à dr. dans un corridor: portraits, par Raphaël (?; n» ^^\Lorenzo Costa (3<6), Mnnteqna (375), Franciabigio (43); 207, Rtdolfo Ghirlandaio, an Orfèvre; 370, école de Léonard de Vinci, St Jérôme; portraits en miniature des xvi«-xvui« s.

Salle de la Justice. *409, Seb. del Plombo, portr. d'un homme barbu, peint sur ardoise; 403, Ang. Bronzino, portr. du duc Cosme I"' 408, P. Lely, Olivier Cromwell, offert par celui-ci au grand-duc Ferdinand II; 495, *54, le Titien, portr. de ïommaso Mosti (1.526), portr. de l'Arétin, le fameux pamphlétaire (lo4o); 405 161 Bonifazio, Jésus enfant au milieu des docteurs. Moïse sauvé dès eaux; 121, 128, Moroni, portr. d'homme et portr. de femme • 3, le Tintoret, Amour, Vénus et Vulcaiu ; en outre, plusieurs bons portr. par le Tintoret. — Salle de Flore: Vénus, marbre de Canova; paysages de Gasp. Poussin, Ruisdael, et aigres; 434, Anq. Bronzino', portr. d'un ingénieur; 133, Salvator Rosa, une BataUle — Salle des Enfants (Sala de' Putti): paysages de Sal-

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vator Roea (470, la Forêt des Philosophes), Paul Bril et du Dominiquin.

Les pMSoniirs munies de cartes d'entrée (v. p. 159-160) pourront encore visiter Centrée, dans la Vcour du palais Pitti): à g., au rez-de-chaussée, le cabinet de l'argenterie et la collection des porcelaines (Collezione degli Argenti antichi e délie C'cramiche), renfermant des objets de grande valeur ayant appartenu aux Médicis, mais rien que l'on puisse attribuer avec certitude à Bcnvenuto Cellini; — à dr., par l'escalier, les appartements royaux du !«■ étage, qui donnent une idée de l'ensemble et méritent aussi d'être vus à cause de leur somptueux ameublement. Parmi les tableaux, une prétendue Pallas, peinte par Snndro Botticelli pour Laurent le Magnifique et représentant le Génie des Médicis saisissant un Centaure par les cheveux: c'est peut-être une allusion à un attentat déjoué.

Le *jardin Boboli (pi. A-D7) s'élève en terrasse derrière le palais Pitti, sur le versant de la colline. Entrée, à l'angle E. de la place Pitti, v. p. 159 et 193. Ce jardin, dessiné sous Cosrae I" en 1.550, et décoré d'un grand nombre de vases et de statues en marbre, est un délicieux lieu de plaisance qu'une foule joyeuse anime les dimanches. Dans la grotte, en face de l'entrée, copies de quatre statues inachevées de prisonniers, modelées par Michel- Ange pour le tombeau de Jules II (p. 256; originaux à l'Académie, p. 179), Au-dessus de Y Aynphitliéâtre (pi. C7) et de la fontaine de Neptune (pi. CD 7), une statue de l'Abondance par Pietro Tacca. Sur l'îlot du bassin occidental ( Vasca delV Isolottn, pi. B7), se voit une statue colossale de l'Océan par Jean Bologne. Points de vue charmants sur Florence, ses églises et ses palais, particulièrement du toit du Casino Belvédère (pi. D7; pourb., 15 ou 20 c).

VTI. Environs de Florence.

Le '^viale dei Colli, une des plus belles promenades de l'Italie, est une route établie depuis 1868 sur les collines au S. de Florence, entre la Porta Eomana (pi. A 7) et la Barriera S. Niccolô (pi. H 8). Il a plus" de 5700 m. de long et est bordé de jolies plantations, de haies de rosiers, de platanes, d'ormes, de lauriers-cerises, et il offre des vues .splendides. Il faut 2 ou 3 h., y compris un arrêt, pour en faire le tour en voiture (taxe majorée hors de la ville, v. p. 158), et pas beaucoup plus à pied si l'on utilise l'omnibus allant de la place du Dôme à la Porta Romana et les tramways n"* 6 et 5, mentionnés p. 158, dont le premier passe à la place Michel-Ange (p. 197), le second à la Porta S. Niccolô.

La partie occidentale du viale dei CoUi, près de la Porta Romana, d'où part aussi une allée bordée de cyprès et de chênes toujours verts conduisant à l'auc. Villa Poggio Impa-iale, s'appelle d'abord viale Machiavelli (pi. AB 7-8). La route s'élève en lacets, prend au delà du rond-point dit piazzale Galileo le nom de viale Galileo et se dirige à mi-côte (coup d'œil sur S. Miniato, p. 197) sur le

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