Le roi Ferdioand I", de Naples, dont le nez était énorme
2. L'édition officielle de Le Monnier porte une autre version, dont le sens est beaucoup moins logique. Il m'est permis de rétablir ici le texte de Giusti ; j'ai eu sous les yeux une copie faite sur un manuscrit autographe. Voici le passage, tel qu'il doit être lu :
Fruttà il carbone, Nellarivendita, Dal cor di Cesare, A un mio padrone Titol di re — Et il nastro a me.
1^ lecteur a compris qu'il s'agit ici de charbonnerie.
m&sqacs de tout pays , la chandeile de saif ' et ceux qui rallumèrent!
c Depuis 1 830, soit dit entre nous, je portai aux nues les trois jours. Je loue les fanfaronnades de Modène, je lis les journaux de toutes couleurs , je pleure Fltalie avec les libéraux et au besoin j'en dis des pouilles!
« Viwnt arlequins et pantins et le roi Ghiappini *! Vivent les masques de tout pays, la Charte, les trois couleurs et le crimen Ixsx,
c Maintenant je suis vieux, mais avec 1 oreîUe, par habitude et par plaisir, prenant au vol certains vocables, je m'exerce encore tranquillement, et, sous Tégide du président, je mange ma pension et je mène une râ de pape.
« Vivent arlequins et pantins et fins museaux! Vivent les masques de tout pays! Vive qui sait tendre l'oreille î
« Que j'ai wl de chutes, Seigneur! L^un a perdu le crédit, l'autre le souffle, qui la tête *, qui l'État, mais les ânes sont tombés les quatre fers en l'air; nous, i-aillants hommes, nous sommes toujours sur nos pieds, mangeant les fruits du mal de tous.
« Viwnt arlequins et pantins et devins ! Vivent les masques de tout pays! ^'ive Brighella * qui paye nos dépenses! »
On le voit, c'est un peu le Paiîlaxse de notre Béranger, et cette conformité de sujets plutôt que de manière , et de vocation plutôt que de talent, a souvent fait rapprocher les deux poètes. On a dit de Giusti qu'il est le Bé-