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CARACTÈRE DE U DEUXIÈME PÉRIODE

les Italiens, sommés de les résoudre au nom delà civilisation et au nom de Tidée nationale, s'étaient lancés dans ce champ d'épreuve avec toute Tardeur que donne Tespérance, et des conquêtes rapides et prodigieuses semblaient promettre la réalisation prochaine de Tidéal chrétien.

Enfin, de tous ces débats, de toutes ces révolutions avait surgi la question capitale, résumant et dominant toutes les autres, la question des Guelfes et des Gibelins. El lé travail d'enfantement avait recommencé de plus belle. La deuxième période, la période décisive, s'était ouverte dans les conditions les plus favorables : à travers les divisions et les rivalités des peuples italiens, on sentait vivre une âme nationale, et tous avaient conscience d'un but commun et supérieur à atteindre.

C'est pour saisir à sa racine le principe même du droit social selon l'Évangile, que des luttes formidables s'engagent, que les peuples se passionnent, que les poètes chantent, que les grands hommes d'État entrent en scène, et que, dans les œuvres des lettres et des arts, éclatent des intuitions lumineuses. Dans le treizième siècle, c'est Dante ; dans le quatorzième, c'est Pétrarque; dans le quinzième, c'est Machiavel, et avec ces sublimes esprits des légions de grands écrivains et de grands artistes ; tous génies universels par le côté idéal et divin de leurs aspirations, tous aussi ardents patriotes.

Et cet immense mouvement d'idées, cet effort gi-

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