LOI DU
L’année d’Orient grava ses vœux patriotiques pour la France sur les rochers de Syène, à la frontière extrême de l’Egypte vers le midi. A son tour la France manifesterait enfîii sa gratitude envers ces phalanges savantes et guerrières qui portèrent son nom jusqu’aux conHas de la Nubie, et en maintinrent héroïquement l’honneur et la renommée.
Un second obélisque est resté à Louqsor la propriété de la France. Le gouvernement hésitera-t-il entre quelques dépenses nécessairement limitées , et le transport à Paris de ce second obélisque ? on ne ,
ÀVERTISSEMEHT.
doit pas le craindre. Deux ou plusieurs monuments de cet ordre ne se voient que dans l’ancienne capitale du monde, et païenne ou catholique, elle n’a point cessé de s’en enorgueillir ; pourquoi la capitale de la France renoncerait-elle à l’avantage d’ajouter ces prodiges des arts de l’antiquité aux magnificences de l’industrie moderne.^
Enfin c’est dans les inscriptions de l'obélisque laissé à Louqsor que sont mentionnés les obélisques mêmes, les circonstances, les souverains qui les ont fait ériger, et par là leur date certaine. La réunion des deux obélisques à Paris est donc commandée par un but d’utilité et de convenance tout à la fois, et par l’intérêt de l’histoire et des arts ; car la connaissance certaine de l’époque d’un monument est un des points essentiels de son étude, un des meilleurs moyens d’apprécier avec équité ses divers mérites.
J’exprime ici un vœu : d’honorables suffrages lui donneront peut-être quelque valeur.