SCÈNE II Les Mêmes, LA MARQUISE
Didier, à sa mère.
■ — Tu viens de là-bas?
L'Obstacle Va
La .Marquise, gênée.
— Oui. {Reg.ird triste à Ilorniis.) Didier.
— Ile bien, notre chère Estelle?
La Marquise, froidement.
— Elle va mieu.x.
Didier.
— Enfin!... j'ai cru qu'elle allait mourir, celle-là aussi, pour nous retarder encore. {Riajit.) C'est d'un égoïsme épouvantable, ce que je dis là.
HoRNus, souriant.
— Mais si naturel !
Didier, à la marquise.
— Tu vois, j'étais en train de lui montrer notre futur chez nous. (Surprenant le geste navre de sa mère, et la câlinant.) Ne sois donc pas jalouse, tu en auras ta part de ce bonheur qui te fait envie..., tu entreras ici qu:\nd tu voudras, comme tu voudras.... D'abord, je te connais, on aurait beau t'interdire l'entrée, il n'y a ni portes ni fenêtres
pour t'empécher d'arriver jusqu'à ton garçon. (.1 Hormis.) Tu sais ce qu'elle m'a fait pendant ma campagne de Tunisie.... Nous étions en expédition dans le sud. .. Le pays perdu... un soleil... des fièvres.... Un matin, je sortais de ma tente ; mon ordonnance me crie : « Mon lieutenant, une dame pour vous. » Je me retourne : « Tiens! maman l » Elle était venue tout droit, toute seule, et aussi tranquille....
La Marquise.
— Pourquoi pasr puisque tu y étais.
Didier, Fembrassant.
— Ah! chérie.
L'OHtciclc