‹ L'obstacle, pièce en 4 actes. Illus. de Bieler, Gambard, Marold et MontégutChapitre 22 sur 57 · SCÈNE II Les Mêmes, LA MARQUISE · texte numérisé non relu

SCÈNE II Les Mêmes, LA MARQUISE

Didier, à sa mère.

■ — Tu viens de là-bas?

L'Obstacle Va

La .Marquise, gênée.

— Oui. {Reg.ird triste à Ilorniis.) Didier.

— Ile bien, notre chère Estelle?

La Marquise, froidement.

— Elle va mieu.x.

Didier.

— Enfin!... j'ai cru qu'elle allait mourir, celle-là aussi, pour nous retarder encore. {Riajit.) C'est d'un égoïsme épouvantable, ce que je dis là.

HoRNus, souriant.

— Mais si naturel !

Didier, à la marquise.

— Tu vois, j'étais en train de lui montrer notre futur chez nous. (Surprenant le geste navre de sa mère, et la câlinant.) Ne sois donc pas jalouse, tu en auras ta part de ce bonheur qui te fait envie..., tu entreras ici qu:\nd tu voudras, comme tu voudras.... D'abord, je te connais, on aurait beau t'interdire l'entrée, il n'y a ni portes ni fenêtres

pour t'empécher d'arriver jusqu'à ton garçon. (.1 Hormis.) Tu sais ce qu'elle m'a fait pendant ma campagne de Tunisie.... Nous étions en expédition dans le sud. .. Le pays perdu... un soleil... des fièvres.... Un matin, je sortais de ma tente ; mon ordonnance me crie : « Mon lieutenant, une dame pour vous. » Je me retourne : « Tiens! maman l » Elle était venue tout droit, toute seule, et aussi tranquille....

La Marquise.

— Pourquoi pasr puisque tu y étais.

Didier, Fembrassant.

— Ah! chérie.

L'OHtciclc

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