LES MÊMES, LA COMTESSE
LE MARQUIS
La comtesse... {IL s'avance vers elle, lui tend la main, et dit tout le commencement de cette scène, en l'amenant à petits pas jusqu'au premier plan à droite oii se trouvent la baronne et le chevalier). J'ai rempli ma mission, comtesse, la personne dont vous m'avez remis les tablettes et qui n'est autre que l'ambassaleur de France à Madrid... LA COMTESSE {étonnée).
USiii !
LE MARQUIS
Brûle du désir de vous prouver qu'il n'est pas indigne de vos bontés... et dès que vous le permettrez... il viendra se jeter à vos pieds...
LA COMTESSE
L'ambassadeur de France à Madrid .#. que siguifie?
LE MARQUIS
Rassurez-vous, comtesse... il est décidé à refuser ce titre... si la marquise de Tliémines sa femme... exige qu'il renonce à cette haute faveur de Sa Majesté...
LA COMTESSE
A la bonne heure... Mais on n'exigera pas, cou-
sin, un pareil sacrifice... N'avez-vous rien de plus à ne dire... monsieur le marquis?...
LE MARQUIS
Si fiiit !. . . un secret eu trois mots... Mais pour rompre mon vœu, le tête-à-tête est inJispensablf... (démasquant la baronne et le chevalier) et nous ne sommes pas seuls.. .
Antoinette...
LE CHEVALIER
Elle ! mon Dieu !
LE MARQUIS
Baronne^ permettez-moi de vous présenter ma femme...
LE CHEVALIER
Sa femme !... Ah 1 le traître !
LA BARONNE
Eh quoi ! ma sœur?...
LE MARQUIS
Nous nous marions dans qriinze jour>,et le lendemain nous parlons pour Madrid.
LE CHEVALIER
Pour Madrid... Mais ils reviendront...
LA BARONNE
Quelle faute, Antoinette !.. . Mais c'est un cœur en ruines...
LA. COMTESSE (souHant).
Bah ! Les morceaux en sont pent-être bons...
LE CHEVALIER (à part).
Ah ! à leur retour. . . Je me vengerai. . . Mais rommdit?... Ah! Je demai.dt'rai àla baronm !
La toile tombe.
Blois. — Typographie de CHlAtD, rue Picrie de tlols, <•{«