I. L'OBSTRUCTION DE LA BRONCHE FACTEUR D’ATELECTASIE
De nombreux travaux expérimentaux ont montré la réalité de l’atélectasie par obstruction bronchique,
TRAUBE, en 1871, établit ce fait expérimentalement, puis, en 1879, Licnren le vérifie et étudie la vitesse de résorplion des divers composants de l'air, à l’intérieur des alvéoles. Il montre aussi l'importance du facteur vasculaire dans la pathogénie de l’atélectasie ; quand les vaisseaux sont liés en même temps que la bronche, la résorption aérienne ne se fait pas.
Par la suite, Wrrn el ANDRUS, JACOBAEUS, CoRYLLOS el BrrNBAUM, Apam et ses collaborateurs, VAN ALLEN, STIVEL- MANN, GARCIA, OTERO et VOLONTERIO, etc... etc... ont repris l'étude de lobstruclion bronchique. Citons enfin la thèse de CHABOURNE qui apporte une belle mise au point, avec des vues originales sur la question, et les travaux de Kou RILSKY el ANGLADE dont la partie expérimentale est particulièrement importante et soignée.
Tous ces travaux ont démontré que l’occlusion mécanique d'une bronche à pour résultat la résorption de l'air contenu dans les alvéoles et l’atélectasie du parenchyme. GARCIA et OTrERo ont montré en plus que l’atélectasie expérimentale était exactement semblable à l’atélectasie pathologique humaine, tant des points de vue histologique que clinique et radiologique.
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En même temps, d’ailleurs, de nombreuses observations cliniques d’atélectasie imputable à l’obstruction bronchique étaient rapportées.
Passons rapidement sur les observations d’'obturations par corps étrangers avec alélectasie consécutive : la symptomalologie clinique et radiologique disparaissant rapidement après l’ablation du corps étranger sous bronchoscopie ou après son rejel par la toux (CHEvVALLIER-JACKSON, LEr, Tucker, AUCOIN et SOULAS.)
De même, nous ne faisons que rappeler les observations concernant des atélectasies transitoires chez des tuberculeux pour obturalion de la bronche par un ganglion caséeux ayant ulcéré la paroi bronchique et bouché la lumière du conduit aérien, ou encore l’atélectasie post-hémoptoïtique par caillot obturateur. Nous aurons l’occasion de revenir sur ces Cas.
On peut tenir pour parfaitement démontré que la résorplion de l'air dans le parenchyme pulmonaire suit l’obluration bronchique.