I — INFLUENCE DU SIÈGE SUR LA DURÉE DE LA SURVIE
« Plus haute est la ligature de l’intestin et plus brève est la survie de l’animal », telle est la loi qui ressort des recherches expérimentales poursuivies par B. Auché sur le lapin et qui s'applique parfaitement au chien. « Survie de vingt-quatre à quarante huit heures quand on ferme le duodénum ; de cinq à six jours quand on obstrue la partie moyenne de l’iléon ; de dix à douze jours quand on jette la ligature tout près du cæcum », tels sont les chiffres établis par les expériences de H. Roger et qui sont confirmés par de nombreux auteurs.
IT. — INFLUENCE DES ANASTOMOSES, SUR LA SURVIE AU COURS DE. L’OCCLUSION INTESTINALE
L’expérimentation permet de faire varier ce temps de survie des opérés: nous insisterons sur la coexistence de l’occlusion et d’une anastomose, réalisée par divers expéri-
FiG. 1 (empruntée au professeur H. Roger).
Réalisation de diverses occlusions intestinales après gastro-entérostomie.
mentateurs : Draper, H. Roger, H.-B. Kisberg et J.-W. Draper.
Draper a pratiqué sur des chiens une gastro-entérostomie « potentielle », disposant l'opération de telle facon que la bouché stomacale ne commençait à fonctionner qu’au bout de soixante-douze heures. S’il pratique (fig. 1) une
FANS VERS
ligature au-dessous de l’abouchemént du canal pancréatique (en À), la mort survient en moins de trois jours, même si on a eu le soin de faire le drainage de la bile ; quand la ligature est placée sur le pylore (en C), l’animal survit ; il survit également quand on lie l’intestin entre le
F16. 2 (empruntée au professeur Pierre Duval). Expériences de H.-B. Eisberg et J.-W. Draper.