‹ L'occlusion intestinale expérimentale chez le chienChapitre 9 sur 16 · ST 0 ERA · texte numérisé non relu

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pancréatique (en B) permet une survie de plusieurs semaines et même plusieurs mois.

H. Roger a répété les expériences de Draper. Il a pratiqué sur des chiens une gastro-entérostomie, Quinze jours plus tard, les animaux étant complètement remis de la première opération, il a jeté sur le duodénum une double ligature en À et en C. Les animaux sont morts en quarantehuit heures. Sur d’autres chiens, il n’a placé qu’une seule ligature, soit au-dessous du canal pancréatique, en 4, soit à une certaine distance de son embouchure, en B. Dans le premier cas, les animaux suecombent rapidement en quarante-huit heures. Dans le second, l’animal reste en parfait état de santé.

H.-B. EKisberg et J.-W. Draper ont rapporté une expérience complexe, mais qui confirme d’une manière élégante .le rôle de la région duodénale dans la détermination des accidents de l’occlusion intestinale. Les auteurs (voir fig. ?, empruntée au professeur Pierre Duval) transplantent le duodénum. Le duodénum est séparé ; la partie pylorique du duodérum et le pylore sont fermés. La section inférieure est anastomosée à l’iléo-jéjunum. On pratique enfin une gastro-JéjJunostomie postérieure. Deux à trois semaines après, lorsque le chien est rétabli, on pratique une occlusion à 39 centimètres de la gastro-entérostomie, mais avant le point où le duodénum est abouché à l’intestin. Sur des animaux de contrôle, on pratique une simple occlusion au même niveau. Tandis que les animaux de contrôle succombent en six jours, les animaux ainsi opérés survivent dix-sept jours en moyenne.

Cés exemples sont suffisamment nombreux pour démontrer la gravité de l’intoxication duodénale.

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IIL — INFLUENCE DE CERTAINS LAVAGES DE L’ANSE OBSTRUÉE SUR LA SURVIE AU COURS DE L’OCCLUSION INTESTINALE

Le lavage à l’éther de l’anse intestinale a retenu l’attention de plusieurs expérimentateurs. L.-R. Dragstedt, J.-J. Moorhead et F.-W. Burcky isolent une anse intestinale, qu'ils ferment aux deux bouts, et rétablissent la continuité de l’intestin par la suture des deux parties d’intestin sectionné. Les animaux succombent tous en quelques jours, par suite d’une perforation de l’anse isolée engendrant une péritonite généralisée. Si on lave l’anse intestinale avec une certaine quantité d’éther, la mort peut ne pas se produire.

Pour certains auteurs, cette survie s’explique par l’action antiseptique de l’éther, qui aurait stérilisé la muqueuse intestinale. Pour d’autres auteurs, l’éther déterminerait une coagulation du protoplasme des cellules intestinales, d’où suppression du suc intestinal ; et, de fait, l’utilisation d’astringents (tannin, alun) donne des résultats de même ordre.

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