CHAPITRE X
Dans une période de sept mois, la Comédie- Française avait donné environ 180 représentations S dans lesquelles on joua 150 fois Molière, Corneille, Racine, Regnard, Voltaire et Beaumarchais, sans compter le répertoire de second ordre : Montfleury, Lafosse, Le Sage, Diderot, Goldoni, Ducis, Picard, Alex. Duval, Etienne, C- Delavigne et Mazères.
Voici le tableau des recettes :
Décembre 4837 25.663' 25
Janvier 4838 40.009 46
Février » 48.497 50
Mars « 45.589 75
Avril » 47.842 75
Mai » 17.536 54
Juin « 27.547 68
Soit un (otal de 432.386^93
qui représente une moyenne de 48.912 fr. 40 par mois.
En somme, il y avait un déGcit d'une quarantaine de mille francs, dont 25 à 28,000 avaient été dépensés pour le Camp des Croisés seulement, et sur lesquels il avait encore fallu acheter des costumes et des accessoires pour le répertoire courant et créer tout le matériel du théâtre et jusqu'au mobilier des loges.
M. Védel insistait pour essayer une seconde campagne, mais les Sociétaires ne voulurent plus entendre parler de TOdéon. L'expérience semblait leur démontrer qu'il est dangereux de se faire concurrence à soi-même. Leur privilège en resta là; et l'Odéon put alors servir de