‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et litte?raire du Second The?atre Franc?aisChapitre 170 sur 221 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

La première nouveauté représentée dans cette année célèbre fut, le 10 janvier: Amodr et bergerie, comédie •en un acte, en vers, de Jules Barbier, petite pièce d'une simplicité tout à fait champêtre, qui réussit. « Cette poésie n'est point virile encore, mais elle a le charme naturel de l'adolescence; les hexamètres de M. Barbier sont encore couverts de poil follet; rasez-les souvent et de près; le duvet devenant barbe, on en fera des sapeurs, ils ont déjà tous la taille, douze pieds ^ » (Delaunay, M"* Grassau.)

Le i5 janvier, le Protégé de Molière, comédie en un acte, en vers, de MM. P.-J. Lesguillon et Déaddé Saint- Yves. Le protégé de Molière, c'est Racine, épris de la Béjart, qui le vient consulter sur ses tragédies. Rien à signaler dans cet à propos, hormis quelques vers à l'adresse du public de l'Odéon, que Lesguillon avait ajoutés afin de le gagner pour une grande pièce de lui, alors en répétition, et qui devait passer quelques jours après. Delaunay fut charmant dans le rôle de Racine. (Larochelle, Anselme; M"" Martelleur et Saint- Hilaire.) Outre cet à propos, on lut une pihce de vers de Jules Barbier, et Leinaire chanta une cantate.

Le 8 février^ Lesguillon donne sa comédie en cinq époques, en prose. Le dernier Figaro, ou Cinq journées

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