‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et litte?raire du Second The?atre Franc?aisChapitre 22 sur 221 · La police défendit le titre de Saint Louis · texte numérisé non relu

La police défendit le titre de Saint Louis

2. On fit des parodies de cette pièce, une au Vaudeville : le Gueux; une autre à la Porte-Saint-Hartin, jouée par Potier : Jocrisse Paria... Voir aussi le Paria travesti, on la Pagode faubourienne, etc.

actes, en vers, de Casimir Delavigne, pièce philosophique à la façon de VAlzire de Voltaire, obtint un succès d'enthousiasme. Les chœurs, T hymne des brahmes au soleil, leur cantique du jugement dernier, furent proclamés par toute la presse comme des morceaux lyriques du premier ordre. (Éric- Bernard, Joanny, Lafargue, Provost; M'^" Falcoz et Dutertre.)

Une année a suffi entre les mains inexpérimentées de Geniil pour mettre TOdéon au plus bas, et pour décider les comédiens à renoncer à l'association fondée sur le modèle de la Comédie-Française. Incertains de leur sort, forcés de faire relâche souvent à cause de la rigueur de rhiver, plus souvent encore par le manque de spectateurs, ils adressent au ministre une requête pour demander que l'État prenne en main leurs intérêts sous la forme d'une régie intéressée. Cette combinaison, disent-ils, peut seule sauver notre établissement d'une ruine certaine. En attendant la réponse du ministre, Geniil donne, le idjan-viei\ entre le Paria et les Fourberies de Scapin^ un intermède en six couplets, composés par lui et Désaugiers, en l'honneur de Molière. Toute la troupe vint chanter, devant le buste de Houdon et sur l'air du vaudeville de M"* Scarron, ce singulier à-propos.

Le i6 janvier^ on joue pour la première fois le Roman (Tune heure^ charmante petite comédie en un acte, en prose, d'Hoffmann, sifflée en 1803 au Théâtre- Fran-

Page 1