‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et litte?raire du Second The?atre Franc?aisChapitre 28 sur 221 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

quième représentation, il retoucha sa tragédie, on Ja reprit en septembre et elle obtint alors un succès mérité. (Joanny, M"' Petit.)

Le d6 juiriy brillante réussite, pour l'anniversaire de Corneille, de Pierre et Thomas Corneille, à-propos en un acte, en prose, de MM. Romieu et Monnières. Samson , Lafargue et Duparai ont été excellents ; M"*, Milieu a partagé leur succès, dans un rôle de soubrette.

On diminue le prix des places et on fait un tarif d'été, le 29 juin, à l'occasion de la Saint-Pierre. Pour cette solennité on donne le Baron d'Albikrac^ comédie en cinq actes, en vers, de Th. Corneille, retouchée et réduite à trois actes, avec prologue en vers, par M3I. Abel Hugo et J.-J. Ader. Arrangement malheureux, dans lequel on n'a remarqué et applaudi que le prologue, dit admirablement par Samson.

Le 30 juin. — L'Innocence de la campagne, comédie en trois actes, en prose, par MM. ***, n'eut que deux représentations, si tumultueuses qu'il fut impossible d'en risquer une troisième. (Duparai, Provost, Samson;. M"" Wenzel et Anaïs.)

Le 2i juillet. — Les procustes du Baron d'Albikrac,

• renforcés cette fois de Romieu, mettent en trois actes le Tambour nocturne de Destouches et échouent comme la première fois.

Le i4 août, on devait jouer les Précepteurs , comédie en cinq actes, en vers, de Fabre d'Êglantine, mais une heure avant l'ouverture des bureaux, des bandes placées-

sur Taffiche annoncèrent que cette pièce était retardée par indisposition. Quelques personnes ont prétendu qu'elle avait été défendue par ordre; elle avait cependant été autorisée par la censure. Mystère !

Le 24 aoûlj pour la représentation gratuite annuelle, les Français en Espagne^ à -propos-vaudeville d'Abel Hugo et A. Vulpian. (Duparai, Provost, Samson; M"" Falcoz, Georges cadette.)

Le 24 septembre. — Le Frère et la Sœur, drame en quatre actes, en prose, de Camus-Merville, inspirée du quatrième mémoire de Beaumarchais. On avait prêté à celte production plus d'importance que l'auteur n'en avait attaché lui-même. Quoique bien jouée, elle ne tint pas l'affiche longtemps. ( Perrier, Bocage, David, Samson; M"* Anaïs.)

Le 20 octobre. — La Reine de Portugal^ tragédie en cinq actes, d'Ambroise Firmin-Didot. Encore le sujet d'Inès de Castro. Faiblement écrit, cet ouvrage eut un succès d'interprétation, résultat suffisant pour un homme qui ne s'occupait de littérature que par délassement.

Après les arrangeurs et les compilateurs, les mutilateurs se mettent de la partie : le 5 novembre, la Maison à deux porteSy comédie en cinq actes, en prose, de Cailhava, que M. Ménétrier, acteur de l'Odéon, a réduite à trois actes, est accueillie plus que froidement. Samson s'y fit applaudir. (Duparai, M'"*' Milieu et Brohan.)

Le /i novembre. — Le Tribunal secret, tragédie en cinq actes, de M. Léon Thiessé. Le défaut d'intérêt, une

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