CHAPITRE IV
sur la musique de Gimarosa, arrangée par M. Grémont (imitation de V Imprésario in angustia : le Directeur dans rembarras) . Demi-succès.
Le 7 septembre. — Les trois Cousins, ou Vlndé-cision, comédie en un acte, en vers, de M. de Rancé, réussit.
(Thénard, Joly (Volnys) ; M"*' Millen, Anaïs.)
Le 28 septembre. — Alain Blanchard, citoyen de flowen, tragédie en cinq actes, de M. Dupias fils. Qui est-ce qui disait que nul n'est prophète en son pays? L'auteur avait fait représenter cette tragédie à Rouen, sa ville natale, la veille de la première à TOdéon. Elle réussit dans la Seine-Inférieure, mais sombra sur la scène parisienne.
(Joanny, E. Bernard, A. Gêniez, Beauvallet; M"^* Valmonzey et Gharton.)
Le 8 septembre. — Le Mort dans Vembarras, comédie en trois actes, en vers, de de Wailly et Duval. Demi-succès. On a nommé : « MM. Gustave et Léon. »
(Provost, Samson, M^^ Anaïs.)
Le Si octobre. — La Dame du lac, opéra-seria en
uatre actes, paroles de MM. d'Ëpagny, Miel, Th. Sauvage et Auguste Rousseau, musique de Rossini,- arrangée sur les paroles françaises par M. Lemierre de Gorvey. Gelte imitation de la Donna del Lago obtint un succès complet et fructueux.
(Lecomte, Margaillan, Gœuriot, Bultel; M"** Lemoule, Montano et Albert.)
Le 4 novembre (spectacle gratis à tous les théâtres) :
7î L'ODÉON,
Les deux Adjoints, ou Dansera^t-on ? comédie-vaudeville en un acte, de MM. Yulpian, Lassagne et Ledoux; succès mérité. Voici l'un des couplets du vaudeville final :
AIR : La ronde du Maçon,
En tous lieux, c&lmanl les alarmes, Faisant partout régner la paix, De l'indigent séchant les larmes, Voilà bien nos princes français.
Vous, dont rincendie et Torage Viennent dévaster l'héritage, Vous tous que le malheur frappa.
Du courage! (bis,) Les Bourbons sont toujours là !
Le d7 novembre. — Préciosa, ou /a floA^mtenne^ opéracomique en trois actes, ou plutôt drame en prose de Th. Sauvage, avec ouverture et chœurs de Ch.Weber. Dès la première pièce, au début du spectacle, le parterre avait appelé le directeur et l'avait interpellé à propos du remplacement de Samson par Arnaud, qui avait dû quitter la scène devant les marques du mécontentement général. Ce début n'annonçait rien de bon; aussi, malgré la musique de Weber, Préciosa ne vit la rampe qu'une ïois. L'orage gronda dès le premier acte et alla crescendo jusqu'au moment où il ne fut plus possible d'entendre une note de l'orchestre. Le ridicule du dialogue et l'insuffisance de la principale interprète furent, paratt-il, les causes principales de cet insuccès. Les rires et les sifflets alternèrent toute la soirée, jusqu'à la chute du rideau. On croyait la soirée finie, quand le parterre eut la fantaisie de savoir, de la bouche du directeur, la fin de