‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 100 sur 218 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

1795-1790-1 707. Pétitions pour obtenir le retour des artistes du cidevant Théâtre-Français. — La journée du 13 vendémiaire à la salle du faubourg Saint-Germain. — Projets de Poupart-Dorfeuille. — Arrêté du Directoire affermant la salle pour trente années. — L'Odéon. — Tableaux de troupe. — Concerts et Thiases.

En janvier 1795, les, sections de V Observatoire, de Maral, de Challier , du Pont-Neuf, de Mutius Scœvola et de l'Unité présentent à la Convention nationale une pétition réclamant avec instance le retour des artistes du cidevant Théâtre-Français dans leur ancienne salle du faubourg Germain. Cette pétition est renvoyée au comité d’instruction publique.

Le'30 mars (10 germinal an III), les treize sections composant le faubourg Germain entretiennent la Convention du même objet. Une députation de commissaires est introduite et se présente à la barre de l’Assemblée; l’orateur de la députation demande, au nom de la justice, de l’intérêt général et de la propagation de l’art dramatique, le renvoi de la pétition aux comités réunis d’instruction publique et des domaines (section des finances) : « Législateurs, dit-il, la Convention sentira jusqu’à quel point il est utile pour la nation, comme propriétaire d’immenses domaines au midi de Paris, de

faire revenir ces artistes clans le local qu’ils occupaient.

uoru les volumes épars sont entre les mains de plusieurs particuliers, et dont la collection complète n’est au pouvoir de personne. Réunissez-les promptement, vous aurez un chef-d’œuvre ; différez quelque temps, il n’en restera plus que le souvenir et des regrets. »

« La justice exige impérieusement leur retour dans le faubourg Saint-Germain, centre de T Instruction publique. »

Un membre appuie le renvoi, qui est décrété par la Convention , pour en faire le rapport duodi prochain , 22 germinal. Ledit jour, M avril, Daunou fait le rapport au nom des comités 1 ; mais il était écrit qu’avant de redevenir salle de spectacle, l’ancienne Comédie-Française serait encore le théâtre d’événerçients politiques.

En effet, le 1 er octobre 1795, les sections royalistes de Paris décident que l’assemblée centrale des électeurs , en lutte ouverte avec la Convention, se réunira le lendemain dans la salle du Théâtre de l* Egalité (ci-devant de la Nation) et qu’elle y sera protégée par les sectionnaires en armes.

Un décret du 2, déclarant cette réunion illégale, en ordonne la dissolution par la force. La Convention dut envoyer des troupes pour faire évacuer ie théâtre et avoir raison de cette résistance; elle arme un bataillon de patriotes et nomme un comité de défense.

comparons à l’édition d’un ouvrage estimé,

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