‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 102 sur 218 · Histoire de la Révolution française, t. VII, p · texte numérisé non relu

Histoire de la Révolution française, t. VII, p

le théâtre avec agitation. On n’osait rien délibérer, rien décider.

« En apprenant l’arrivée des officiers de police chargés de lire le décret, on courut sur la place de l’Odéon. Déjà la foule les avait entourés ; on se précipita sur eux, N on éteignit les torches qu’ils portaient, et on obligea les dragons à s’enfuir. On rentra alors dans la salle du théâtre, en s’applaudissant de ce succès; on fit des discours, on se promit avec serinent de résister à la tyrannie; mais aucune mesure ne fut prise pour appuyer la démarche décisive qu’on venait de faire. La nuit s’avançait; beaucoup de curieux et de sectionnâmes se retiraient ; la salle commença à se dégarnir, et finit par être abandonnée tout à fait à l 'approche de la force armée, qui arriva bientôt. En effet, les comités avaient ordonné au général Menou, nommé depuis le à prairial (24 mai) général de l’armée de l’intérieur, de faire avancer une colonne du camp des Sablons. La colonne arriva avec deux pièces de canon et ne trouva plus personne ni sur la place, ni dans la salle de l’Odéon. »

Ce fut encore du Théâtre de l'Égalité que, le lendemain 13 vendémiaire, les sections insurgées du faubourg Saint -Germain, sous les ordres du comte de Maulevrier, partirent pour attaquer les Tuileries par les ponts. La Convention les fit mitrailler et mit fin à la réaction thermidorienne.

Mais quittons ces tristes réalités d’un jour pour revenir à l’histoire de notre théâtre. La salle de clubs va redevenir, selon le style du temps, « le Temple chéri des Lettres » .

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