‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 105 sur 218 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

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remis en possession du théâtre de Bordeaux; mais ayant perdu sa mise de fonds, hors d’état de faire de nouvelles avances, il abandonne cette vaste entreprise, se fait pro-

fesseur de déclamation et commence à réunir les Eléments del’akt du comédien, qu’il publiera plus tard 1 2 3 sous le titre de l’Art de la représentation théâtrale considérée dans chacune des parties qui la composent.

Tel était le passé de l’homme éclaire qui voulait établir, dès 1795, un Odéon national, ouvrir une école dramatique * et «y développer en grand les principes peu connus de l’art oratoire et ceux du comédien ». On ne pouvait avoir de doutes sur son expérience et sa capacité ; il offrait toutes les garanties désirables. Aussi trouva-t-il promptement une compagnie de capitalistes amateurs, qui se chargea d’établir à ses frais cet Odéon 3 qu’il avait rêvé. C’étaient, en tête, l’architecte Le Clerc et son ami P. Le Page, dont nous parlerons plus loin.

Un arrêté du Directoire exécutif du 25 messidor an IV (13 juillet 4796) concède le ci-devant Théâtre- Français aux entrepreneurs Poupart- Dorfeuille et C ,e :

« Le Théâtre du Luxembourg est affermé pour trente ans consécutifs pour y établir un Théâtre national, y

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