Tome II, page
4. M. Alphonse Pagès en a donné à l’Odéon une traduction nouvelle qui réussit (1862).
Aude fit pour le Palais-Royal une parodie du drame à la modo sous le titre de Cadet-Rousselle misanthrope, que joua l’inimitable Brunet.
Au Vaudeville, on chantait l’éloge de cette pièce larmoyante :
« On pleuro en lisant les affiches,
On pleure en prenant les billets. »
En 1800, Misanthropie et repentir fut mis en vers au théâtre des Jeunes-Artistes de la rue de Bondy (Lepeintre aîné jouait Meinau).
changements faits à la seconde représentation, cette pièce obtint un succès très-mérite.
Le 2/, sixième anniversaire de la mort de LouisXVI, Brutus est joué le même soir sur les deux théâtres : celui de la rue de la Loi fut fermé le lendemain, et ne rouvrit que le 30 mai suivant, date de la Réunion générale.
L’Odéon. remis à flot par les trente premières recettes de Misanthropie et Repentir, donna, le 16 février , Une Journée du jeune Néron, comédie héroïco-burlesque en deux actes et en vers* avec un Intermède de l’auteur de l'Ami des Lois, qui n’obtint pas de succès le premier soir, malgré le talent qu’y déployèrent Saint- Fai, Grandménil, Dupont et Saint-Prix. Le nom deLaya ne fut demandé qu’après la deuxième représentation, donnée avec des corrections.
La triple entreprise de Sageret était trop lourde pour un seul homme; il ne put remplir ses engagements, et fut dépossédé par un arrêté du 17 février (29 pluviôse an VII) révoquant la concession trentenaire du 25 messidor an IV. En voici le texte :
« Le Directoire exécutif,
« Considérant que les conditions auxquelles l’usage de la salle de l’Odéon a été par lui concédé aux citoyens Dorfeuille et C' e n’ont point été remplies ,
« Arrête ce qui suit:
« 1° L’arrêté du 25 messidor an IV, par lequel cette cession a été faite, est rapporté ;