CHAPITRE XV
La seconde nouveauté donnée au Théâtre de la Cité par la troupe de Picard fut une tragédie en trois actes et en vers : Arsinous, de Delrieu, qui n’eut que trois représentations.
Le 29 juillet, l’Amant arbitre, comédie en un acte et en vers de Ségur jeune, obtint un succès mérité.
L’Enfant de l’amour, drame en trois actes et en prose, traduit de l’allemand de Kotzebue, tomba, quoique puisé à la source heureuse de Misanthropie et Repentir et retouché par l’auteur.
Vinrent ensuite:
Les Époux divorcés, comédie en trois actes et en vers de Desforges (2û août) ;
Dorpiiinte ou le Bienfaisant par ostentation , comédie en trois actes et en vers, de Gosse ;
Et enfin, 49 septembre, le succès de Sérapiiine et Mendoce, comédie en trois actes et en prose de Pigault- Lebrun (Picard, Vigny, M 1!es Molière et Beffroi) .
C’est à la Cité que débutèrent: M Uo Dubois (dans Dorine) et les deux sœurs Joly, filles de la soubrette regrettée.
Rentrés, le premier octobre, au Théâtre du Marais par l'Entrée dans le monde et le Voyage interrompu , les comédiens nomades donnent, le \li, une comédie nouvelle en trois actes de Puységur, le Juge Bienfaisant, qui attire la vogue à ce théâtre (Picard, Vigny).
. Puis, à partir du l 8r novembre, ils alternent au Théâtre Feydeau avec la troupe d’opéra-comique. C’est encore, le 5 novembre, une pièce de Picard qui commence
ccttc nouvelle campagne, quatre jours avant le 18 brumaire : Le Collatéral ou la Diligence à Joignxj , amusante comédie en cinq actes et en prose, qui obtint un immense succès et est restée au répertoire 1 2 ; Fauteur joua le rôle de F avocat Pavaret.
Le 23 novembre, les Hâbleurs ou l'autre Crac, comédie faisant suite à la pièce de Collin-IIarleville*, par Facteur Dégligny, jouant dans sa pièce, réussit encore.
Et, le 17 décembre, une comédie en un acte et en vers, les Épouseurs ou le Médecin des Fous , de Mimaut, n’eut qu’un succès peu soutenu.
Les comédiens sociétaires de l’Odéon donnèrent encore au Théâtre Feydeau :
Le 6 janvier 1800, les Voyageurs, comédie en trois actes et en vers, d’Armand Charlemagne.
Et le 30, Orphise ou la Partie de chasse , comédie en cinq actes et en vers, de Victor Famain. Cette pièce fut sifflée, on n’en put entendre que les deux premiers actes.
En février, ils annoncent la première des Rivales, mais ils ont cessé de jouer à Feydeau où le « beau » Garat donne plusieurs concerts. Bientôt même, le théâtre est fermé et son exploitation entreprise par une nouvelle compagnie, qui en fait la réouverture le h juillet 1800 par deux opéras-comiques, l'Amour filial et les Deux Journées.
Un mois plus tard, le h août, la troupe de Picard, après
1 . Ce n’était d’abord qu’un petit opéra-comique en un acte, refusé successivement aux théâtres Favart et Fovdeau : le Sol héritier.