‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 148 sur 218 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Le 25 du même mois, demi-chute de : le Cachet ou le Jaloux à l'épreuve , comédie en un acte, en prose, d’Hoffmann.

Le 5 octobre, le Parleur éternel, seconde pièce de Charles Maurice, comédie en un acte et en vers, fut représentée avec beaucoup de succès. Picard avait distribué tous les rôles muets de cette petite pièce, vrai monologue en réalité, à des chefs d’emploi dont le public attendait à chaque instant les répliques, ce qui jeta sur la représentation un comique assez piquant et inattendu; ces artistes étaient Picard, son frère, Bosset, M' ne Pélissier et M lle Devin. Après avoir demandé l’auteur, le public vit paraître Picard; il se disposait à annoncer M. Charles Maurice, quand Barbier (le parleur éternel) vint revendiquer le droit de faire lui-même l’annonce. Ce petit jeu de scène, tout h fait dans l’esprit de la comédie, eut le plus grand succès.

Les 19 octobre et 5 novembre, chutes des Portraits infidèles, comédie en un acte et en prose de Nanteuil, et du Jeune Mari, comédie en trois actes et en vers de Belin, bientôt suivies de deux succès : l’Avare fastueux, comédie en trois actes.el en vers, imitée de Goldoni, par Saint-Just (27 novembre) 1 , et les Filles a marier, comédie en trois actes et en prose de Picard, où jouaient,

Picard que, donnant depuis seize ans deux ouvrages par an au moins, entraîné par la multiplicité de ses occupations et la rapidité forcée de son travail, il ne pouvait donner rien d’achevé.

1. MM. Picard, Dorsan, Valcour, Valville, Picard jeune; M m ** Molé et Adeline.

à côté de l’auteur, son frère, Barbier, Vigny, M mcs Beffroi et Emilie Leverd (11 décembre).

Cinq pièces avaient été remises :

Les Bourgeoises de qualité ou la Fête de village, de Dancourt (h janvier).

Le Curieux Impertinent , premier ouvrage de Destouches.

Fan fan et Colas et sa, suite : Rose ;

et la Mère confidente, de Marivaux.

M lle Devin avait débuté avec succès.

Année 1806.

Cette année produisit 19 nouveautés, dont la première, Augustine, comédie en trois actes et en prose de Joseph Pain et Metz-Bilderbeck 1 , n’obtint qu’un succès douteux.

Le 21 janvier, chute du Capitaine Laroche, comédie en un acte et en prose.

Le 5 février, grand succès du Nouveau Réveil d’Épiménide, comédie épisodique en un acte'et en prose, avec vaudeville final et deux couplets sur l’empereur et l’impératrice ; dans un cadre ingénieux, successivement employé par Poisson, le président Hénault et Flins des Oliviers, cette pièce offrait une foule de traits plaisants et d’allusions flatteuses. Les hauts faits de Napoléon, rentré triomphalement après Austerlitz (2 décembre), étaient célébrés d’une manière indirecte; c’est du reste la seule ■

Le baron de Bilderbeck, auteur-amateur, collabora à plusieurs pièces de cette époque.

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