CHAPITRE XIX
gers de V imprudence , comédie en trois actes, en vers, d’A. J. Dumaniant.
Le 19 novembre, au bénéfice de Clozel : les Revers de la fortune , ou Gil Bios à la cour > comédie en trois actes, en prose, de M***, sifflée.
Le 3 décembre, les Projets de sagesse, comédie en un acte de Latouche, et le Faux Paysan, comédie en trois actes en vers libres, dont l’auteur, sifflé, garda l’anonyme: c’était Planard (10 décembre).
Avaient été remises au répertoire ou empruntées aux théâtres secondaires :
Le 7 février, Marianne et Dumont ou V Incendie , comédie en trois actes de Rouhier- Deschamps (1788).
• Le 1 â, le Retour d'un Croisé et les Trois jumeaux vénitiens , au bénéfice de Perroud.
et le 16 mai, la Prison militaire.
Débuts :
Le 12 février, M ,no Saint-Léon.
Les 3 et 8 mai, MM. Vigneaux et Mars.
Le 17 mai, le jeune Raymond, âgé de seize ans.
Le 13 juin, M. Lobbé ;
Les 9 et 18 juillet, M. Léon et M ,ne Danissan.
Le 16 août, M. Gharlys, venant du Théâtre-Français, dans le Déserteur.
et le 2/i septembre, M |le Cartigny, soubrette, dans les Folies amoureuses.
Firmin avait attiré l’attention de Napoléon dans les Querelles des deux frères ; un ordre de début à la Comédie-
Française, envoyé par le surintendant des* théâtres, l’arraeha aux. triomphes qu’il obtenait chaque fois qu’il paraissait sur la scène de ses premiers succès. Vivacité, sensibilité, chaleur, telles étaient dès lors les qualités dominantes de l’excellent comédien, pour lequel il semble que l’on ait inventé l’expression brûler les planches.
Firmin quitta en mai l’Odéon et débuta en juillet à la Comédie-Française.
Année [1812.
L’année théâtrale 1812 ressentit le contre-coup des événements extraordinaires qui agitaient l’Europe. Cependant le Théâtre de l’Impératrice mit au jour treize nouveautés ; il eut, de plus, l’honneur de voir son directeur, ' Alexandre Duval, admis à V Institut,
Le 11 août 1810, le Théâtre-Français avait donné avec un immense succès les Deux Gendres , comédie en cinq
actes et en vers d’Etienne. La pièce avait fait grand tapage’; l’envie accusa l’auteur, entré le 7 novembre 1811 à l’Académie française, d’avoir, dans cette comédie, copié Conaxa , œuvre inconnue d’un P. Jésuite, représentée dans une distribution de prix du collège des Jésuites
1. Lebrun-Tossa, qui avait vendu à Étienne le sujet et quelques vers des Deux gendres sans lui parler de Conaxa, fut le plus acharné contre les Deux gendres. Il ne parut pas moins de vingt-neuf brochures, plaidoyers et pamphlets, pour et contre la comédie d’Étienne, entre autres une Défense des Deux Gendres, par Hoffmann, chez Barba. Piron aussi s’était souvenu de Conaxa en écrivant ses Fils ingrats, et personne n’avait songé à lui en faire un reproche !
De mauvais plaisants dirent en parlant de la pièce : a Si on la joue, c'est qu'on na qu'ça! »