Archives nationales, O 1 1706. Dossier
3. Ce buste do Voltairo était aussi l’œuvre de Houdon ; les autres étaient ceux de :
De Belloy, par CafTieri (1771); Piron, par Caffieri (1775); Pierre Corneille, par Caflieri (1777); Molière, par Houdon (1778); Crébillon, par Huez (1778); Racine, par Simon Boizot (1779); Regnard, par Fou-
SB L’ODÊON.
dans le beau Molière assis , de Caflieri, aujourd’hui relégué dans un endroit obscur du palais Mazarin. Cette statue en marbre, de 6 pieds de proportion, avait été commandée par le roi et payée la somme de dix mille livres 1 . Le modèle en fut exposé au Salon de 1783, le marbre à celui de 1787.
17 84-17 85. — La troisième année théâtrale, célèbre dans les fastes du théâtre, commença le lundi 19 avril 178Ù. par la septième du Jaloux, un Discours de Saint- Prix, et r A veugle clairvoyant.
Des six nouveautés données dans le courant de cet exercice, la première en dale fut: la Folle journée, ou le Mariage de Figaro, comédie en cinq actes et en \ prose de Caron de Beaumarchais (27 avril 1784). Voir chapitre III, page 31.
La seconde nouveauté, retardée par le succès du célèbre pamphlet dramatique à la mode, ne passa que le , 6 novembre; c’était la Fausse coquette, jolie comédie
dans le goût de Marivaux, en trois acteseten vers, de Vigée, frère de la célèbre M m * Lebrun, jouée le 16 novembre devant le roi (Molé, Saint-Fai, Dugazon, M ,le Contât). Auparavant , le 4 octobre , un à-propos avait été donné
cou (1779); Destouches, par Berruer (1781) ; Dufresnv, par A. Pajou (1781) ; Dancourt, par Foucou (1782) et Rotrou, par Caflieri (1783).
Vinrent plus tard ceux de :
Thomas Corneillo et Lachaussée, par Cafïieri (1785) et J.-B. Rousseau, par Cafïieri (1787) (voir René Delorme, feuilleton du journal le Soir du 26 mars 1874 : Galeries et Collections).
\. Lettre de M. le comte d’Angivillior à M. Pierre, premier peintre du roi, du 13 mai 1782 ( Archives nationales, O 1 1706).