‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 202 sur 218 · Voir la Préface do Picard · texte numérisé non relu

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2. Souriguières de Saint-Marc avait composé ce chant antirévolutionnairo après le 9 Thermidor. On connaît plus que ses œuvres cette épigramme de Le Brun :

« A tes tristes écrits Tu souris, Souriguère :

Mais si tu leur souris,

On ne leur sourit guère ! »

3. 18 nivôse an IV (4 janvier 1796), arrêté du Directoire exécutif

concernant les spectacles :

« Tous les directeurs, entrepreneurs et propriétaires des spectacles

de Paris sont tenus, sous leur responsabilité individuelle, de faire

jouer, chaque jour, par leur orchestre, avant la levée de la toile, les airs

occasionna une lettre du ministre de la police, Merlin de Douai, au général en chef de l’armée de l’intérieur (6 janvier) .

Le 16, on remit les Fausses confidences pour M“ e Contât; le 21, « au profit au Trésor national », la Mort de César , le Mariage secret et le Petit Matelot.

Le 22, reprise de Minuit.

Une comédie de Dorvigny *, les Réclamations co\-

tre l’emprunt forcé , tomba quelques jours après sous les sifflets et fut la cause de troubles qui amenèrent enfin l’occasion cherchée pour la fermeture du « Théâtre de la Réaction ».

Après la première représentation de Mélinde et Ferval qui eut lieu le 20 février, un arrêté du Directoire exécutif, en date du 26, ordonna la clôture du théâtre de la rue Feydeau, en même temps que la fermeture d’un club d’anarchistes, d’une taverne, d’une maison de jeu, d’un cabaret et de l’église Saint-André.

Malgré les réclamations des intéressés et de quelques lettres publiées par les journaux, le théâtre ne rouvrit

chéris des républicains, tels que la Marseillaise , le Ça ira ! Veillons au salut de l’empire et le chant du Départ.

« Dans l’intervalle des deux pièces, on chantera toujours l’hymne des Marseillais ou quelque autre chanson patriotique.

« Il est expressément défendu de chanter, laisser ou faire chanter l’air homicide dit le Réveil du peuple. »

1. Dorvignv, né en 4743, passait pour être un des enfants naturels de Louis XV, auquel il ressemblait beaucoup; comédien chez Nicolet, en 4770, il composa nombre de pièces do théAtrc, et mourut dans la misère.

APPENDICE I

qu’au bout de plus d’un mois, le 2 avril, par Toberne et le Petit Matelot , opéras-comiques \

La comédie alterna de nouveau avec la troupe lyrique, et donna, le 30 juillet, la première représenta tion de l’Original, comédie en un acte, en vers, d'Hoffmann, avec Fleury et M ,,e Contât.

Un congé refusé à M ,le Raucourt ayant entraîné sa démission, la discorde se mit dans la société.

Les « Tragiques » passèrent, sous la direction de M ,,e Raucourt, au théâtre. de la rue deLouvois 2 .

Avant cette nouvelle scission, le théâtre Feydeau avait donné, le 22 novembre 1796, une comédie en cinq actes et en vers de Collin-IIarleville : Être et paraître, ou les Deux Voisins > qui fut retirée après la première représentation.

Nous laisserons momentanément débuter les « Tragiques » au théâtre Louvois, le 25 décembre 1796, pour suivre dans leurs travaux les artistes restés au Théâtre- Français de la rue Feydeau.

Jusqu’en septembre 1798, époque à laquelle il fut fermé, Molé, Fleury, Dazincourt, M ,,e * Lange et Contât continuent d’alterner avec la troupe d’opéra établie dans la même salle 3 .

4. 34 mars 4796. Arrêté du Directoire exécutif: Art. 3. « Le théâtre dit de la rue Feydeau pourra rouvrir son spectacle. »

2. Le théâtre Louvois, l’un des premiers nés de la liberté des théâtres, avait été ouvert le 4 6 août 1 794 . En 4 794-95, il s’appela Théâtre des amis de la Patrie. Il ressemblait plus à une caserne ou à une maison bourgeoise qu’à un théâtre.

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