Père de M me Persiani
Le 21 septembre, il Rivale di se Stesso, opéra de Weigl (M ,ne Corréa).
% Le 8 décembre, Pamela, de Generali, début de l’au-
teur à Paris (avec M me Festa et pour les débuts de Porto) .
Le 19 janvier 1811, Pirro, opera-seria, de Gamerra et Paësiello (début de Crivelli).
Le li mai, La Distruzione di Gerusalemme, de Zin-
garelli (début de Tacchinardi) .
Le 10 juin, Adolfo eChiarra, ossia / Due Prigionieri , de Puccita, où l’on remarqua surtout le joli duo : « Quel occbietto cocoletto. »
Le 19 août, Semiramide, opera-seria, en deux actes, de F. Bianchi.
Le 2 septembre, le chef-d’œuvre de la musique dramatique : Don Giovanni, opéra semi-seria, de Lorenzo Da Ponte et W. A. Mozart, représenté pour la première fois, en deux actes, au théâtre de Prague 1 , le II novembre 1787, sous le titre d7/ dissolulo punito.
Voici la distribution de 1811 * :
Don Giovanni, MM. Tacchinardi.
Leporello, Barilli.
Don Ottavio, Crivelli.
Maselto, Porto.
Il Commendatore, Angrisani.
Donna Anna, M m '* Barilli.
Zerlina, Festa.
Donna Elvira, Benelli.
4. Le théâtre allemand dePrag (Bohême), qui porte cette belle dédicace gravée sur sa façade : Patriæ et Musis, était alors dirigé par l’entrepreneur Bondi ni.
i. Nous retrouverons Don Juan ou le Festin de Pierre à TOdéon
APPENDICE II
Le 21 décembre, MEROPE,opera-seria en deux actes,
de Da Ponte et Nasolini.
Spontini avait élevé l’Opéra -Italien h un degré de splendeur et de prospérité qu’il ne connut jamais. Paër, l’auteur de Camille et de Griselda , qui lui succéda alors, ne sut pas maintenir l’œuvre de son prédécesseur.
L’année 1812 1 ne produisit que deux nouveautés :
Adelina, opera-bufla, un acte de Generali (20 juin),
et Romeo e Giuuetta, trois actes de Zingarelli , Porto-Gallo et Rossini, pour les débuts de M me Sessi (16 décembre).
Entre ces deux spectacles nouveaux, les Danseurs grotesques (famille Kobler) avaient débuté sans aucun succès (7 décembre).
Le 6 mars 1813, Assur, re d’Ormus, opéra de Da Ponte et Salieri. C’est le Tarare de Beaumarchais, traduit et arrangé.
16 juin, Gu Orazi e Curiazi, opera-seria, en trois actes, de Sografi et Cimarosa, où M ,ne Grassini débuta le 6 novembre suivant par le rôle de Camilla.
10 juillet, Ser Marc Antonio, de Pavesi , pour les
le 24 décembre 1 827, opéra-comique en quatre actes , « d’après Molière et le drame italien, paroles ajustées sur la musique de Mozart, par Castil-Blaze. »
t. En 1812, on transmet au Sénat conservateur une réclamation des artistes du Théâtre de l’Impératrice, qui demandent que la Comédie soit séparée de TOpera-Buffa.
débuts de Nicolo Bassi et de M ,ne Morandi; c’est le libretto du Don Pasquale de Donizetti (18 44).
4 septembre. Saule, fragment d’oratorio, d’Andreozzi.
Le 25 octobre, la mort de M ,ne Barilli jette le deuil dans la maison ; cette perte irréparable ne tardera pas à entraîner le transfert de l’Opera-Bufla dans un quartier plus central que celui de l’Odéon.
Le 1 er décembre, Cleopatra, de Nasolini.
L’année 1814 produisit seulement trois nouveautés :
ï Misteri Eleusini (les Mystères d'Eleusis ) , de Mayer (15 janvier).
Pimhaglione, de Cimador (28 avril).
Et il Fanatico in berlina (1* Extravagant berné), de Paësiello (22 juillet).
Le 1*6 novembre, M ,na Mainvielle-Fodor 1 , transfuge du théâtre Feydeau, débute à l’Odéon dans la Grisclda de Paër, et ranime un instant le zèle des amateurs et la curiosité publique.
Le 23 janvier 1815, l’Oro non compra amore (V Amour ne s'achète pas avec de l'or), opera-buffa del maestro Porto-Gallo(M mc Morandi; Raffanelli, Porto, etc.), fut la dernière nouveauté donnée par les Italiens à la salle du faubourg Saint-Germain.
1. Cette même année, M me Mainvielle-Fodor avait chanté, au siège de Hambourg, devant le prince d’Eckmüll.
APPENDICE 11
Après une clôture forcée de plusieurs mois, ils y rentrèrent le 2 septembre par le Nozze di Figaro ; mais l’Odéon divorça définitivement avec les chanteurs, qui firent leurs adieux au public de la rive gauche, le 30 septembre, par il Matrimonio segreto, de Cimarosa (M“* Morandi) .
M me Catalani, à la suite de dix concerts donnés avec succès, du 9 août au 21 septembre 4 81Û, à la salle Favart, en avait sollicité et obtenu le privilège 1 2 . Ce fut sous sa direction que l’Opera-Buffa revint à son ancien local, le 20 octobre 1815, sous le titre définitif de Tuéatre- Royal-Italien.
A l’Odéon, dont les Bouffes avaient soutenu la fortune, l’administration faisait bien ses affaires, grâce à la subvention annuelle qui, de 1804 à 1811, fut de 120,000 francs*. Le gouvernement fournissait gratuitement la salle, pourvue d’un riche mobilier et de toutes les décorations nécessaires 3 .
En outre, les gratifications accordées pour les repré-
1. Co fut en décembre 1814 que le rriinistre de la maison du roi accorda à M ra * Catalani un privilège pour l’Opera-Buffa « pour être transféré à la salle Favart ».
2. En 1810, la subvention fut portée do 120,000 à 216,000 francs par an dans le budget de la liste civile. Ce secours fut régulièrement payé depuis 1811 jusqu’au 1 er janvier 1815.
3. Dans ces deux seules années 1811 et 1812, l’Odéon avait dépensé pour l’acquisition d’un matériel indispensable (mobilier et décors) uno somme de 120,000 francs.
L’ODÉÜN.
sentations gratis ou par ordre s’élevaient à 38 ou £l 0,000 francs par année.
Aussi la troupe était-elle excellente; le répertoire, riche et varié; les costumes, brillants et dignes d’une première scène lyrique; les chœurs, nombreux et bien nourris; l’orchestre, en peu de temps, s’était acquis la réputation peu contestée d’être le plus parfait de l’Europe.
Par malheur, l’élément lyrique portait ombrage aux comédiens; les Italiens jouaient trois fois par semaine au lieu de deux, et privaient ainsi la comédie du lundi. Aussi, en février 18.12, les comédiens-sociétaires du Théâtre-Français de l’Impératrice chargés de l’administration; Chazel fils, Clozel et Armand, adressèrent à S. Exc. le ministre de l’intérieur une pétition tendant à ce que la comédie fût séparée de l'opéra italien.
Cette scission n’eut lieu qu’en 1815 1 ; mais deux ans plus tôt, ainsi qu’il a été déjà dit, la mort de M ,nc Barilli et les préoccupations politiques avaient porté un coup fatal à la troupe des Bouffes. Les recettes avaient diminué sensiblement et ne s’élevaient plus au niveau des dépenses.
Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître que V opera-buffa
4. Le 4 4 janvier 4815, une lettre du ministre de la maison du roi à l’intendant des Menus-Plaisirs lui mande que « Sa Majesté ordonne de faire cesser le payement de toute espèce de subvention ». Le 20 janvier, du môme au môme, le chargeant de faire à l’administration de l’Odéon l’injonction de cesser do s’intituler Théâtre-Royal.
APPENDICE II
attira pendant sept ans le public à la salle du faubourg Saint-Germain, et l’empêcha peut-être d’oublier tout à fait le chemin de l’Odéon 1 . Ce dernier, abandonné à ses propres ressources, ne put se soutenir, malgré l’habileté reconnue de Picard, et se traîna péniblement jusqu’à l’incendie de 1818 , époque à laquelle l’ordonnanpe royale
en fit véritablement le Second Théâtre-Français .
4. Pour plus de détails sur l’Opera-Buflfa, voir : Castil-Blaze, Théâtres lyriques de Paris : L’Opera-Italien de 1518 à 1856; et le Rideau levé ou petite Revue des grands Théâtres , pp. 156-218. Paris, chez Maradan et Delaunay, 4818.
INDEX ALPHABÉTIQUE
(Les titres des pièces sont en italique .)
Abdir , page 29,
About (Edmond), 237.
Accord difficile (F), 252.