On attribua d’abord cetto pièce au comte do Provence
2. « Lo vieux Brizard, dont la slature était théâtrale, la tôto majestueuse, les mains paternelles, et qui sans art faisait sortir lo pathétique de ses entrailles. » Nép. Leinercier, du Second Théâtre-Français , 18(8. p. 49.
Quand le grand Préville, après trente-trois ans de la carrière théâtrale la plus brillante 1 , parut, rémotion de tous fut au comble : « Ne partez pas! ne partez pas ! » criaiton de toutes parts. La scène de la table dans In Partie de chasse , où ces quatre acteurs aimés étaient réunis au 3 e acte, chacun dans son emploi, produisit une impression profonde; redemandés plusieurs fois après la pièce, le public leur donna des preuves non équivoques de sa reconnaissance et de ses regrets* : l’émotion alla jusqu’aux larmes.
Pour combler ses vides, et dédommager le public de ses pertes, la Comédie engagea la soubrette M llc Devienne, du Théâtre de Bruxelles (début, 7 avril), et Julie Simon- Candeille, ex-cantatrice, élève de Molé (début, 19 septembre), qui furent reçues en même temps qu’Emilie Contât, M ,l “ Vanhove*, et Laurent.
On avait remis au répertoire cinq comédies et une tragédie :
1. Agé de 65 ans, et dans toute la force de son talent, il avait dû prendre sa retraite deux ans auparavant (voir le Discours de Saint- Fai du samedi 27 mars 1784).
Un campagnard, voyant Préville dans le rôle du meunier Michaud, s’était écrié : « C’est pas un bon comédien, tous les paysans do cheux nous parlent comme lui 1 »
2. Brizard, élève do Vanloo, dovint marguillier do sa paroisse et occupa les loisirs do sa retraite à des œuvres de bienfaisance et à peindre des tableaux d'égliso.
3. Agée de 13 ans et demi, élève do son père; uses débuts dans Iphigénie, le public lui fit la gracieuseté de souligner par ses applaudissements le vers suivant :
« Quel bonheur de me voir la tille d'un tel père! »
En août 1786, elle épousa le sieur Petit, maître à danser.