CHAPITRE IV
française un nouveau personnage révolutionnaire , Ch.-Ph. Konsin, avec une tragédie en cinq actes et en vers, Louis XII, ou le Père du Peuple, qui fut impitoyablement silllée et ne put aller jusqu’au bout.
22 février. — Très-grand succès du Piïilinte de Molière, comédie en cinq actes et en vers, de Fabre
d’Eglantine, portant le sous-titre peu modeste de la Suite du Misanthrope ; Molé y joue Alceste et met le dernier sceau à sa réputation. La pièce est restée au répertoire.
Le lendemain 23, les Trois Noces , comédie en un acte et en prose, mêlée de chant, de danses et d’évolu- • tions militaires, fut très-applaudie ; c’était une pièce champêtre « avec ses agréments », terminée parle serment civique ; la musique était de Dezède.
Samedi 20 mars. — Clôture annuelle par Méropc, un Discours adroit de Dazincourt 1 et la Gageure imprévue.
Quatre comédies avaient été remises au répertoire :
Les Originaux, de Fagan (1737).
Les Fils ingrats, de Piron (1728).
L'Ambitieux et V Indiscrète, de Destouches (1737), où le public applaudit des allusions au roi et au retour do Necker, et le Dénouement imprévu, de Marivaux (i72/t).
1. Voir Éticnno et Martainville, t. 7, p. 91 à 94; et lo numéro 86 du Moniteur.
Sur toute cette époque, voir encore V Histoire du Théâtre-Français pendant la Révolution, par Charles Toubin (feuilletons du Corsaire do 4847; 29 et 30 septembre; 4", 3, 4,5,6,43,44,45,46, 48 et 49 octobre).
Deux débuts sans importance, la réception de Talma et la retraite de M Ue Laurent, complètent le bilan de cette dure et laborieuse année 1 2 . Signalons, à cette date, la fin de l’autorité absolue de messieurs les gentilshommes de la Chambre et des intendants des Menus, qui déposent leur pouvoir discrétionnaire sur la Comédie entre les mains du maire de Paris*.
Ce fut alors aussi que les affiches de spectacles portèrent pour la première fois, par ordre, les noms des acteurs et la distribution des rôles (9 décembre 1789). Mais cette nouvelle mesure ne fut régulièrement suivie qu’à dater du 22 juin 1791.