‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 54 sur 218 · Voici la lettre de démission de M u * Contât · texte numérisé non relu

Voici la lettre de démission de M u * Contât

« Messieurs et chers camarades, les motifs qui m’ont forcée de renoncer au bonheur de cousacrer mes faibles talents au public sont

nèrent coup sur coup leur démission, et, dès que les directeurs des Variétés-Am usa nies, Dorfe'uille et Gaillard, qui avaient déjà Monvel depuis un an, eurent l’idée de fonder un théâtre rival du Théâtre de la Nation, ils n’eu- . rent qu’à appeler à eux les comédiens composant la fraction dite « démocratique » , chaleureux adeptes de la Révolution.

A la clôture de 179T, Dugazon et Talma (le maître et l’élève), Grandménil, M ,n8 Vestris, sœur de Dugazon, M Uos Desgarcins et Lange, quittèrent le théâtre du faubourg Saint-Germain pour celui de la rue de Richelieu * . L’ouverture de ce nouveau spectacle se fit le 27 avril 1791* avec Henri VIII , de Chénier, qui suivait les scissionnaires dans leur nouvelle fortune.

connus et subsistent, il est des sentiments avec lesquels on ne compose pas. Les nouveaux chagrins qui vous ont été suscités par M. Talma ne peuvent me paraître un motif pour revenir sur celte résolution et pour consentir à le regarder jamais comme mon associé et mon camarade. Son existence à la Comédie-Française compromet toutes les autres; ses volontés nuisent à l’intérêt général, ses amis troublent le repos public... Ces motifs sont ceux de ma retraite. En l'imputant à M. Talma, je ne prétends pas appeler contre lui aucun ressentiment.

« Contât. » — Molé, Vanhove, M 11 ** Devienne et Joly demeurèrent neutres ou à peu près.

4. Le Théâtre de la République, ouvert au public depuis le 15 mai 1790 sous le nom do Variétés- Amusantes du Palais-Royal, avec Bordier, Volange et Beaulieu comme principaux acteurs. La salle avait été commencée en 1787, par l’architecte Louis, en vue d’en fairo l’Opéra; elle remplaça la salle en planches de bateaux où Gaillard et Dorfeuille avaient transporté, le 1 er janvier 1785, les Variétés-Amusantes de la rue de Bondi, fondées par de L’Écluse.

2. Sept ans, jour pour jour, après la grande victoire du Mariage de Beaumarchais.

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