‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 69 sur 218 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

nous le verrons plus loin ; il n’y retrouva pas son succès d’autrefois; Robespierre et Marat morts, il n’avait plus sa raison d’être : on l’accueillit froidement.

De nouveau frappé d’interdiction sous la Restauration, Laya sollicita vainement pendant cinq années l’autorisation de faire représenter sa pièce, qu’il intitulait cependant Monarchique et Nationale. En présence du refus formel des Censeurs, il la fit réimprimer avec des changements : Nomophage devint Dubrissage, et Duricrâne s’appela Laroche.

La cinquième édition, «augmentée et corrigée », parut en 1822*. Ce fut la dernière donnée par l’auteur, qui mourut neuf ans après. Elle porte pour épigraphe ces deux vers du 3 me acte :

Honneur à tous partis, respect à tous les droits !

Amour, hommage au Prince, obéissance aux Lois!

Telle fut la destinée de cette œuvre courageuse qui, si elle n’est pas restée au théâtre, a sa place marquée dans l’histoire, parce qu’elle produisit une immense sensation dans toute la France, fut un véritable événement politique, et faillit un instant sauver la tête de Louis XVI 2 .

à grand spectacle, de la citoyenne Villeneuve, l’auteur dos Crimes de la noblesse.

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