CHAPITRE X
de tant de victimes esUukffieme arrêté et conduit au collège Mazarin (5 octobre 1795); mis en liberté au bout de huit jours, il retourne encore chez Mareux, où il joue le Sourd ou V Auberge pleine , en présence des Comédiens-Français. Nous le retrouverons deux ans plus tard dans le tableau de troupe de l’Odéon où il ne fait que passer, puis il disparaît jusqu’en 1801, où son ancien chef au Comité de salut public, M. Fabien Pillet, lui accorde quelques lignes dans sa Nouvelle Lorgnette des spectacles. A la même époque, YHistoire du Théâtre - Français, d’Étienne et Martain ville 1 2 , le tire de l’oubli ; les journaux parlent de lui : les Débats , nouvellement fondés, lui consacrent un article très-élogieux*. En 1802, son portrait est exposé au Salon du Louvre, avec des vers de M. de Châtenet ù sa louange.
Le 15 décembre de la même année, on annonce une représentation à son bénéfice, due à l’initiative du reconnaissant Dazincourt. On devait donner, au théâtre Favart, soit Macbeth, soit le Comte d'Esscx, avec les Deux Pages. Retardée par plusieurs indispositions et des obstacles imprévus, cette soirée eut lieu le mardi 5 avril 1803 (15 germinal an XI) au théâtre de la Porte-Saint- Martin, dans l’ancienne salle du grand Opéra , rouverte depuis le 30 septembre 1802. Les artistes du Théâtre- Français représentèrent YHamlet de Ducis, qui n’avait pas été donné depuis dix-huit ans (Talma, Florence,