‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 106 sur 204 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

L'administration Le Clerc et G'*' reprit les représentations interrompues du Devoir et la Nature, qui fut joué dix fois.

Le même mois vit paraître une nouvelle comédie en trois actes et en prose, le Stratagème inutile, ou V Auberge supposée j, qui n'eut qu'une seule représentation (25 septembre). L'auteur était M. Gamas, intéressé dans l'entreprise; il fit encore représenter, le mois suivant, LE Mariage a la paix , comédie en un acte et en prose , qui eut deux représentations (16 novembre).

Le 4 novembre , on obtint un premier succès avec Geneviève de Bradant, tragédie en trois actes et en vers, du citoyen Cécile (Dorsan , Siffroi ; M'"'' Legrand , Geneviève), et le i8, un second avec l'Espiègle, comédie en deux actes et en prose, mêlée de vaudevilles, sorte d'opéracomique, de J. Patrat, l'acteur, qui le 28 donne sa comédie du Complot inutile.

Le ^27 décembre j, ManliusTorquatus, tragédie en cinq actes et en vers , de Christian Le Prévost d'Iray, fut la dernière nouveauté (Dugrand, Dorsay, Barbier, La Bussière, Deschamps et Vazel).

Les administrateurs avaient en vain réclamé une indemnité à raison de la privation de leur salle; les acteurs n'étaient pas payés et le public ne venait point.

La G'^ Le Clerc avait cependant déployé une grande activité; outre les sept nouveautés dont nous venons de parler, on avait remis :

Tom Jones à Londres y cinq actes (20 août) ;

Tartuffe (23) ;

Le roi Théodore à Venise^ opéra en trois actes, et les FauoD Mendiants^ comédie en deux actes (21 août) ;

Les Faux Monnayeurs , opéra en trois actes (1 '''' septembre) ;

et le Mariage de Figaro (21 octobre) ; Puis le répertoire courant ^

En moyenne, il n'y avait eu qu'un relâche par semaine; mais rOdéon ne pouvait se soutenir seul Le Clerc, pour « rendre à Melpomèneet à Thalie un sanctuaire digne d'elles, et raviver l'un des plus beaux quartiers de Paris )) , fit alors appel à la troupe tragique dirigée par M'*^ Raucourt au théâtre Louvois % qui, s'associant à la troupe comique composée principalement de Picard, Habert, Varennes, Yalville, etc., etc., M'"'^ Molé, Mo-

\ . Barbier de Séville, Crispin rival de son maître,, Crispin inédecin,Mélanide, Mérope, les Fourberies de Scapin, Eugénie, l'Épreuve, V École des pères, la Feinte par amour, Ilypermnestre, les Jeux de Vaniour et du hasara, Dupuis et Desronais, le Dissipateur, Nanine, les Vendanges de Suresnes, l'École des maris, l'Aveugle clairvoyant, la Femme jalouse, les Folies amoureuses, le Médecin ?nalgré lui, la Coquette corrigée, le drame du Déserteur, l'Esprit de contradiction, la Fausse Agnès, le Méchant, le Mariage secret. Phèdre, le Dépit amoureux, la Veuve du Malabar, le Mercure galant, l'Épreuve réciproque, l'Habitant de la Guadeloupe, l'Amant bourru, le Distrait, la Petite Ruse, Mahomet, la Gageure imprévue et le Bourru bienfaisant.

2. En pluviôse an VI (janvier 1798] un arrêté du Directoire réduit de 4,017 liv. 1 s. 2 d. à 300 francs la contribution foncière de l'Odéon « en raison des dépenses assez grandes qu'on a été obligé de faire pour les changements exécutés dans ce théâtre ».

3. Voir l'appendice n° II, sur le théâtre Louvois, qu'on appelait à cette date « un tripot royal ».

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