Journal de Paris du 24 octobre
2. Olympe de Gouges avait, avant la Révolution, présenté Ninon ET Molière, ou le Siècle des grands hommes, comédie en cinq actes et en prose à 29 personnages; c'était en 1788, et il n'y avait alors que 23 comédiens!
Chacun connaît le tableau de Monsiau, popularisé par la gravure d'Ancelin : Molière lisant son Tartuffe chez Ninon de Lenclos.
tombe à plat : c'était traiter bien sévèrement une bouffonnerie sans prétention.
Le 22 décembre, la Manie des Mariages, ou VAnti- Célibataire^ comédie en cinq actes et en vers, de J. B. Pujoulx, n'eut qu'un demi-succès et fut réduite en quatre actes à la seconde.
Le 29 décembre, nous retrouvons encore Étienne et Gaugiran-Nanteuil réunis pour donner la Petite École DES PÈRES, comédie en un acte et en prose (Picard, Barbier, M"" Delille) qui eut du succès.
Les Eaux de Spa, comédie en un acte, n'eut qu'une seule représentation.
On avait repris, dans le courant de cette année :
Le 22 février, le Père supposé, ou les Epoux dès le berceau, comédie en trois actes et en vers, de Delrieu.
Le 29 mars, Fellamar et Tom Jones,
Le 7 mai, Encore des Ménechmes , comédie en trois actes et en prose, le premier succès de Picard (1791) . et — détail curieux — imitée par Schiller, sous le titre de V Oncle pris pour son neveu.
Le 6 juin, la Dupe de soi-même % de Roger.
Le II juillet, les Bourgeoises à la mode, de Dancourt-, avec un grand succès.
•1. Représentée pour la première fois le H avril 1799.
2. Picard oITre avec Dancourt de grandes ressemblances : comme lui fils d'un homme de robe, comme lui destiné au barreau, acteur, puis auteur, il peint comme lui les ridicules et les travers du temps, et fait plutôt des petits tableaux de mœurs, de modes, d'anecdotes et d'actualités qu'il n'aborde la grande comédie. D'ailleurs, même rapidité de