CHAPITRE XVIII
M. Pelletier- Yolméranges (Dugrand), fut sifflée par la moitié du public ; la salle était pleine de francs-maçons qui applaudirent « comme des sourds », les profanes sifflèrent comme des désespérés; l'auteur fut demandé après la pièce, au milieu d'un brouhaha indescriptible.
Le 8 juin, l'Étourdie ou la Coquette sans le savoir^ comédie en trois actes et en vers de Lemaire, essai de jeune homme, « véritable habit d'Arlequin », fort bien jouée par Perroud, Firmin, Rosambeau et M"^ Delille^ fut le dernier succès de la comédie au Thêâtre-Louvois.
On annonçait, depuis longtemps sur l'autre rive la réouverture de YOdéon^ reconstruit aux frais du Sénat conservateur % et la nouvelle administration distribuait ses prospectus.
Le 12 juin, clôture à la rue de Louvois par: le Volage^ Monsieur Beaufils, et un couplet impromptu de M. A. Desprez, chanté par Glozel.
Trois jours après, le mercredi 15 juin 1808, l'Odéon est rouvert sous le titre de Théâtre de Sa Majesté l'Impératrice ET Reine, par :
Une ouverture de Ghérubini ;
Le Vieil Amateur, prologue d'ouverture en un acte