‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 192 sur 204 · mai 1804. Clôture des Italiens à la salle Favart · texte numérisé non relu

mai 1804. Clôture des Italiens à la salle Favart

3. La subvention annuelle de l'Opéra-Italien fut de 120,000 francs : tous les ans, le théâtre Louvois se trouva compris au budget des théâtres pour une somme de 10,000 francs par mois.

4. Le règlement pour les théâtres arrêté le 25 avril 1807 par le

En 1808, l'Opera-Buffa suit le Théâtre de l'Impératrice à la salle reconstruite de l'Odéon, avec Alexandre Duval et Montan-Berton^ pour directeurs; il y débute le j6 juin par le No%ze di Figaro , conduites par l'excellent chef d'orchestre Grasset, et y attire aussitôt la foule. Grâce à la voix merveilleuse de la célèbre prima-donna M™' Barilli, aux talents de MM. Garcia et Zardi, ténors, Barilli et Garmanini, basses, Lombardi, Guglielmi, du couple Bianchi, de M™" Festa, Saliucci, Sevesta, la vogue revint à l'opéra italien. Il alterne trois jours par semaine avec la comédie, les lundis, mercredis et samedis.

Le 25 juin 1808, reprise de la Cappriciosa pentita (la Capricieuse repentante) , opéra en deux actes de Fioravanti.

Le II août, LA Prova mangata, ossia // maestro di capella disperato, opéra en deux parties à un seul acteur, de Leonati.

Le 1'' septembre, la Foresta di Nicobar, operabuffa en un acte, de Trento (deux débuts) .

Le 29, il Matrimonio per raggiro {le Mariage par colère), opéra en deux actes de Gimarosa.

Le l^*" février 1809, Gosi fan tutte (Comme elles font

ministre de l'intérieur, en exécution du décret du 8 juin 1806, portait que « rOpera-Buffa doit .être considéi^e comme une annexe de l'Opéra- Comique. Il ne peut représenter que des pièces écrites en italien ».

1. François Montan-Berton, l'auteur de Montano et à' Aline ^ né à Paris le 17 septembre 1767, mort à Paris le 23 avril 1844, était le père du regretté Francis Berton et le grand-père de Pierre Berton, l'artiste aimé du public de l'Odéon.

toutes), opéra en deux actes de Mozart, écrit à Vienne en 1790.

Le 13 mars, représentation au bénéfice de don Manuel Garcia, qui chante pour la première fois son monodrame, El poeta galculista. Cet intermède espagnol , exécuté par l'auteur tout seul, obtint un succès de fanatisme. On applaudit surtout un duo pour ténor et soprano dont Garcia chantait les deux parties, et le fameux air « que soy contrabandista », qui est devenu populaire. A la cinquième représentation et au plus fort de son succès, le musicien fut obligé de renoncer à sa pièce, à cause de la fatigue du ténor ^

Le 8 avril, l'Angiolina, ossia il Matrimonio per susurra ^ de Salieri, pour les débuts de M'"^ Festa.

Le 27 mai, Un Avertimento at gelost, un acte de Pavesi, début de l'auteur à Paris.

Le l^"" juillet, la Molinara^ de Paësiello.

Le 5 août, le Nozze di Dorina, opera-bufFa de Sarti.

Le 10 septembre, Una in bene ed una in male, de Paër, sujet tiré de l'École des maris.

Le 22 novembre, I Tragi Amanti, de Gimarosa, où l'on applaudit l'admirable duo-bouffe :

Lena Car a, Lena Bella,

On remit cette année ^.

La Serva inamorata et le Due Gemelli^ de Guglielmi

i. Garcia avait débuté à l'Opera-Buffa de la rue de Louvois, le \\ février 1808, dans la Griselda de Paër.

APPENDICE If. 313

(9 septembre), et I Zingart in fiera (les Bohémiens à la foire), de Paësiello (30 décembre)-

En 1810, Spontini, l'auteur de la Vestale (1807), qui vient de recevoir le prix décennal institué par Napoléon, est installé en qualité de directeur de la musique et d'administrateur de l'Opéra- Butla, auquel enjoint rOpera-Seria % avec un traitement de 24,000 francs.

La troupe italienne continue de jouer les lundis, mercredis et samedis : elle est composée, pour l'année 1810- 1811, de :

MM. Garcia, ténor.

Crivelli, ténor.

Tacchinardi, ténor ^.

Barilli, bouffe.

Porto, 7?7'emiere basse.

Carmanini.

Fiorini.

M'»" Barilli.

Festa.

Correa.

Sessi.

Meri.

Le 21 avril, grand succès de la Vedova cappriciosa (la Veuve capricieuse) , de P. G. Guglielmi fils, pour les débuts de M'"" Correa, prima-donna séria.

Le 18 juillet, début de Fiorini, premier ténor, dans LE Finie Rivali (les Rivales par feinte), opéra de Mayer, très-bien accueilli.

1 . Quand on voulut réunir l'Opera-Seria à l'Opera-Buffa,une soumission fut faite à ce sujet, le i^^ septembre 1801, parles sieurs Gobert et Spontini, associés, et approuvée par le chef du gouvernement.

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