‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 29 sur 204 · On attribua d'abord cette pièce au comte de Provence · texte numérisé non relu

On attribua d'abord cette pièce au comte de Provence

2. « Le vieux Brizard, dont la stature était théâtrale, la tête majestueuse, les mains paternelles, et qui sans art faisait sortir le pathétique de ses entrailles. » Nép. Lemercier, du Second Théâtre-Français^ 4818, p. 49.

Quand le grand Préville, après trente-trois ans de la carrière théâtrale la plus brillante % parut, l'émotion de tous fut au comble : <( Ne partez pas ! ne partez pas ! )> criaiton de toutes parts. La scène de la table dans la Partie de chasse^ où ces quatre acteurs aimés étaient réunis au 3^ acte, chacun dans son emploi, produisit une impression profonde; redemandés plusieurs fois après la pièce, le public leur donna des preuves non équivoques de sa reconnaissance et de ses regrets^ : l'émotion alla jusqu'aux larmes.

Pour combler ses vides, et dédommager le public de ses pertes, la Comédie engagea la soubrette M"^ Devienne, du Théâtre de Bruxelles (début, 7 avril), et Julie Simon- Gandeille, ex-cantatrice, élève de Molé (début, 19 septembre) , qui furent reçues en même temps qu'Emilie (lontat, M"'' Vanhove', et Laurent.

On avait remis au répertoire cinq comédies et une tragédie :

1. Agé de 65 ans, et dans toute la force de son talent, il avait dû prendre sa retraite deux ans auparavant (voir le Discours de Saint- Fal du samedi 27 mars 1784).

Un campagnard, voyant Préville dans le rôle du meunier Michaud, s'était écrié : « C'est pas un bon comédien, tous les paysans de cheux nous parlent comme lui ! »

2. Brizard, élève de Vanloo, devint marguillier de sa paroisse et occupa les loisirs de sa retraite à des œuvres de bienfaisance et à peindre des tableaux d'église.

3. Agée de 13 ans et demi, élève de son père; à ses débuts dans Iphigénie^ le public lui fît la gracieuseté de souligner par ses applaudissements le vers suivant :

« Quel bonheur de me voir la fille d'un tel père! » En août 1786, elle épousa le sieur Petit, maître à danser.

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