CHAPITRE IV
OU le Troubadour, comédie héroïque en cinq actes et en prose, de Sedaine, tombe sous les sifflets (ïalma).
Nous arrivons ici au grand événement de l'année théâtrale, à la première représentation de Charles IX ou V École des rois ^ tragédie en cinq actes etretTTers, de Marie-Joseph Ghénier, qui eut lieu le h novembre (voir le chapitre V) , et commença la réputation de Talma.
Lei9 novembre, — La Mort de Molière, comédie en trois actes et en vers, du chevalier de Gubières-Palmezeaux, imprimée après réception en 1788, tombe à plat*.
7 décembre. — Un ancien comédien de Lyon, qui jouera plus tard un rôle si tragique pendant la Terreur, le citoyen J.-M. Gollot-d'Herbois% fait représenter sous le titre du Paysan magistrat, on II y a une bonne justice^ une imitation de l'Alcade de Zalaméa ou le Viol 'puni, drame de Galderon traduit par Linguet, qu'il avait arrangé et mis en cinq actes pour la scène française (Talma).
28 décembre, — La fameuse Olympe de Gouges entend siffler à outrance son Esclavage des Nègres, ou V Heureux Naufrage, drame sentimental en trois actes et en prose, reçu grâce à Molé et à Suard, le rédacteur du Journal de Paris,
\. Reçue à la Gomédie-F'rançaise le 31 janvier 1788, la Morl de Molière fut représentée à Valenciennes avec le plus grand succès et reparut sous le même titre, augmentée d'un quatrième acte qui est V apothéose de Molière^ au théâtre des Jeunes-Élèves, le 1 8 février 1 802.
2. Né en 1750, il faisait partie, en 1781, d'une troupe ambulante de passage à Rouen. Directeur du théâtre de Lyon en 1787, il mourut en 1796.
On inaugure l'année 1790 par un grand succès d'actualité, le Réveil d'Épiménide a Paris ou les Élrennes de la Liberté^, premier ouvrage sur la Révolution, comédie en un acte et en vers libres « avec "ses ^réments », suivie d'un vaudeville, par Carbon -Flins des Oliviers, qui eut ving-t représentations. Talma jouait le rôle d'Harcourt (i" janvier *) .
4 janvier. — Brillant succès de l'Honnête Criminel, drame en cinq actes et en vers, de Fenouil lot de Falbaire^ Cette pièce, imprimée depuis vingt-cinq ans, représentée pour la première fois par des amateurs en 1767, sur le théâtre de M'"^ de Villeroy, avait été interdite à Paris pour une cause restée inconnue, mais fut jouée longtemps en province avec succès (Molé, Talma, IVF^ Contât).
d 9 janvier. — Les Dangers de l'opinion, drame en cinq actes et en vers, de Jean-Louis Laya, fut bientôt suivi, \e ii février, du Souper Magique, ou les Deux Siècles, pièce épisodique à tiroirs, en un acte et en vers, mêlée de chant et de divertissements. Cagliostro évoquait dans cet à-propos, qui fut un insuccès, les ombres de Molière, La Fontaine, Chapelle, Ninon de Lenclos, etc.. L'auteur était André de Mur ville.
Le lendemain d2 février j, apparaît sur la scène
4. Le cadre ingénieux d'Épiménide avait déjà servi à Ph. Poisson (1735) et au président Hénault (1755). L'auteur, Carbon-Fiins, mourut commissaire-impérial près le tribunal de Vervins. Le théâtre de Monsieur donna V Épiménide fra?içais.