CHAPITRE V
à moi-même qu'ils ne voulaient céder qu'au vœu prononcé de la part du public, que j'ai dû répandre leur réponse. Le vœu a été prononcé et mal accueilli, à ce qu'on m'assure : le public a voulu être obéi, cela est assez simple la où il paie ; et je ne vois pas de quoi l'on s'est étonné ; que maintenant on cherche à vous rendre, vous ou d'autres, responsable d'un événement si naturel, c'est un petit reste de rancune enfantine auquel, à votre tour, vous auriez tort, je crois, de donner de l'importance; toujours est-il que voilà la vérité, que je signe très- volontiers, ainsi que l'assurance des sentiments avec lesquels, etc. . .
« Mirabeau l'aîné K ^
Cette correspondance, publiée, ne changea point l'opinion des comédiens , résolus à ne pas tolérer chez l'un d'eux une pareille manière d'agir; ils laissèrent désormais Talma en non -activité. Flem^Y^^ajla j^^^^^^^ son expulsion, que Dugazon seul combattit ^ '
Le 16 septembre, on donnait Spartacus avec La Bive; Taffluence était considérable ; le public demande pourquoi on, ne fait plus jouer Talma ; on lui promet réponse pour le lendemain. Le 17, Fleury s'exprime ainsi : « Messieurs , d'après votre demande , ma société me charge d'avoir l'honneur de vous informer que le sieur Talma , ayant non-seulement trahi les intérêts de sa société, mais
4. Étienne et Marlainville, 1. 1, pp. 142-143 et 143-145. Voir également pp. 145-147 deux lettres de Chénier, et 147-150 la réponse de Talma, portée en assemblée générale.