Gazette nationale (n
actrices, soupçonnés « d'entretenir des correspondances avec les émigrés », étaient arrêtés à leurs domiciles respectifs et conduits, les hommes aux Magdelonnettes, les femmes à Sainte-Pélagie.
Le même jour, 3 septembre, Barrère annonce à la Convention ^ que le Comité, « pour raviver l'esprit public )) , a fait fermer dans la nuit le Théâtre de la Nation, u qui n'était, dit-il, rien moins que National ».
L'Assemblée, présidée par Maximilien Robespierre, applaudit à cette mesure et la confirme par un décret:
« La Convention nationale
(( Approuve l'arrêté pris le 2 septembre par le Comité de salut public, et renvoie au Comité de sûreté générale pour l'examen des papiers qui seront trouvés sous les scellés. ))
L'arrestation des suspects, décrétée en principe dès le 12 août, était un fait accompli. A l'heure oii l'on devait donner la Veuve du Malabar^ suivie du Médecin malgré lui^ tragédiennes et comédiens couchaient en prison, et l'affiche portait :
Relâche jusqu à nouvel ordre!
La Comédie-Française, privée de ses principaux sujets, ou scissionnaires, ou détenus, n'existait plus au faubourg Saint-Germain.
. 1. Voir dans le Moniteur cette séance de la Convention nationale, où fut prononcée cette belle parole que nous voudrions voir inscrite au fronton de notre Odéon : « Les théâtres sont les Écoles primaires des hommes éclairés, et un supplément à l'Éducation publique. »