AFFAIRE DES CI-DEVANT COMÉDIENS-FRANÇAIS
et contenant :
1° Un rapport du conseil général de la Commune ;
1. Du 26 août 1793 au 28 juin 1794, il y eut i,74l suppliciés. Voir le Tableau des prisons elle Dictionnaire des guillotinés.
2° Un virulent réquisitoire de Ghaumette ;
3° La 7iote de Collot-d'Herbois à Fouquier-Tin ville * ;
4*" Plusieurs dénonciations de particuliers.
Le jour même, 9 messidor, La Bussière escamote ces pièces du carton et les cache dans son tirôir, d'où il les enlève dans la nuit du 9 au 10. Sur le point d'être surpris par Saint-Just, Collot-d'Herbois, Fouquier-Tinville, Robespierre et Billaud-Yarennes, il dut se cacher dans un coffre abois, au risque d'être asphyxié. D'autres aventures encore faillirent tout compromettre, mais son courage et sa présence d'esprit surmontèrent tous les obstacles ; il se rendit aux bains Vigier dans la matinée du 29 juin et y détruisit les pièces dérobées, selon sa méthode ordinaire.
Le i^" juillet était le jour fixé pour le jugement des comédiens : le 2, l'échaufaud les attendait à la place de la Révolution.
Parmi les pièces qu'intercepta La Bussière, nous citerons la curieuse lettre suivante ;
Paris, 5 thermidor an II (23 juillet 94) de la République française, une et indivisible.
liberté, égalité ou la mort!
l'accusateur public près le tribunal révolutionnaire, aux citoyens membres représentants du peuple chargés de la police générale :
(( Citoyens Représentants, « La dénonciation qui a été faite ces jours derniers h
\ . Nous en avons donné le texte plus haut, page U4.