‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 77 sur 204 · Né en 1747, mort le 7 mai · texte numérisé non relu

Né en 1747, mort le 7 mai

2. Véritable providence des artistes, La Bussière sauva Elleviou,

Dès le 13 juin, il avait détruit les dossiers de Neuville, de M"' Montansier' et de M"" Chabert, dénoncés par un acteur qui avait été attaché quinze ans à leur théâtre. Il sauva également La Rive, après avoir étourdiment commis une méprise qui pouvait être à tout jamais fatale au grand tragédien.

Par la soustraction des pièces, La Bussière avait retardé le jugement. Arriva le 9 thermidor qui délivra les prisonniers.

A cette date, La Bussière devient le secrétaire intime du représentant Legendre au Comité de sûreté générale et délivre encore quatre-vingt-quatre mille détenus des départements % dix mille religieuses et dix-huit cents prêtres réfractaires déportés.

Le 25 octobre 1796, il reparaît au théâtre Mareux dans André de r Heureux Quiproquo % devant un public composé en grande partie de ceux qu'il a sauvés ; on lui fait une ovation.

Il quitte Legendre au bout de huit mois (avril 1795). A la suite de la journée du 13 vendémiaire, le sauveur

mis à la Conciergerie pour avoir jeté dans la cheminée du foyer du théâtre Favart le farouche Mazuel, aide de camp du général Ronsin et secrétaire du club des Jacobins.

1. Ghaumette avait accusé la Montansier, la protégée de Cessé et de Richelieu, la favorite de la Reine et de la princesse de Lamballe, d'avoir bâti son théâtre de la rue de la Loi pour mettre le feu à la Bibliothèque nationale.

2. Notamment M. Dorfeuille, fondateur du théâtre de la République, et plus tard de l'Odéon, détenu à Versailles.

Page 1