CHAPITRE XI
<Je la Loi, occupé depuis sept mois par la troupe ^lonlansier-Neuville, et la translation de celle-ci à la salle du faubourg Saint-Germain * .
Les anciens pensionnaires de la Montansier firent la clôture définitive de leur spectacle le lendemain 17 avril par le Méchant (avec Molé) , et la Parfaite Egalité. Leur société fut dissoute, et ce fut avec ses débris, ayant à leur tête Molé et M^'" Devienne, que l'ex-Théàtre de la Nation frTsî réouverture deux mois plus tard (27 juin).
Voulant attacher au monument non-seulement le nom, mais encore le caractère formel de l'égalité, la municipalité donna l'ordre de construire un amphithéâtre montant de l'orchestre au plafond.
Un arrêté du Comité de salut public du 5 floréal an II (2i avril 1794) en ordonna les premiers travaux, qui devaient être terminés en quatre décades à compter du 10 floréaP.
Un nouvel arrêté du 13 floréal (2 mai) fait multiplier les issues du théâtre « destiné au peuple » et couvrir le péristyle d'un fronton pour y former un magasin \
M. de Wailly, le survivant des deux architectes du théâtre, ne satisfit pas entièrement les vues de la municipalité ; il obtint du Comité de salut public de venir au
1 . Un décret du 25 juin 1794 déclare le Théâtre-National de la rue de la Loi a propriété nationale » et l'attribue à l'Opéra, qui y débute le 7 août suivant sous le titre de Théâtre de la République et des Arts,
2. Signé : Collot-d'Herbois, Robespierre, Saint-Just, Carnot, etc.