‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 85 sur 204 · Mémoires · texte numérisé non relu

Mémoires

étroites, ce qui la fait ressembler à une vaste tente de coutil ou de siamoise ^ »

A cinq heures, on commence le prologue; de vifs applaudissements accueillent ces quatre couplets destinés à faire connaître l'esprit de la nouvelle administration et ses projets sur le choix des pièces qui seront données au Théâtre de l'Égalité :

Air : De tous les capucins du monde.

Surtout respectons la jeunesse :

Qu'en ce lieu jamais rien ne blesse Les yeux, les esprits et les cœurs :

Il faut que la scène s'épure :

Un peuple libre veut des mœurs; Les Rois dépravaient la Nature.

Mais la gaîté sied à Thalie Quand, par la décence embellie, Ses bons mots ne sont qu'amusants?

A cette école de la vie Sans crainte amenez vos enfants Sous les couleurs de la Patrie!

Ils entendront chanter la gloire Des noms vantés dans notre histoire ; Et, leurs yeux cherchant les héros, Ils verront d'une âme attendrie Et les Marats et les Rousseaux Sous les couleurs de la Patrie!

^. « La devanture des loges fut barbouillée en marbre jaunâtre. Les galeries du parquet furent supprimées, et les loges d'avant-scène masquées par deux statues qu'on ne prit pas la peine d'exécuter en relief.

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